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[Test] Hyper Dash : le nouveau hit eSport VR enfin sur Oculus Quest, après un an d’alpha sur SideQuest

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Hyper Dash est un nouveau jeu de tir FPS multijoueur compétitif sur Oculus Quest. Le titre propose à deux équipes de cinq joueurs de s’affronter à travers un gameplay frénétique. Découvrez notre test de la nouvelle référence eSport VR.

Disponible en version Alpha depuis avril 2020 sur la plateforme non-officielle SideQuest, Hyper Dash est enfin disponible sur l’Oculus Store officiel. Développé par le studio belge Triangle Factory, ce FPS en réalité virtuelle est compatible Quest et Rift, et est également disponible sur Steam pour les casques VR pour PC.

Sur un marché du VR gaming déjà saturé de jeux de tir, Hyper Dash peut-il réussir à tirer son épingle du jeu ? Réponse positive, à travers notre test complet…

Présentation générale de Hyper Dash

Modes de jeu : multijoueur
Disponibilité : 25 février 2021
Prix : 19,99€
Développeur : Triangle Factory
Genre du jeu : FPS eSport
Compatibilité : Oculus, Steam
Testé sur :  Oculus Quest

Un gameplay compétitif, frénétique et intense

Le jeu Hyper Dash est un FPS exclusivement multijoueur et compétitif. A travers différents modes de jeu, les joueurs s’affrontent en chacun pour soi ou par équipes de cinq.

Comme dans n’importe quel jeu de tir, le concept de base consiste à tirer sur les autres joueurs en utilisant différentes armes. Toutefois, le mouvement occupe une place cruciale dans le gameplay de ce jeu.

Le dash au coeur du gameplay

Il est possible de se déplacer avec le joystick du contrôleur, comme dans un jeu vidéo classique. Toutefois, le jeu combine les différentes méthodes de locomotion dans la réalité virtuelle pour proposer un gameplay complet.

Comme son nom l’indique, Hyper Dash est centré sur le  » dash  » c’est-à-dire la charge. Le joueur peut foncer vers l’avant, ou même vers le haut ou le bas, afin de se propulser rapidement pour se déplacer de manière tactique et éviter les tirs ennemis.

Il est aussi possible de se laisser glisser sur des rampes, pour traverser rapidement la carte et se déplacer tout en se concentrant sur ses tirs. Le rythme est donc particulièrement nerveux, d’autant que rester immobile vous expose à une mort certaine.

hyper dash graphismes

Sept armes aux mécanismes différents

Les armes apparaissent à des emplacements fixes sur la carte, et le joueur doit les ramasser pour s’en équiper. On dénombre sept armes différentes, et chacune propose un gameplay différent. Certains préféreront la mitraillette pour sa cadence rapide, d’autres opteront pour le fusil à pompe ravageur à courte portée.

Il est aussi possible de choisir des armes de précision à longue distance ou même un pistolet lance roquette capable de faire valdinguer l’ennemi à l’autre bout du décor. Un bouclier permet aussi de se protéger des tirs adverses.

Il est possible d’équiper une arme dans chaque main, et donc de combiner deux types de projectiles en fonction de ses préférences. On pourra par exemple s’armer d’un fusil à pompe et d’un bouclier, afin de s’approcher d’une cible avant de lui asséner un tir destructeur.

De nombreux modes de jeu

Chaque carte propose un mode de jeu différent. On retrouve bien entendu le match à mort chacun pour soi, mais aussi le match à mort en équipe, la capture de drapeau, ou encore le transport de convoi à la Overwatch.

Les joueurs votent pour la carte de leur choix entre deux parties, et celle qui emporte le plus de voix est retenue. Les plaisirs sont donc variés, même si les joueurs votent très souvent pour le match à mort classique.

Les différents niveaux sont bien conçus, avec un Level Design de qualité. Au fil des parties, on repère les meilleurs abris pour se cacher ou profiter d’un large champ de vision.

Il est aussi possible de créer des parties personnalisées, avec des options comme la suppression de la gravité ou le dash illimité. De quoi ajouter encore un peu plus de fun et de variété à l’expérience, et susciter la nostalgie chez les fans de Unreal Tournament.

De manière générale, le gameplay de Hyper Dash est un concentré de ce qui se fait de mieux dans le domaine des jeux de tir en VR. Sans chercher à révolutionner le genre, Triangle Factory combine les meilleures mécaniques de manipulation d’armes en y ajoutant une bonne dose de dynamisme.

L’immersion par la sensation

hyper dash gameplay

Il y a cinq ans, début 2016, les premiers casques VR  grand public Oculus Rift et HTC Vive étaient lancés sur le marché. Depuis lors, le marché du jeu vidéo en réalité virtuelle n’a cessé d’évoluer.

De nombreux jeux ont vu le jour, certaines mécaniques de gameplay ont été retenues tandis que d’autres ont disparu dans l’oublie. L’industrie a gagné en maturité, et les projets expérimentaux ont laissé place à de vrais jeux vidéo cherchant parfois même à imiter les jeux  » AAA  » des consoles et PC.

Ainsi, les géants comme Facebook, Sony ou Ubisoft n’hésitent pas à investir des sommes colossales dans le développement de jeux VR très ambitieux. Les scénarios sont profonds, les graphismes fourmillent de détails, les gameplays proposent des mécaniques subtiles et originales.

Ironiquement, ces projets pharaoniques oublient parfois l’essentiel : l’amusement. Car malgré un scénario digne d’un film hollywoodien et des graphismes d’un réalisme à couper le souffle, un jeu VR peut être tout simplement ennuyeux.

Et si le vrai secret de l’immersion, c’était le fun ? Plutôt que de chercher à plonger le joueur dans un univers fictif grâce à des visuels bluffants et des histoires captivantes, peut-être que les jeux VR devraient procurer des sensations.

C’est exactement ce que propose Hyper Dash, et c’est précisément sa force. Ce jeu n’a rien d’incroyable graphiquement, et ne s’encombre en aucun cas d’une trame narrative. Il n’y a même pas de tutoriel ou de mode solo. On met son casque, on lance la partie, et le jeu commence.

En revanche, les sensations sont au rendez-vous. Les balles sifflent autour de soi, et il est d’ailleurs nécessaire de prêter attention à l’audio spatialisé en 3D pour repérer d’où viennent les tirs. On dash derrière l’adversaire, on s’accroupit pour se mettre à couvert, et on vide son chargeur en brandissant le contrôleur dans sa ligne de mire.

La tension est permanente, et les décharges d’adrénaline se succèdent. En fin de partie, votre respiration est haletante. Les déplacements rapides quant à eux procurent une sensation de vitesse très plaisante, qu’il s’agisse de dasher ou de glisser sur une rampe.

Ainsi, après avoir joué à Hyper Dash, vous aurez l’impression d’avoir réellement pris part à une fusillade. Les décharges d’hormones, l’effort physique et la sensation de vitesse forment un cocktail jubilatoire qui pourrait bien être le véritable secret de l’immersion…

Une durée de vie potentiellement infinie

hyper dash durée vie

L’autre point faible des jeux hautement scénarisés et encadrés, c’est leur durée de vie limitée. Un jeu solo peut être une expérience mémorable et satisfaisante, mais on quitte le jeu après avoir terminé l’aventure et il est fort probable que l’on n’y revienne plus jamais.

Ce problème ne se pose pas avec les jeux multijoueurs orientés eSport comme Hyper Dash. Pour cause, la rejouabilité est illimitée.

Lors des premières parties, la prise en main est difficile. Les débutants sont mélangés aux vétérans, et se font généralement massacrer à la chaîne. Il n’y a pas de système de matchmaking en fonction du niveau, ce que l’on peut regretter.

Peu à peu toutefois, on prend ses marques. On apprend à connaître les différentes armes et les cartes, on commence à mieux viser et à tirer dans la tête. Progressivement, la proie devient le prédateur et la sensation de progression est agréable. C’est ce qui motive à continuer à jouer, encore et encore.

Par ailleurs, gagner des niveaux permet de déverrouiller de nouvelles apparences pour les armes et de nouveaux casques. Il existe aussi un  » skin »  doré pour chaque arme, à débloquer en réussissant à tuer 1000 ennemis. La durée de vie est donc très vaste.

Graphismes et audio

hyper dash map

Les graphismes de Hyper Dash n’ont rien d’extraordinaire, mais sont tout à fait corrects techniquement. La direction artistique est quant à elle assez classique, mais réussie (même si cela dépend des goûts de chacun). L’esthétique est simple et épurée, mais dégage une ambiance très  » esport « .

L’architecture des différents niveaux est soignée, et chaque carte propose sa propre atmosphère. Les effets visuels des différentes armes sont plaisants, au même titre que les effets sonores.

La bande-son est composée de musique électronique et ne plaira pas à tout le monde, mais a le mérite de coller au rythme de l’action. Nous apprécions beaucoup certaines pistes.

Une expérience confortable mais intense

Malgré les mouvements incessants et rapides, nous n’avons pas rencontré de problème de Motion Sickness en jouant à Hyper Dash. Il est possible de moduler la largeur du champ de vision pendant les déplacements afin d’éviter les risques de nausée.

En revanche, songez à vous échauffer avant de lancer une partie. Le rythme est réellement intense, et vous serez amené à vous accroupir ou à bondir rapidement sur le côté pour éviter les balles ennemies. Gardez une bouteille d’eau à proximité afin de vous désaltérer entre deux matchs, d’autant que les temps de transition et de chargement sont particulièrement courts…

hyper dash conclusion

Hyper Dash face à la concurrence

Il va sans dire qu’Hyper Dash n’est pas le premier FPS en réalité virtuelle. Il existe déjà de nombreux jeux de tirs VR, dont certains comptent parmi les titres les plus populaires de l’Oculus Quest.

Parmi les références, on peut citer Onward pour le réalisme, Population One dans le genre Battle Royale, ou Contractors pour le style Counter Strike. Toutefois, Hyper Dash parvient à apporter sa touche personnelle dans ce paysage encombré.

Le jeu se distingue par ses mécanismes de déplacements, et aussi par les différences de gameplay entre les armes. Contrairement à des jeux comme Onward ou Firewall Zero Hour, exigeant de se déplacer lentement et stratégiquement, Hyper Dash vous contraint à vous déplacer très rapidement et sans interruption.

Plutôt que de miser sur l’aspect réaliste, ce jeu cherche avant tout à procurer une sensation d’action et de l’amusement. Objectif atteint, et ce titre à sa place dans votre collection.

Conclusion du test de Hyper Dash VR

Les conditions d’accès à l’Oculus Store sont très exigeantes. De nombreux jeux sont refusés par Facebook, et les studios redoublent d’efforts pour respecter le cahier des charges et obtenir leur place dans la boutique officielle d’applications.

Or, ces lourdes contraintes peuvent être astreignantes pour les développeurs. Avec Hyper Dash, Triangle Factory a pu laisser libre cours à sa créativité et donner vie à ses idées sans se soucier de tels prérequis.

C’est ce qui a permis au jeu de proposer une expérience originale, et de rencontrer le succès auprès des joueurs sur la plateforme SideQuest. L’action est au rendez-vous et les sensations sont nombreuses, procurant une véritable sensation d’immersion.

Le titre peut être difficile à maîtriser de prime abord, d’autant que vous affronterez des joueurs déjà aguerris au niveau impressionnant. Néanmoins, vous prendrez peu à peu vos marques jusqu’à devenir à votre tour un expert.

A présent, Hyper Dash est enfin disponible sur Oculus Store et devrait connaître une popularité bien méritée. Ce jeu prouve que le réalisme des graphismes et la scénarisation à outrance ne sont pas les seules clés de l’immersion dans la VR.

Points positifs

  • Un jeu rapide et intense
  • De nombreux modes de jeu
  • Possibilité de customiser les serveurs
  • Pas de tutoriel obligatoire, pas de temps de chargement et d’attente entre deux parties

Points négatifs

  • Les débutants sont mélangés aux vétérans
  • Un jeu difficile à maîtriser

Gameplay - 9
Immersion - 8.5
Durée de vie - 9
Graphismes et audio - 7.5
Confort - 7.5

8.3

Jouabilité : Un jeu intense et dynamique, basé sur le mouvement dash.

Immersion : Les sensations de vitesse et l'action procurent une véritable immersion.

Durée de vie : Une rejouabilité illimitée grâce à l'aspect compétitif

Graphismes et bande-son : Une atmosphère simple et épurée, des niveaux à l'architecture travaillée.

Confort : Une expérience intense, mais de Motion Sickness.


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