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Un QG d’INTERPOL dans le metaverse!

Interpol metaverse

L’Organisation internationale de police criminelle (INTERPOL) installe son QG dans son propre metaverse. Ce dernier est opérationnel. Et il aura pour objectif de rationaliser la communication entre les différentes unités. Ce monde virtuel permettra de proposer des formations immersives aux forces de l’ordre du monde entier.

Lors d’une session de la 90e Assemblée générale d’INTERPOL à New Delhi, l’organisation policière mondiale a dévoilé son tout premier metaverse. Ce monde est spécialement conçu pour les forces de l’ordre du monde entier.

Selon INTERPOL, de mauvais acteurs utilisent déjà le metaverse pour commettre des crimes. Et cela constituera un gros problème au fur et à mesure que son taux d’adoption publique augmente.  En effet, d’ici 2026, une personne sur quatre passera au moins une heure par jour dans le metaverse, selon le cabinet de recherche technologique Gartner.

« Le Forum économique mondial […] a averti que les escroqueries d’ingénierie sociale, l’extrémisme violent et la désinformation pourraient constituer des défis particuliers », indique INTERPOL dans une annonce.

Selon elle, la liste des crimes possibles s’étendra de jour en jour. Le vol des données, les harcèlements sexuels, le vol des données, les crimes contre les enfants et le phishing sont notamment à craindre. Grâce aux actions d’INTERPOL, des criminels ont déjà été arrêtés pour des crimes dans le metaverse. Récemment, un coréen a été condamné à une peine de 4 ans de prison pour une affaire de harcèlement sexuel sur des mineurs.

Visiter le nouveau metaverse d’INTERPOL

Le metaverse d’INTERPOL est entièrement opérationnel. Il permet aux utilisateurs enregistrés de visiter « un fac-similé virtuel » du siège du Secrétariat général d’INTERPOL à Lyon, en France. Grâce à cette technologie, ils peuvent interagir avec d’autres agents via leurs avatars. Ils sont même en mesure de suivre des formations immersives en investigation médico-légale. Il n’y a pas de frontières géographiques ou physiques.

INTERPOL ambitionne également de lancer une division dédiée à la répression de la criminalité cryptographique. Cela inclut une unité spécifique avec les équipements adéquats pour faire face aux complexités du secteur.

« Pour beaucoup, le metaverse semble annoncer un avenir abstrait. Mais les questions qu’il soulève sont celles qui ont toujours motivé INTERPOL. Soutenir nos pays membres dans la lutte contre la criminalité et rendre le monde, virtuel ou non, plus sûr pour ceux qui l’habitent », a déclaré le Secrétaire général d’INTERPOL, Jürgen Stock.

« Nous entrons peut-être dans un nouveau monde. Mais notre engagement reste le même », a-t-il ajouté.

 

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