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Neo – Test à Laval Virtual

Laval virtual light and shadow

Les Français de Light and Shadow étaient présents au Laval Virtual jeudi 9 avril 2015, pour exposer leur casque de réalité virtuelle sans fil prénommé Neo. Qu’est-ce différencie ce casque à 5000 euros du reste de la concurrence ? Réponse avec l’un des responsables du projet, avec qui nous avons pu essayer le casque.

Un casque par des pros pour des pros

Vous trouviez que les casques de réalité virtuelle étaient trop chers ? Alors voici Neo, le casque de réalité virtuelle sans fil de l’agence de réalité virtuelle française Light And Shadows. Vendu 5000 euros, le Neo n’est clairement pas pour le joueur moyen… mais pour les industriels. Sa principale particularité est qu’il est sans fil. Pas besoin de le brancher à votre ordinateur ou autre boitier via une multitude de câbles HDMI : le porteur du casque peut se déplacer librement avec. Le casque est équipé de diodes de géolocalisation qui peuvent suivre les mouvements de la tête de l’utilisateur. Au niveau de l’écran, le Neo utilise celui d’un smartphone, le Galaxy Note 4 de Samsung, d’une qualité très honorable. « L’avantage, c’est que si un smartphone avec un meilleur écran sort, on peut le changer. » nous explique t-on. D’une certaine façon, le Neo fonctionne comme un cardboard de luxe.

Ce qui lui permet d’être sans fil, c’est l’utilisation de la technologie WiFi du téléphone pour pouvoir « streamer » la position du porteur de casque vers un ordinateur qui sert de serveur et transcrit le tout dans l’environnement de réalité virtuelle, et envoie cette scène sur l’écran du téléphone.

Malheureusement, WiFi oblige, on se retrouve avec une latence bien présente et même assez désagréable, même si à la décharge de Light And Shadow, nous étions dans le sous-sol d’un salon bourré d’objets électroniques et reliés à un réseau bien saturé. Pour ceux ne souhaitant pas sacrifier la fluidité au sans-fil, le casque bénéficie d’une prise usb pour brancher le casque à un ordinateur. Le casque bénéficie aussi d’un FOV à 135 degrés, avec un réglage dioptrique pour s’adapter aux différences de vue (le casque ne permettant pas le port de lunettes).

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Le test a été fait dans l’habitacle virtuel d’une voiture. Si notre position était fixée sur le siège du conducteur, nous étions libres de bouger la tête absolument partout, donc de nous pencher pour regarder le tableau de bord, la poignée de la portière de droite ou même derrière le volant.

La démo a été faite spécialement pour le Laval Virtual : « Le problème, c’est que ce qu’on va développer pour un client, on n’aura pas le droit de le montrer. Quand on travaillait chez PSA, les modèles qu’on manipulait étaient dans la rue 4 ans plus tard. »

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Au passage, le casque, malgré ses 800 grammes, n’est absolument pas lourd à porter, son poids étant bien réparti sur toute la tête.

Aperçu avant impression

Mais pour 5000 euros, est-ce que le Neo se vend bien ? Oui, très bien même, selon le responsable « Nous en avons vendu un certain nombre, dont 14 à Airbus. Et les ventes augmenteront fatalement au fur et à mesure de la banalisation des casques de réalité virtuelle. Il faut aussi prendre en compte les besoins des clients. Dans le cadre de la démo de l’intérieur de la voiture par exemple. On ne va pas être dans l’univers d’un jeu où quelqu’un bouge la tête rapidement, ce qu’on va vouloir, c’est évaluer des positions.
Par exemple, la personne va faire une tâche, assez complexe sur un appareil ou un véhicule en projet, ce qu’il veut voir, c’est si un objet de l’environnement va le gêner. Est-ce qu’il pourra effectuer sa tâche… s’il y a des difficultés, la réalité virtuelle permettra de le détecter et il sera possible de modifier l’environnement de travail. »
Il rajoute « Ce que le client veut, c’est concevoir un produit et pouvoir le tester directement, détecter ses problèmes, et le modifier avant qu’il ne soit trop tard et que des centaines aient déjà été commandés. »

En clair, de la simulation de haut niveau, dont on peut parfaitement imaginer les applications, aussi dans bien le domaine médical, que de l’industrie ou chez l’armée. Découvrir les défauts d’un produit le plus tôt possible, c’est du temps et beaucoup d’argent gagné. On regretta quand même l’autonomie de seulement 3 heures du Neo bien qu’il soit vendu avec 1 batterie supplémentaire (nécessitant 5 heures de recharge !).

Originellement rédigé par François Tassain

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