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zenimax attaque samsung

Après Oculus, Zenimax attaque Samsung sur le Gear

Trois mois après avoir obtenu 500 millions de la part de Facebook, le développeur de jeux vidéo Zenimax attaque Samsung. Les dirigeants reviennent devant la justice américaine à propos du casque Gear VR. Ils accusent le Coréen d’utiliser sciemment une technologie qu’Oculus leur a volée.

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Pourquoi Zenimax attaque Samsung ?

Selon les documents officiels publiés par la justice, la plainte porte sur « violation de copyright, utilisation de secrets commerciaux, concurrence déloyale et enrichissement illégal.« 

Plus précisément, le problème viendrait d’un ancien dirigeant de id Software, société rachetée en 2009 par Zenimax (et accessoirement co-développeur de Wolfenstein 3D, Doom ou encore Quake). John Carmack aurait ainsi utilisé les ressources conjointes de id et Zenimax sur la VR pour développer une technologie revendue ensuite à Oculus et reprise par Samsung pour son propre casque.

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Il s’agit donc avant tout d’un procès sur la propriété intellectuelle et le non-respect de clauses de contrats de travail, notamment la confidentialité.

Que risque Samsung ?

Lors du procès précédent, Zenimax réclamait 2 milliards de dollars et l’interdiction de vente de l’Oculus Rift. Une peine pécuniaire moins lourde mais qui a marqué les esprits et, surtout, pas d’arrêt des ventes. Les sanctions ont de quoi faire réfléchir. Tous les chefs d’accusation n’ont pas été retenus alors. On peut se demander pourquoi les charges de violation de copyright notamment seraient cette fois-ci considérées.

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A priori, aucun risque d’interdiction de ventes pour le Gear VR, à moyen terme en tous cas. Même si cette hypothèse fait partie des demandes de Zenimax. En revanche, une amende importante est très probable. Sans doute au niveau de celle payée par Oculus voir plus vu le succès du casque de Samsung, le plus vendu en 2017.

Zenimax attaque Samsung, et après ? Quel impact sur le business de la VR ?

Le vrai risque à court terme concerne l’image de la société Coréenne. Dans le jeune secteur de la VR, où les avancées technologiques sont encore pour beaucoup le fait de d’acteurs modestes, le fait de s’approprier le travail d’un autre ne devrait pas plaire.

La bataille des gros pour dénicher (et utiliser à terme) les innovations qui feront le business de demain est rude. Autant faire bonne figure, que ce soit pour rassurer les investisseurs que pour convaincre les start-ups de rejoindre ses rangs.

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Les investissements dans la réalité virtuelle et augmentée sont dans une phase de consolidation. On constate au mieux un maintien global, voire une légère décroissance depuis quelques trimestres. La toute récente et spectaculaire levée de fonds réalisée par Improbable est porteuse d’un avenir prometteur. Les affaires ne doivent pas ternir l’image globalement très positive du secteur à l’heure où un vrai besoin de lisibilité s’impose. Qu’il s’agisse des stratégies des acteurs comme des solutions concrètes qui seront proposées aux utilisateurs pros et grand public.

En soi, le fait de voir ce genre d’opérations apparaître, comme les mouvements un peu brutaux à la tête des principales sociétés, n’est pas forcément un mauvais signe. Cela montre aussi que le business de la VR est en passe de devenir un domaine comme les autres. Avec ses bons et mauvais côtés. Et également qu’il y a de l’argent qui circule. Ce qui est plutôt la marque d’une activité en forme.

 

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