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L’essentiel à savoir sur la monétisation des jeux vidéo

monétisation jeux video

La monétisation des jeux vidéo est un sujet dont on ne parle pas beaucoup, mais qui intéresse tout de même beaucoup de monde. Certains joueurs et développeurs se demandent souvent en effet comment rentabiliser une application ou un jeu donné. Voici justement tout ce qu’il faut savoir sur ce fameux sujet.

Bien que certains jeux vidéo ou applications soient gratuits, ils peuvent générer des revenus à leurs développeurs. Après tout, ces derniers ne vont quand même pas consacrer leur argent et leur temps à les développer sans gagner le moindre intérêt. En fait, il existe pas mal de moyens de monétiser les jeux vidéo. Ceux-ci ne cessent d’ailleurs de se diversifier au fil des années. Pour ceux qui n’ont pas la moindre idée de ces fameux moyens, cet article en parle.

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Monétisation des jeux vidéo : c’est quoi concrètement ?

La monétisation des jeux vidéo peut être définie comme une sorte de processus que tout éditeur de jeux vidéo peut utiliser pour générer des revenus à partir de ses œuvres. Les méthodes de monétisation, on en compte plusieurs, et elles peuvent varier d’un titre à l’autre.

En fait, elles varient surtout en fonction du genre de chaque jeu, mais aussi des plateformes sur lesquelles il est disponible. Malgré cela, elles ont toutes le même objectif, et c’est bien sûr de permettre aux créateurs de jeux vidéo de gagner de l’argent.

À noter que les méthodes de monétisation peuvent affecter la conception de tout titre. Dans certains cas, il se peut qu’elles conduisent, entre autres, à diverses critiques venant des joueurs.

Quels sont les différents types de monétisation ?

Il existe donc différents types de monétisation des jeux vidéo. Comme évoqué précédemment, chacun d’eux permet aux développeurs, aux auteurs et aux autres parties prenantes qui ont participé à la création d’un jeu d’arrondir leurs fins de mois. Voici alors ceux qu’il faut absolument connaître.

Jeux en Free-to-play (F2P)

Parmi les méthodes de monétisation des jeux vidéo disponibles à l’heure actuelle, il y a ainsi tout d’abord la proposition de jeux en Free-to-play aux joueurs. Comme leur nom l’indique, ces titres sont de ce fait accessibles gratuitement. En d’autres termes, leurs concepteurs ne facturent pas les utilisateurs lorsqu’ils les rejoignent.

En fait, ils comptent plutôt générer des revenus grâce aux publicités ou aux ventes dans leurs jeux. Effectivement, ils peuvent y vendre, par exemple, des objets spéciaux, des capacités spéciales, des mises à jour et bien d’autres encore.

À noter que depuis leur sortie, certains jeux en Free-to-play ont déjà généré d’importantes sommes. Pour le cas de Honor of Kings, entre autres, il a rapporté pas moins de 2,45 milliards de dollars à TiMi Studios et Tencent Games en 2020. Le célèbre jeu AR Pokémon Go, quant à lui, a généré jusqu’à 1,92 milliard de dollars la même année.

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Jeux Premium 

Proposer aux joueurs des jeux premium fait également partie des méthodes de monétisation des jeux vidéo les plus utilisées à l’heure actuelle. Il s’agit même de celle la plus traditionnelle. Ces titres sont ainsi vendus à un prix spécifique, et sont donc payants.

Ici, les développeurs gagnent entre 70-88 % des ventes, tandis que les plateformes (App Store, Steam, Play Store, etc.) prennent le reste. À noter toutefois que les jeux premium sont bien moins téléchargés que les applications en Free-to-play.

Malgré cela, les premium games sur PC ont généré plus de 6,7 milliards de dollars sur le marché mondial l’année dernière. Le titre d’Activision Call of Duty Modern Warfare à lui seul a, par exemple, rapporté pas moins de 1,91 milliard de dollars, soit environ 1,6 milliard d’euros au studio.

In-App purchases (IAP)

Les In-App purchases ou achats In-App ou encore achats intégrés consistent en l’achat d’un joueur d’un ou de plusieurs éléments d’un jeu vidéo donné avec de l’argent réel. Ces éléments peuvent donc être des accessoires pour personnaliser un personnage, une vie supplémentaire, une mise à jour, etc.

En somme, les IAP constituent de ce fait aussi une excellente méthode de monétisation des jeux vidéo. Il est à savoir que les éléments cités précédemment peuvent être proposés aux joueurs à tout moment.

D’après les statistiques, rien qu’en 2020, les joueurs de jeux de casino à eux seuls ont dépensé plus de 11,92 de dollars pour s’offrir des éléments de jeu In-App. En ce qui concerne les dépenses des joueurs mondiaux de PUBG mobile pour acheter des extras dans le jeu, elles ont récemment atteint 237,7 millions de dollars.

Downloadable content (DLC)

On entend par downloadable content ou contenu téléchargeable un contenu ou fonctionnalité supplémentaire qu’on peut acheter et télécharger dans un jeu vidéo qu’on possède déjà.

En d’autres termes, on a affaire à des modules complémentaires permettant de conférer des fonctionnalités supplémentaires au jeu. Bien entendu, ces dernières n’étaient pas incluses dans la version originale du titre. Le DLC d’un jeu peut donc généralement être téléchargé via la boutique en ligne sur laquelle on l’a acheté, comme PlayStation Store, Steam ou une autre plateforme.

Étant donné que le contenu téléchargeable constitue un moyen d’améliorer l’expérience de tout jeu vidéo, il fait toujours de nombreux adeptes. Lors d’une enquête effectuée auprès de joueurs américains en 2019, par exemple, 87 % d’entre eux ont confirmé qu’ils ont déjà acheté du DLC. Cela montre à quel point il s’agit également d’un élément indispensable pour la monétisation des jeux vidéo.

PSVR 2019

Abonnement

Opter pour un système d’abonnement constitue également une excellente idée pour monétiser des jeux vidéo. Tout comme certaines chaînes de télévision, entre autres, des développeurs proposent en effet aussi aux joueurs ce genre de système pour accéder à leurs œuvres.

En somme, pour jouer à ces dernières, les joueurs devront leur payer une certaine somme chaque mois ou chaque année. C’est, par exemple, le cas de Niantic qui propose une option abonnement mensuel sur Ingress. L’abonnement C.O.R.E. du studio est disponible au prix de 4,99 dollars par mois.

D’après les statistiques, si on prend l’exemple des abonnés PlayStation Plus, il faut savoir que leur nombre a grimpé à 47,6 millions en mars dernier. Et pourtant, on ne comptait qu’environ 8 millions d’abonnés en 2014.

Top des éditeurs de jeux vidéo en fonction de leur monétisation

Certains éditeurs ont pu générer d’importants revenus, et donc plus de chiffre d’affaires grâce aux jeux vidéo. Pour y parvenir, ils ont bien évidemment adopté les meilleures méthodes pour les monétiser. Voici justement notre sélection des meilleurs éditeurs de jeux vidéo en fonction de leur monétisation.

Activision Blizzard

Activision Blizzard passe donc en tête du classement en termes de monétisation de ses jeux vidéo. En 2020, le studio a en effet généré pas moins de 5,74 milliards de dollars de revenus grâce à du DLC, des microtransactions, des abonnements, etc.

Rien qu’au premier trimestre de cette année, il a d’ailleurs pu encaisser jusqu’à 1,6 milliard de dollars de revenus avec les mêmes méthodes de monétisation.

Ubisoft

L’éditeur de jeux français Ubisoft fait aussi partie des meilleurs studios du moment en matière de monétisation des jeux vidéo. Au cours de l’exercice 2020 – 2021, la part du back-catalogue de l’entreprise a, entre autres, représenté pas moins de 57,5 % du net booking.

Si Ubisoft présente une telle performance, c’est surtout grâce à ses séries de jeux vidéo de longue date, dont principalement Far Cry et Assassin’s Creed. Il ne faut pas non plus oublier Watch Dogs, Tom Clancy’s et Just Dance.

Far Cry

Electronic Arts (EA)

La société américaine Electronic Arts ou EA est également dans la course des meilleurs studios en termes de monétisation des jeux vidéo. Pour le quatrième trimestre de l’exercice 2021, par exemple, l’éditeur de jeux va générer plus de 1,3 milliard de dollars grâce aux téléchargements de jeux complets.

Pour monétiser ses différentes œuvres, le studio ne cesse de rechercher de nouvelles méthodes plus efficaces pour ce faire. L’année dernière, il a, entre autres, essayé un système de publicités.

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