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VR Noir : Un polar interactif en VR qui révèle une partie des productions de demain

VR Noir

VR Noir est le nom d’une production à 360° du studio australien Start VR. Il s’agit encore une fois d’un court métrage en réalité virtuelle comme il en existe des centaines aujourd’hui, mais si nous avons décidé de nous arrêter sur celui-ci, c’est pour la part d’interactivité qu’il offre ainsi que le parallèle sur la télévision qu’il convient d’évoquer.

VR Noir est un polar à l’ancienne avec son lot de mystères et son enquête sordide à résoudre, le genre de film que l’on retrouve presque tous les jours à la télévision. Le genre de film avec un budget relativement limité, avec des acteurs corrects mais sans génie, le genre de film qui se regarde aussi vite qu’il ne s’oublie. Un télé-film en sorte. Mais alors, pourquoi donc s’intéresser à VR Noir ? Car justement il nous rappelle ce qu’était la télévision à ses débuts. La forme plus que le fond.

VR Noir

On s’émerveille devant l’image en mouvement, remplie de couleurs et de sons, jusqu’à oublier la qualité du film que l’on regarde. Avec la réalité virtuelle, le même procédé s’opère, car si VR Noir propose une intrigue vue et revue, il a le mérite de le proposer au travers d’un média extrêmement jeune qui a encore cette capacité à nous éblouir par sa simple présence.

Ajoutez à cela de l’interactivité et des choix que le « spectateur/acteur » doit faire et vous obtenez un produit qui plaira forcément à son public. Le spectateur devient l’un des protagonistes de l’enquête et il se retrouve alors à devoir prendre des décisions pour faire évoluer une affaire qui perdrait tout intérêt sur son écran géant accroché au mur, simple décoration murale en 2 dimensions. C’est ce mélange d’interactivité et de média nouveau, à mi-chemin entre le jeu vidéo et le cinéma qui donne tout son sel à l’expérience.

VR Noir et l’importance de l’interactivité

« Nous cherchons à explorer comment les films et les jeux vidéo en réalité virtuelle  peuvent s’expérimenter ensemble. L’objectif de ma carrière est de trouver la convergence entre la narration, le game design et l’interactivité. » nous explique Nathan Anderson, producteur de VR Noir.

Dans cette dernière phrase, Anderson touche un point important du cinéma en réalité virtuelle de demain : l’interactivité. Jusqu’alors, seul le jeu vidéo proposait cette part d’interactivité qui rendait l’utilisateur actif, le cinéma pourrait bien être le prochain à franchir ce pas grâce à la VR. Des séries communautaires où les spectateurs sont également décisionnaires du déroulement, le genre de chose que l’on retrouve déjà en partie dans certaines œuvres expérimentales sur Internet pourraient faire leur apparition.

Maintenant reste à savoir si la VR parviendra à créer un nouveau type de consommation d’images, capable de renouveler le genre, voire de remplacer la télévision, un média qui ne peut évoluer avec les nouvelles technologies à contrario d’Internet.

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