Accueil / Produits / Casque VR / [TEST] Oculus Rift S : Le meilleur casque VR d’Oculus

[TEST] Oculus Rift S : Le meilleur casque VR d’Oculus

oculus rift s

Parallèlement à la sortie du Quest, la filiale de Facebook occupe le devant de la scène avec l’Oculus Rift S. Pas de casque autonome cette fois, l’appareil mise tout sur la performance. Le pari est-il gagnant? Nous l’avons testé pour vous.

  • Nom : Oculus Rift S
  • Marque : Oculus
  • Catégorie : Casque VR filaire
  • Résolution : 2560 x 1440 pixels
  • Dalle : LCD
  • Taux de rafraîchissement : 80 Hz
  • Oculus Rift S : 449€
  • Disponibilité : disponible le 21 mai, précommande dès le 30 avril
  • Microphone : inclus
  • Son : Fonctionne sans écouteur. Une prise jack intégrée
  • Dimensions : 275mm x 94mm x 133mm
  • Poids : 563g

Configuration minimale requise :

  • Processeur : Intel I3-6100 / AMD Ryzen 3 1200, FX 4350 ou version supérieure
  • RAM : 8 GO ou plus
  • Carte graphique : Nvidia GeForce GTX 1050-TI/ AMD Radeon RX 470 ou version supérieure
  • Sortie vidéo : DisplayPort 1.2 source, Adaptateur Mini DisplayPort  vers DisplayPort
  • Système d’exploitation : PC sous Windows 10 ou une version plus récente avec accès internet
  • Port USB : USB 3.0

Test réalisé sur Msi GE63 8RF-026XFR Raider RGB]

  • Carte graphique : Nvidia GeForce GTX 1070
  • Processeur : Intel Core I7-8750H
  • RAM : 16 Go

L’Oculus Go en début d’année, l’Oculus Quest et maintenant l’Oculus Rift S : rien ne semble pouvoir arrêter le géant américain de la VR. Cependant, la dernière mouture d’Oculus est loin de viser le même objectif que ses deux aînées. Le Rift S ambitionne de surpasser le niveau de performance de l’Oculus Rift et de se placer comme l’un des meilleurs casques du marché. Mission accomplie ?

Unboxing Oculus Rift S : sobre et efficace

Pas de surprise côté emballage pour l’Oculus Rift. Tout ou presque est d’un noir qui rend le tout très épuré. Les lumières bleues sur le casque donnent un cachet plutôt séduisant à l’ensemble. On aurait peut-être aimé une petite prise de risque de la part d’Oculus, qui se contente de reprendre quasiment le même emballage que pour l’Oculus Quest. Soit.

Une fois le carton à l’habillage brillant retiré, on accède à la boîte, qui s’ouvre par le dessus. A l’intérieur on retrouve évidemment le casque, les deux Oculus Touch ainsi qu’une petite boîte rectangulaire en carton contenant le manuel d’utilisation, l’adaptateur DisplayPort et les piles pour les manettes. Et c’est tout. Pas de capteurs comme sur l’Oculus Rift, une bien belle prouesse qui promet de faciliter l’installation et les parties. Les éléments sortent facilement et sont agréables à prendre en main.

 

 

Design et ergonomie : un quasi-sans-faute

Le casque

Oculus a mis les petits plats dans les grands pour son nouveau joujou. Tout est réussi pour marier comme il se doit le design et l’ergonomie. Déjà, on constate que les dalles intégrés sont fournies par Lenovo, comme c’est indiqué sur le côté droit du casque. On retrouve une prise jack sur le côté opposé. L’arceau en Nylon est très agréable et les fixations se règlent avec un bouton très intelligemment pensé à tourner à l’arrière du casque. En plus, le casque peut se desserrer largement, de sorte à laisser passer les crânes les plus proéminents. Au niveau du nez, la partie en Nylon permet de ne sentir ni rigidité ni frottement lors des mouvements.

Sur le dessus, la lanière en Spandex permet de fixer le tout une fois placé sur votre tête. Votre tête qui risque d’ailleurs très rapidement de sentir les 563g que pèse l’Oculus Rift S. Dommage de constater que la bête pèse donc 63g de plus que sa grande sœur l’Oculus Rift. Malgré tout, le confort qu’offre le cas reste vraiment optimal.

Un casque qui reste encore salissant

C’est plutôt sur la longueur que les petits défauts du casque apparaissent. Après une petite demi-heure à manipuler le casque, quelques que traces doigts sont visibles sur l’avant du casque. Juste en dessous, une petite partie quadrillée prend elle rapidement la poussière. Celle-ci est en plus difficile à enlever à la main ou juste en soufflant à cause du design de l’appareil. Mieux vaut s’assurer de le poser à un endroit relativement propre. Dommage qu’Oculus n’est pas conservé le design de la partie avant de l’Oculus Quest, vraiment meilleure que celle du Rift S.

Les Oculus Touch

Rien de nouveau du côté des Oculus Touch. Ils reprennent le corps de celles fournies avec l’Oculus Quest en l’alliant avec le design et l’ergonomie de celles du Rift. La technologie Oculus Insight permet aussi une précision très poussée lors des mouvements.

Référez-vous donc au test de l’Oculus Rift pour plus de détails.

Installation de l’Oculus Rift S : un jeu d’enfant

Si c’est le premier casque Oculus que vous achetez, vous devrez d’abord installer le logiciel Oculus sur votre ordinateur, qui requiert Windows 10 pour faire fonctionner le Rift S. Suivez ensuite les consignes pour vous créer un compte et paramétrer votre casque. Insérez également les piles dans les Oculus Touch dont l’ouverture du couvercle s’effectue par un simple glissement vers le bas. Le branchement du casque à votre PC s’effectue par USB 3.0 et par le port Display. Pensez à utiliser l’adaptateur fourni si vous ne possédez pas de port adapté. Sur notre PC, les deux ports étant côte à côte, nous avons été assez gênés par la proéminence des deux câbles. Il a fallu légèrement forcer pour qu’ils rentrent parfaitement dans leur port respectif.

câbles oculus rift s

Malgré ce petit souci inhérent au modèle de notre PC, l’installation est vraiment d’une facilité exemplaire. Une fois les 10 minutes de mise à jour du firmware du casque effectué (ou le triple selon votre connexion), vous pouvez enfin commencer à profiter de votre nouveau bijou par le système made in Oculus nommé : le Guardian.

Le Guardian : toujours aussi plaisant

A l’instar de ce que propose l’Oculus Quest, le Rift vous fait aussi passer par le Guardian, l’interface dédiée au paramétrage de votre zone de jeu. Un paramétrage où l’on remarque rapidement la présence un peu gênante du câble qui relie le casque au PC, une donnée à laquelle il faut se réhabituer après l’autonomie du Quest.

L’appareil à la bonne idée de vous prévenir lorsque la zone définie est idéale. C’est aussi le cas lorsque le Rift S détecte un élément susceptible de vous gêner dans l’espace créé. La configuration est toujours aussi agréable et bluffante grâce aux images en noir et blanc du monde qui vous entoure diffusées par le casque. Aucun jeu Splinter Cell n’est sorti depuis, l’effet “vision nocturne” du Guardian reste donc votre meilleur moyen de retrouver les sensations obtenues sur le jeu. Mais l’Oculus Rift S a bien plus que cela à vous offrir. Avant d’accéder au millier de jeux promis par le constructeur, vous faites un dernier détour, par la Roomscale, afin de vous familiariser avec la réalité virtuelle.

La Roomscale :

C’est un petit robot aux airs de Wall-e qui vous accueille dans la Roomscale. Pas à pas, il vous aide à vous familiariser avec chacune des touches des Oculus Touch. Toucher, attraper, lancer : l’impression de pénétrer dans un univers magique fait toujours son petit effet où l’on peut interagir, même quand ce n’est pas sa première fois (en VR).

Après le tutoriel, on arrive ensuite dans l’Oculus Home – où l’on peut revenir par une simple pression sur la touche Oculus – qui permet d’accéder au catalogue de jeux.

Oculus Rift S : jouissif malgré ses défauts

En jeu, la première chose bluffante est la qualité visuelle. La résolution est de 2560×1440, bien au-delà de celle des précédents casques Oculus. Les dalles LCD sont aussi de très bonnes qualités et aucun effet de grille n’est présent, contrairement au Rift. Parcourir les différentes expériences est un réel bonheur pour les yeux, mais un peu moins pour les oreilles, la faute à un son qui paraît un peu trop clair. Cela n’altère en rien le plaisir du jeu qui a été constant toute la durée du test. On navigue très facilement dans les menus et changer d’expérience est un jeu d’enfant grâce aux Oculus Touch qui répondent très bien. Concernant, l’écart pupillaire (aussi appelé IPD), il est impossible de le régler manuellement. Cette donnée à de quoi faire pester, toutefois, à aucun moment les personnes ayant testé le casque à la rédaction n’ont été gênés par son absence. On espère donc qu’il en sera de même pour tous les possesseurs du casque.

C’est seulement au bout de plusieurs heures de jeu que les défauts du casque – notamment son poids – font leur apparition. Le câble est un peu rigide et se révèle parfois dérangeant lors des déplacements.  Il a même tendance à torsader quand on joue, ce qui est très contraignant. Après quelques parties de Beat Saber et de SuperHot, on commence aussi à vraiment avoir chaud. Il faudra quand même atteindre les 2H de jeu consécutifs pour vraiment sentir monter la température. Mais tout de même. Coupler à la lourdeur de la bête, retirer le casque quelques minutes fait vraiment le plus grand bien.

Quant au tracking : tout s’est très bien passé lors de nos parties. Les Oculus Touch répondent très bien, même lorsqu’on les rapproche l’un de l’autre.

L’Oculus Rift S face à la concurrence

Nous avons comparé le nouveau casque Oculus aux principaux casques filaires du marché, mais aussi au Quest, étant donné ses belles performances.

Face à l’Oculus Rift

Il n’y a pas photo entre le Rift et le Rift S. Ce dernier fait tout mieux que son aîné. Cela peut paraître normal étant donné que le Rift a plus de 3 ans, mais la différence est vraiment significative quand on passe de l’un à l’autre. Que ce soit sur les menus, la qualité visuelle ou l’ergonomie, impossible pour le Rift de rivaliser. Le seul point où il se défend c’est sur son poids, inférieur à celui de l’Oculus Rift S. Mais même là, la dernière version du casque est plus agréable à porter, surtout au niveau du nez où le Rift paraît un peu rigide. Tout cela montre qu’Oculus a vraiment peaufiner son casque et que la VR a connu de réelles avancées en seulement 3 ans.

Face au HTC Vive

Même aussi longtemps après sa sortie, le HTC Vive se défend admirablement bien au niveau des performances. Sa résolution de 2160 x 1200 n’est pas bien moins inférieure à celle du Rift S et ses 2560 x 1440 pixels. Le taux de rafraîchissement du Vive est même supérieur à celui du casque d’Oculus : 90 Hz contre 80 Hz. Le contraste donne aussi l’impression d’être un peu meilleur que sur le Rift S.

Là où le bât blesse pour le HTC Vive, c’est au niveau du prix. Disponible à 800 euros au lancement, il est aujourd’hui à  600 euros sur le marché, ce qui reste très élevé. Avec ses 449 euros, le prix du Rift S est largement plus attractif pour des performances légèrement supérieures.  

Face à l’Oculus Quest

Nous avons terminé notre test en opposant le Rift S au dernier casque autonome de la marque, l’Oculus Quest. En passant de l’un à l’autre, on se rend compte que le principal défaut du Rift S est en fait de ne pas réussir à faire oublier l’absence de câble sur le Quest. On prend plus de plaisir à porter le casque autonome qui se montre plus confortable. Même s’il offre moins de détails que le Rift S, les contrastes sont meilleurs sur Oculus Quest.

Evidemment c’est au niveau du catalogue qu’il n’y a pas match. Pour le moment, Oculus a annoncé que le Quest disposera d’une cinquantaine de jeux au lancement. La filiale de Facebook indique que ses développeurs aideront les développeurs tiers à porter les jeux de l’Oculus Store sur le Quest. Comme il est difficile d’estimer à quelle vitesse cela se fera, le Rift S reste le meilleur moyen de profiter de l’entièreté du catalogue Oculus. Autre argument de poids : les jeux Steam sont compatible sur l’Oculus Rift S mais pas sur l’Oculus Quest.

Verdict : Le meilleur rapport qualité-prix du marché

Aucun casque du marché ne propose la qualité offerte par l’Oculus Rift S à un prix si abordable. N’y voyez pas de connotation péjorative, les performances du casque sont très bonnes. L’expérience de jeu est vraiment jouissive et l’installation est un modèle de simplicité. Le rendement du casque n’est simplement pas à des années-lumière de ses concurrents. Il possède aussi quelques défauts comme son poids et un son qui aurait pu mieux faire. Mais tout cela n’est rien à côté de toutes les qualités du nouveau bijou d’Oculus, qui se permet le luxe de ne pas nécessiter de capteurs. Une expérience superbe pour seulement 449€, voilà la grande réussite du Rift S.

Cependant, la question se pose pour les possesseurs de l’Oculus Rift. Les performances du Rift S ne justifient probablement pas de dépenser  à nouveau plus de 400€ pour un casque. Pour cette raison, nous mettons la note de 7 à l’Oculus Rift S si vous possédez déjà le modèle de base. Quant à ceux qui ne possèdent pas de casque VR Oculus, le Rift S représente une porte d’entrée haut de gamme vers la réalité virtuelle qui mérite la très bonne note de 8.

Points positifs

  • De très bonnes performances
  • Facile d’installation
  • Pas de capteurs
  • Le prix
  • Très confortable…

Points négatifs

  • …Malgré son poids, qui pèse sur la longueur
  • Un léger manque de contraste
  • Un son un peu trop clair
  • Casque assez salissant

Notation

Design - 7
Installation - 9
Graphismes et performance - 7.5
Jouabilité et utilisation - 8
Rapport qualité/prix - 8

7.9

Design : De très bonne qualité, sauf la partie avant du casque. Le bouton à tourner à l'arrière est une excellente idée.

Installation : Exemplaire. Tout est rapide et bien expliqué. Le paramétrage est toujours aussi plaisant que sur le Quest.

Graphismes et performance : Du très bon travail. Pas d'effet de grille et une résolution excellenteSeul le manque de contraste et le son trop clair dérange un peu. Le tracking est aussi bon que celui du Rift.

Jouabilité et utilisation : L'intégralité du catalogue Oculus est disponible. Les jeux Steam sont aussi compatible avec le casque. Et le plaisir de jeu est constant.

Rapport qualité/prix : 449 € pour une telle qualité, c'est presque du jamais vu. Oculus a réellement mis les petits plats dans les grands.

User Rating: 2.13 ( 21 votes)

1 commentaire

  1. Bonjour,

    Personnellement, j’ai vendu mon Rift après 2 ans pour passer au Rift S. Ayant lu les différents tests j’avais peur d’être un peu déçu mais je ne pensais pas l’être autant.

    Je dois avouer que la plus grande facilité d’installation, les USB, les capteurs en moins (…) ne m’intéressaient pas spécialement, mais que ce sera surement apprécié par certains.

    Et en dehors de ça, il y a une amélioration notable par rapport au Rift 1 : la légère hausse de résolution et très certainement des subpixels diminuent énormément l’effet de grille, c’est la première chose qui vous marque en l’essayant et c’est très positif … pour les 5 premières minutes.

    Mais après ça … je ne sais pas par où commencer …

    – Mon ipd est de 68.5 et si je n’ai pas l’écran serré très très près du visage, j’ai un flou très désagréable sur les cotés extérieurs de l’écran, même avec la correction logicielle de l’ipd.

    – Malgré avoir l’écran très près du visage, l’angle de vision est clairement plus faible que sur le Rift 1, et c’est vraiment un frein à l’immersion.

    – Le halo doit être très serré pour jouer debout sans que le casque bouge, et la mousse qui semblait agréable au premier abord, l’est beaucoup moins ensuite. Et l’on transpire beaucoupppp, sans qu’il soit prévu de pouvoir remplacer la mousse.

    – Le poids du casque en avant est désagréable.

    – Les Touch nouvelle génération sont clairement de moins bonne qualité que les anciens. Ils sont petits, très mal équilibrés et le clapet pour les piles s’ouvre facilement en jouant.

    – L’audio est de très mauvaise qualité (même après update).

    – Il y a de temps en temps des glitchs bizzares et désagréables, comme des pertes de connexion (testé sur 2 ordinateurs, avec différents jeux, mais même effet)

    Bref, ce n’est pas le plus mauvais des casques VR et Oculus a pour lui du contenu de qualité, mais ça donne vraiment l’impression d’un casque sous-traité chez Lenovo à la va vite et bâclé, tandis qu’Oculus avait mieux à faire avec le Quest. Le résultat est donc très décevant. Deux ans après le Rift, j’ai du mal à dire s’il s’agit d’une amélioration ou d’une régression.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *