in

La réalité virtuelle : un moyen pour changer notre regard sur le harcèlement

La réalité virtuelle pourrait aider ceux qui manquent d’empathie à voir le monde dans les yeux des victimes de harcèlement.

En tout cas, c’est ce que démontre une recherche menée par une équipe de neurologues et de psychologues. Ainsi, ils ont trouvé que les expériences VR à la première personne facilitent l’identification à l’autre. Mieux, elles activent les parties du cerveau qui reflètent les émotions du personnage qu’on contrôle.

La réalité virtuelle contre le harcèlement : comment ?

Selon les scientifiques, la réalité virtuelle pourrait constituer une méthode pour réhabiliter les personnes incarcérées pour des actes de violence. Ces dernières font souvent preuve d’un certain manque d’empathie.

Pour expliquer ces résultats, le fait de s’immerger dans un environnement virtuel, au lieu de simplement regarder des images statiques, augmenterait la sensation de présence. De ce fait, le joueur a peu plus facilement adopter un nouveau regard sur les choses.

En d’autres termes, on est plus facilement pris dans l’illusion, percevant comme réel ce qui ne l’est pas. Avec la réalité virtuelle, on a donc vraiment l’impression d’être la victime d’un harcèlement, même si ce n’est qu’une simulation.

expérience de réalité virtuelle pour améliorer l'empathie contre le harcèlement

Le déroulement de l’expérience

Publiée dans la revue eNeuro et rapportée par le site Inverse, l’étude testait la réaction de 20 individus jeunes (10 hommes et 10 femmes) à une simulation de violence conjugale.

Mais avant cela, une partie de l’échantillon a dû effectuer une série de mouvements dans l’environnement virtuel. Alors qu’ils bougeaient, ils pouvaient voir dans un miroir une femme qui imitait leurs mouvements. Ici, l’individu évolue donc à la première personne dans l’environnement. Une autre partie des participants a également dû effectuer les mêmes gestes, mais au lieu de faire face à la femme dans un miroir, ils la voyaient de loin, à la troisième personne.

Ensuite, tous les individus ont dû voir une vidéo en réalité virtuelle où ils voyaient la femme du miroir être victime de harcèlement.

Des réserves sur la réalité virtuelle pour améliorer l’empathie

D’après les chercheurs, les participants ayant vécu l’expérience du miroir à la première personne se sont davantage identifiés au malheur du personnage féminin. Leurs cerveaux montraient les mêmes signes d’activités qu’une personne victime d’abus.

Toutefois, les scientifiques ont émis quelques réserves sur la méthode. Ainsi, l’expérience s’est focalisée sur l’identification et le fait de s’approprier le corps d’un autre. Or, l’empathie a beaucoup d’autres facettes. De plus, l’étude ne propose aucune méthode psychothérapeutique pour traiter le manque d’empathie.

Cela dit, ces résultats ouvrent un nouveau champ à explorer pour les scientifiques pour utiliser la réalité virtuelle dans la lutte contre le harcèlement.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.