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La réalité virtuelle au secours des malades de Parkinson

Après les paraplégiques, la réalité virtuelle continue sa bataille contre les maladies et handicaps, cette fois-ci, les maladies neurodégénératives comme Parkinson sont sur le devant de la scène.

Une collaboration entre deux universités russes basées à Tomsk, l’Université Polytechnique de Tomsk et l’Université Médicale de Sibérie, a émis l’idée que la réalité virtuelle pourrait être une solution pour diagnostiquer les maladies neurodégénératives, telles que la sclérose en plaques, Alzheimer ou encore la maladie de Parkinson.

Une technologie plus accessible

La technologie de balayage du cerveau comme l’IRM est actuellement une des solutions possibles pour confirmer le diagnostic, cependant ces équipements ne sont pas disponibles partout. Le système de réalité virtuelle est lui, bien moins cher à produire, et présente un potentiel de développement supérieur aux IRM grâce à son prix.

Le système utilisé est le Google Glass (la paire de lunettes connectée de Google), avec ce système, le patient est immergé dans un environnement virtuel et invité à effectuer diverses tâches, dont un test d’équilibre réalisé par les chercheurs. Le but de ce test est de garder l’équilibre le plus longtemps possible, tout s’adaptant aux divers changements apportés en temps réel par les chercheurs, les personnes sans maladie neurodégénérative doivent rapidement réussir. Mais si le sujet perd l’équilibre et qu’il ne parvient pas à s’adapter au test alors le sujet souffre d’un trouble neurodégénératif.

Université Tomsk-Parkinson-Réalité virtuelle
L’Université Polytechnique de Tomsk

Parkinson, Alzheimer, et après ?

Le docteur Ivan Tolmachov, professeur à l’Université Polytechnique de Tomsk au département de l’industrie et de l’électronique médicale, expliquait dans un communiqué de presse que : « Lors de l’expérience, nous avons testé comment la réalité virtuelle influençait les personnes, le test durait 10 minutes et l’expérience mélangeait des personnes en parfaite santé et des personnes que les médecins avaient déjà diagnostiqué  porteuses d’une maladie neurodégénérative. Actuellement, nous ne pouvons établir de diagnostic quant à la présence de la maladie ou non, mais grâce au système, nous pouvons dire que l’état d’un patient diffère d’une personne en bonne santé. »

Avant d’ajouter : « Nous avons également découvert que les personnes réagissent différemment à un environnement virtuel suivant leur maladie. Par exemple, les gens avec la maladie de Parkinson montrent des tremblements de main »

Le docteur Tolmachov et son équipe prédisent que l’étude complète durera encore un an et leurs prévisions sont qu’à l’avenir, le système de réalité virtuelle sera aussi bien employé pour les diagnostics de la maladie que pour la réhabilitation des patients. Les applications médicales utilisant la réalité virtuelle sont donc de plus en plus nombreuses et perfectionnées montrant l’avenir prometteur de ces systèmes dans le cadre médical.

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