Réalité virtuelle et augmentée : faut-il une législation ?
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Réalité virtuelle et augmentée : faut-il une législation ?

Pour deux avocats de droits international, Brendan Murphy et Dan Ridlon, il est urgent de définir des règles à respecter par les sociétés de réalité virtuelle.

Pas d’équivalent dans le passé

Un des points qui soulève le plus d’interrogations aujourd’hui concernant la réalité virtuelle est la sensation de malaise ressentie par les utilisateurs des casques.

“Il n’y a pas d’équivalent jusque-là, expliquent-ils, et les règles ont un peu changé depuis 50 ou 60 ans« , explique Murphy. “Il peut y avoir un long temps de latence avant que les premiers problèmes surviennent”. 

Mais lorsqu’ils surviendront alors, des sociétés pourraient bien être reconnu responsables pour des choses qu’elles auraient mal faîtes sans le savoir 10 ans plus tôt.

Les effets cognitifs de la réalité virtuelle, ou encore les troubles compulsifs, les sensations de malaises ou troubles de stress post-traumatiques qui peuvent être provoqués par la réalité virtuelle, sont des points qui soulèvent le plus d’interrogations.

Impact de la réalité virtuelle sur les enfants 

Qu’en est-il également de l’impact des jeux en réalité virtuelle sur l’imaginaire des utilisateurs en bas âge ? Peut-on encore considérer les jeux vidéos comme des expériences intangibles, comme le sont les livres et les jeux vidéos traditionnels ? Le principe de la réalité virtuelle est de rendre le plus tangible possible une expérience immersive, c’est tout le défi de cette nouvelle technologie, mais jusqu’à quel point ?

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“Si un produit est commercialisé pour des enfants de 12 et moins, il est considéré comme un produit pour les enfants, alors que des adultes l’utilisent également.” Murphy Brendan.

Autre point qui nécessiterait une législation : les effets sur le long terme sur le développement du cerveau des enfants et pour le moment la recherche n’a pas encore statué.

“Si un produit est commercialisé pour des enfants de 12 et moins, il est considéré comme un produit pour les enfants alors que des adultes l’utilisent également” explique Brendan Murphy “Les produits pour enfants, c’est très compliqué. Pour cette raison, un grand nombre de compagnies fixent la limite au-delà de 12 / 13 ans.”

Certaines compagnies devraient réguler le contenu pouvant être susceptible d’apparaître pour adapter ensuite les messages d’avertissement, car si un contenu portant atteinte au développement de l’enfant apparaît sur une plateforme alors que le contenu est dit adapté aux enfants, alors le propriétaire de la plateforme devrait pouvoir être reconnu responsable, explique encore le spécialiste. YouTube n’impose aujourd’hui aucune restriction sur le contenu des vidéos qui y circulent

Les Oculus Rift et Samsung Gear VR sont déjà équipés de dispositifs d’avertissement. Google, Sony et HTC s’y mettront-ils ? Il y a fort à parier que oui.

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