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Métavers : Un cas de harcèlement sexuel sur Horizon Worlds

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La misogynie constitue un phénomène très présent sur Facebook.  Au fil des ans, cela n’a pas changé. Le métavers, lui aussi, est déjà devenu le théâtre de harcèlement sexuel. En effet, une femme a été victime d’attouchements sur Horizon Worlds, le jeu vidéo VR développé par Meta.

Récemment, Meta, anciennement Facebook a lancé Horizon Worlds, sa première brique vers le métavers. Il s’agit d’une plate-forme de réalité virtuelle disponible aux États-Unis et Canada. Là, avec votre avatar, vous pouvez participer à des jeux, sortir et créer des environnements numériques personnalisés. Vous pouvez également toucher les gens à travers leurs avatars. Le mois dernier, une bêta-testeuse sur Horizon Worlds a affirmé avoir été victime de harcèlement sexuel effectué sur son avatar.

Un joueur aurait perpétré des attouchements sur l’avatar de cette bêta-testeuse. La victime a décrit cette expérience par ces mots : « « Le harcèlement sexuel est un pénible lorsqu’il se passe sur Internet. Mais le harcèlement dans la réalité virtuelle l’est beaucoup plus ».

« La nuit dernière, on m’a harcelé. Le plus grave est que d’autres personnes présentes ont soutenu ce comportement« , ajoute-t-elle. Notons qu’une autre utilisatrice a subi le même sort, comme en atteste le témoignage d’une journaliste sur Twitter.

Une « safe zone » pour éviter le harcèlement sexuel sur le métavers

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Après ces témoignages, Meta a réagi. Pour prévenir le harcèlement sexuel sur cette plateforme, il recommande l’utilisation de l’outil « Safe Zone ». Une fois que cette fonction est activée, l’utilisateur bénéficie d’une bulle protectrice qui empêche les gens d’interagir avec lui.

Concernant la modération de cette plateforme, Andrew Bosworth, le directeur technique de Meta, a affirmé qu’il était impossible de mettre en place cette initiative. Selon lui, il y a trop d’interactions à surveiller.

Le harcèlement sexuel dans les espaces numériques est un problème depuis l’avènement d’Internet. Mais, comme l’a noté la victime sur Horizon Worlds, la nature immersive de la réalité virtuelle ajoute un tout nouveau niveau de violation. Le but de la réalité virtuelle est de faire croire à votre cerveau que votre corps éprouve réellement quelque chose.

Et en matière de harcèlement en ligne, cela est très pénible. Et pourtant, beaucoup trop de gens minimisent la gravité du concept d’abus virtuel. La réglementation n’a pas non plus suivi le rythme de l’innovation. Le harcèlement dans la réalité virtuelle est une zone grise juridique.

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