Casques VR ratés : top des pires échecs de la réalité virtuelle

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Les casques VR offrent aujourd’hui une expérience fantastique, captivante, et saisissante de réalisme. Toutefois, avant d’atteindre un tel niveau de raffinement, il aura fallu passer par de nombreux échecs. Découvrez le top des casques VR les plus ratés.

Beaucoup de gens l’ignorent, mais les casques de réalité virtuelle ne datent pas d’hier. Popularisée par l’Oculus Rift, le HTC Vive et le PSVR lancés en 2016, la VR a vu le jour il y a plus d’un demi-siècle. Tout du moins, sur le papier…

Car malheureusement, il y a encore quelques années, la technologie n’était pas assez avancée pour permettre aux entreprises de réaliser leurs ambitions comme elles le souhaitaient. Ainsi, les différentes tentatives de création de casques VR au fil des années se sont soldées par un échec cuisant. Retour dans le passé pour découvrir ce qui se fait de pire avant l’arrivée du Rift…

Virtuality : l’ancêtre un peu trop précoce des bornes d’arcade VR

virtuality borne d'arcade

Au début des années 1990, des films américains comme The Lawnmower Man (Le Cobaye) ou Disclosure (Harcèlement) créent le buzz autour de la réalité virtuelle. Rapidement, les fans de jeux vidéo se mettent à rêver de pouvoir à leur tour plonger dans la VR.

L’entreprise britannique perçoit une opportunité, et créer la borne d’arcade Virtuality. Bien vite, le dispositif futuriste envahit les centres de divertissement et attire de nombreux joueurs. Cependant, en plus d’un prix exorbitant, les expériences proposées par cette machine se révèlent très décevantes. Après avoir noué des partenariats de prestige avec Sega, Atari ou même Ford, l’entreprise fait faillite en 1997.

Il aura fallu attendre 20 ans pour voir la réalité virtuelle revenir dans les salles d’arcade. Au Japon, tout particulièrement, ces installations connaissent un succès fou avec par exemple la VR Zone Shinjuku, à Tokyo, où l’on peut s’adonner à des expériences tirées de franchises cultes comme Mario Kart, Dragon Ball, l’Attaque des Titans ou Dragon Quest. De même, Tecmo a créé une machine VR Sense permettant de stimuler les cinq sens… autant dire que les bornes d’arcade VR ont atteint un tout autre niveau de sophistication.

Sega VR : le casque VR abandonné au dernier moment

sega vr

Comme beaucoup d’entreprises dans les 90’s, Sega s’est lancée tête baissée dans la réalité virtuelle. La firme a d’ailleurs créé une expérience VR avec Virtuality pour ses centres Joypolis au Japon. En toute logique, elle a ensuite voulu créer un casque Sega VR compatible avec sa fameuse console Genesis. L’objectif était de permettre aux joueurs de s’immerger dans la VR à domicile.

L’appareil était si avancé, qu’il était déjà présenté sur les différents salons spécialisés et dans les magazines de l’époque. Hélas ! Sega a finalement abandonné le projet juste avant de lancer sa production. L’entreprise a préféré éviter l’humiliation, car la Genesis était tout bonnement incapable de produire des graphismes 3D suffisamment convaincants.

Jaguar VR : le casque qui a failli changer toute l’histoire

jaguar vr

Si le Jaguar VR avait vu le jour, peut-être que la réalité virtuelle se serait démocratisée dès les années 90. Ce casque VR est le fruit d’un partenariat entre Virtuality et Atari. Il était destiné à la console Atari Jaguar. Grâce à un système de head-tracking, l’appareil proposait une immersion très convaincante pour l’époque. De plus, la firme prévoyait d’adapter en VR plusieurs de ses grands classiques comme Missile Command.

Malheureusement, une fois de plus, le destin en a décidé autrement. Les mauvaises ventes de la Jaguar et les résultats financiers inquiétants d’Atari ont mené à l’annulation du partenariat. Le projet Jaguar VR a donc été abandonné, et les unités déjà produites ont été détruites. Certaines ont tout de même été épargnées, et vendues sur eBay quelques années plus tard pour des sommes astronomiques.

CyberMaxx and VFX-1 : les premiers casques VR pour PC

vfx 1

Toujours aux début des années 1990, plusieurs casques VR pour PC ont été commercialisés. Parmi les plus connus, on compte le CyberMaxx et le VFX-1. Ces appareils étaient tarifés entre 200 et 300 dollars.

Toutefois, l’expérience proposée était très loin de ce qu’offrent aujourd’hui le Rift ou le Vive. Les écrans LCD étaient flous, le head-tracking à la ramasse, et les casques en eux-mêmes très lourd et inconfortables. Inutile de dire que le succès commercial n’a pas été au rendez-vous.

Tiger R-Zone : le casque VR en mode système D

tiger r zone

Avant l’arrivée du Game Boy, Tiger Electronics était connu pour ses consoles portables LCD proposant des jeux tirés de films cultes. Dans les années 90, la firme a tenté de sauter dans le wagon de la VR avec son R-Zone. Toutefois, il ne s’agissait pas vraiment d’un casque de réalité virtuelle

Ici, les images des jeux portables de Tiger étaient projetées sur un écran en plastique transparent situé devant l’oeil droit de l’utilisateur. En somme, le système était donc davantage comparable à un Google Glass qu’à un casque VR. Le R-Zone a rapidement disparu de la circulation.

Virtual Boy : le pire échec de l’histoire de Nintendo

virtual boy

Même les plus grands génies peuvent commettre des erreurs. Le Virtual Boy est l’invention de Gunpei Yokoi, l’un des pionniers de Nintendo à qui l’on doit notamment le Game & Watch, le Game Boy ou encore le Game Boy Pocket. Malheureusement, son casque VR n’a clairement pas connu le même succès commercial. A vrai dire, il s’agit même du pire échec de toute l’histoire de Nintendo.

Et pour cause : le Virtual Boy cumulait les compromis. Tout d’abord, ses graphismes étaient rouges, car les LED rouges étaient faciles à fabriquer et consommaient moins d’énergie. De plus, pour l’utiliser, le joueur devait obligatoirement se pencher sur une table parce que la console ne pouvait fonctionner que sur une surface plane. Autant dire que l’expérience n’était pas très agréable…

Moins d’un an après son lancement, le Virtual Boy fut retiré du catalogue de Nintendo et Gunpei Yokoi fut remercié après 31 ans de bons et loyaux services. Cependant, d’après l’ouvrage Game Over de David Sheff, l’appareil fut en réalité commercialisé de façon précoce contre la volonté de son créateur pour laisser les employés de l’entreprise se concentrer sur la Nintendo 64. Quoi qu’il en soit, l’échec désastreux du Virtual Boy continue à hanter Nintendo qui refuse encore aujourd’hui de créer un casque de réalité virtuelle.

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