La start-up de défense Anduril et l’entreprise Meta ont développé un nouvel équipement. Et celui-ci est destiné aux militaires américains. Cet appareil baptisé EagleEye utilise la réalité mixte et l’intelligence artificielle. Il a pour rôle d’optimiser la sécurité des troupes sur le terrain.
Les conflits modernes demandent une gestion de l’information de plus en plus rapide et précise. Pour répondre à ce défi, l’industrie technologique collabore étroitement avec les institutions militaires. Le système EagleEye est un fruit de ce travail commun. Cet appareil se présente sous une forme compacte et s’adapte aux besoins changeants des utilisateurs. Il regroupe plusieurs fonctions dans un seul appareil, et simplifie les tâches des soldats pendant les missions complexes. Voyons de plus près ce que fait réellement cet outil.
Qui se cache derrière la fabrication de ce nouveau casque ?
La jeune entreprise Anduril s’est associée à la société Meta pour concevoir ce produit. Il faut savoir que le fondateur d’Anduril possède une solide expérience dans le domaine de la réalité virtuelle. Il est également le créateur des premiers casques Oculus avant leur rachat par le groupe Facebook. Cet entrepreneur a ensuite quitté l’entreprise à la suite de controverses politiques sur internet.
Aujourd’hui, son entreprise collabore de nouveau avec le géant des réseaux sociaux dirigé par Mark Zuckerberg. Ce dernier s’est récemment rapproché de l’administration américaine après la réélection de Donald Trump. Meta a alors modifié certaines de ses politiques internes.
D’autres partenaires industriels de renom participent activement à cette grande aventure technique. Par exemple, la célèbre marque Oakley intervient pour la création des structures optiques extérieures. La firme Qualcomm fournit les puces électroniques indispensables pour faire tourner les programmes informatiques. Enfin, la société Gentex Corporation apporte son expertise pour la fabrication des éléments protecteurs. Les technologies issues des jeux vidéo servent ainsi de base pour des applications de sécurité.
Comment cet appareil permet-il de voir à travers les obstacles ?
L’EagleEye peut modifier la perception visuelle de l’utilisateur. En fait, les informations utiles s’affichent devant les yeux du militaire, et cela, en temps réel. Ces données numériques se superposent au monde réel. Le champ de vision offert est particulièrement large pour l’utilisateur de l’appareil. Il couvre en effet une zone de plus de 200 degrés en largeur. La couverture visuelle verticale atteint quant à elle plus de 100 degrés au total.
L’appareil intègre également une fonction de rétroviseur numérique, offrant la possibilité de contrôler ce qui se passe derrière soi sans aucun mouvement de tête. Des capteurs spécifiques sont placés sur les côtés et à l’arrière de la structure. Ils préviennent le combattant en cas de danger immédiat ou de menace dissimulée.
Ce dispositif est également équipé de capteurs très performants qui permettent de voir dans l’obscurité et de détecter les sources de chaleur. Les utilisateurs peuvent localiser précisément les membres de leur équipe dans n’importe quel espace. Ils peuvent également repérer la position exacte des opposants durant une phase de combat. Le système fonctionne de manière optimale même dans des zones avec un fort relief. Cela évite l’utilisation d’outils anciens qui étaient souvent lourds pour les troupes en mouvement.
Comment l’intelligence artificielle centralise-t-elle les données de combat ?

L’ensemble du système fonctionne grâce à un logiciel central développé et produit par Anduril. Ce programme informatique utilise l’intelligence artificielle pour traiter une quantité massive de données numériques. Il récolte les informations provenant des capteurs individuels, des drones et des véhicules terrestres.
L’application fusionne ces différents éléments pour créer une carte en trois dimensions précise. Les militaires peuvent utiliser cet outil de haute résolution pour préparer leurs missions tactiques. Ils planifient leurs déplacements à l’avance pour réduire les risques de mauvaise surprise.
Une fois sur le terrain, le flux vidéo se met à jour de façon instantanée. La carte virtuelle s’adapte immédiatement aux changements réels constatés par les capteurs connectés. Le système devient un assistant virtuel pour l’ensemble du groupe de combat. Les soldats reçoivent leurs ordres de mission et leurs briefings sur leur écran. Le porteur peut envoyer des instructions à des robots ou guider des drones de reconnaissance. Pour cela, il lui suffit d’utiliser de simples commandes vocales ou des mouvements visuels.
Comment cet équipement protège-t-il et améliore-t-il l’ouïe des militaires ?
Au-delà de la vue, le Meta EagleEye a d’autres capacités sensorielles essentielles durant les opérations réelles. La partie audio offre une double fonction de protection et de communication pour le soldat. Elle atténue le bruit des explosions pour préserver la santé auditive des troupes. En même temps, elle amplifie les sons importants provenant de l’environnement proche du militaire. Lorsque le système audio n’est pas actif, des rabats physiques s’ouvrent de manière automatique. Cela permet au militaire d’écouter les bruits de son entourage de façon naturelle.

Des capteurs acoustiques spécifiques analysent les bruits ambiants pour déterminer l’origine d’un coup de feu. Cette information de direction s’affiche sur la visière pour guider le porteur. L’équipement suit également les ondes radio invisibles émises sur le champ de bataille. Par une méthode de calcul géographique, il localise l’emplacement des émetteurs de l’adversaire.
Les capteurs repèrent aussi les faisceaux lasers utilisés pour le ciblage par les troupes ennemies. Enfin, le dispositif complet peut se connecter à l’arme individuelle du soldat. Cette liaison permet d’accroître la précision lors des combats.
Comment cet équipement résout-il les problèmes de poids des anciens matériels ?
Par le passé, les accessoires de vision et de communication posaient de lourds problèmes de confort. Ils surchargeaient les soldats et réduisaient leur efficacité globale lors des déplacements rapides. C’était notamment le cas des anciennes lunettes de vision nocturne volumineuses et lourdes.
Les créateurs de ce nouveau produit ont cherché à résoudre ce problème de poids. L’appareil propose une structure modulaire qui s’ajuste selon les besoins de chaque mission. Il peut s’utiliser sous la forme de lunettes très légères pour les patrouilles simples.
Pour les situations nécessitant plus de sécurité, il s’intègre dans un casque tactique complet. Les verres de l’équipement sont facilement interchangeables en fonction de la luminosité extérieure ambiante. Il existe des verres transparents pour le jour et des verres opaques pour la nuit. Une option propose même une coque de protection balistique qui recouvre totalement le visage. Dans cette configuration fermée, toutes les informations tactiques s’affichent sur un écran interne dédié. Ce système préserve le soldat contre les éclats tout en maintenant un affichage complet des données.
Quels sont les objectifs et le calendrier de déploiement de ce projet ?

La start-up Anduril n’en est pas à son premier essai avec le gouvernement américain. Elle fabrique déjà des systèmes de surveillance pour les frontières et des drones de combat. Elle a repris la direction d’un important programme militaire de réalité mixte. Cela fait suite à l’arrêt d’un produit concurrent fabriqué par l’entreprise Microsoft fin 2024. Ce programme de l’armée américaine vise à équiper les troupes au sol avec des technologies immersives. Le logiciel de gestion de ce programme utilise déjà la plateforme informatique créée par Anduril.
Pour Meta, cette collaboration représente une évolution financière et stratégique majeure pour sa division virtuelle. L’entreprise a déjà ouvert ses modèles d’intelligence artificielle au secteur de la défense. Cependant, c’est la première fois qu’elle fournit des composants matériels pour équiper l’armée.
Ce rapprochement correspond également à une nouvelle dynamique commerciale sur le marché américain des technologies. Actuellement, des essais concrets sont menés sur le terrain avec l’armée de terre des États-Unis. L’objectif final des concepteurs est de lancer une fabrication en série à partir de l’année 2027.
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