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Partez sur la Lune grâce à Andy et l’Oculus Rift !

Une équipe de l’université Carnegie-Mellon, située à Pittsburgh aux Etats-Unis, a développé un module lunaire révolutionnaire. Dénommé Andy, il pourra être piloté à distance grâce à l’Oculus Rift !

Cette chance n’était réservée autre fois qu’aux spationautes de la NASA, ce n’est désormais plus le cas. Des chercheurs de l’université américaine de Carnegie-Mellon ont trouvé le moyen de rendre ce rêve réalité avec un nouveau modèle de robot lunaire. Dénommé Andy, ce rover a la particularité de pouvoir être contrôlé à distance (entendez depuis la Terre) via un casque de réalité virtuelle, en l’occurrence l’Oculus Rift.

Grâce à ses multiples caméras embarquées, l’appareil reproduit en temps réel et en 3D la surface de l’astre lunaire. Pour déplacer le regard rien de plus simple, Andy suit le mouvement de la tête du porteur du casque et aligne ses caméras en conséquence.  L’utilisateur peut alors librement explorer la Lune en vue subjective, comme s’il y était (le risque de mourir asphyxier en moins).

L’espace, l’ultime frontière…

Les scientifiques en charge du projet se sont associés avec Astrobotic, une spin-off de l’université, pour assurer l’envoi dans l’espace du robot. Selon leur planning, Andy devrait embarquer d’ici fin 2015 début 2016 dans une fusée Falcon 9, propriété de Space X, une société privée fondée par le milliardaire Elon Musk (les voitures électriques Tesla). En outre, un ancien astronaute des missions Appolo 9, Rusty Scheweickart, soutient et travaille sur ce projet en tant que consultant.

Les étudiants à l’origine du développement d’Andy ont un autre objectif en vue : remporter le Google Lunar Prize ! Ce concours, organisé par le géant du web, récompense les équipes qui parviendront à envoyer un robot sur la Lune. A la clé, une dotation de plus de 30 millions dollars. Une somme qui faciliterait grandement la bon déroulement du voyage d’Andy. Malheureusement, les critères de Google ne s’arrêtent pas là. Le robot en plus de se poser sur le satellite, devra se déplacer sur une distance d’au moins 500 mètres, et transmettre des images en qualité HD de son périple. Pour l’heure 18 équipes sont entrées dans la course à la Lune.

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Source : fastcompany.com

Un défi technique et technologique

Comme vous vous en doutez, ce projet est loin d’être évident à concrétiser. Dans un souci de confidentialité, les développeurs d’Andy n’ont pas dévoilé en détails le fonctionnement de leur bébé. Néanmoins, les chercheurs de Carnegie-Mellon ont fait part de plusieurs difficultés, notamment avec l’Oculus Rift.

En effet, l’API (Application programming interface) du casque de réalité virtuelle était incapable de recevoir 2 flux de vidéo temps réel en simultanée. La grande distance qui sépare la Lune de notre planète reste aussi une question épineuse, en effet quid de la latence qui résultera inexorablement entre l’utilisateur du casque et le robot ?

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Source : BBC.com

Un cadeau pour l’humanité

Une innovation que les chercheurs de Carnegie-Mellon comptent bien faire partager au plus grand nombre, à commencer par les écoles. L’idée serait de fournir un Oculus Rift à chaque établissement scolaire. Un projet de site Web est également en discussion pour permettre aux possesseurs du casque de se connecter à Andy.

A terme et si le premier voyage se passe bien, des centaines d’autres robots pourraient être envoyés sur l’astre lunaire pour ainsi offrir un accès quasi instantané à toutes les personnes curieuses de visiter la dame blanche. Daniel Shaffrir, ingénieur et membre du projet, est persuadé du formidable potentiel d’Andy.  » Avec un casque Oculus dans chaque classe, les enfants pourraient découvrir ce que seulement 12 êtres humains à ce jour ont pu expérimenter « .

Source Une : Taringa.net

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