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[TEST] The Inpatient sur PSVR – Un jeu horrible dans tous les sens du terme

The Inpatient sur PSVR est un jeu vidéo en réalité virtuelle de type Survival Horror. Développé par Supermassive Games et produit par Sony Europe, ce titre se présente comme un prequel du jeu Until Dawn sorti en 2015 sur PlayStation 4. Copieusement teasé par Sony depuis l’E3 2017, il s’agit de l’un des jeux les plus attendus sur PlayStation VR. Le résultat est-il à la hauteur ? Réponse à travers notre test complet.

En 2015, Supermassive Games lançait Until Dawn en exclusivité sur la PS4 de Sony. Ce jeu d’horreur d’un genre nouveau se distinguait notamment par la possibilité pour le joueur de changer le cours de la narration en fonction de ses choix et de ses actions. Trois ans après, Until Dawn reste dans les mémoires comme une référence moderne du Survival Horror.

Après un premier spin-off VR gore et intense lancé en même temps que le PSVR en octobre 2016, Until Dawn : Rush of Blood, la franchise revient avec The Inpatient. Ce prequel en réalité virtuelle au jeu d’origine, annoncé lors de l’E3 2017, était censé proposer une expérience plus subtile mais tout aussi effrayante. Alors, qu’en est-il ?

Présentation générale de The Inpatient

Modes de jeu : 1 joueur
Disponibilité : janvier 2018
Prix : 40€
Développeur : Supermassive Games
Genre du jeu : Survival Horror
Compatibilité : PSVR
Testé sur : PSVR

Scénario de The Inpatient : les origines de la folie d’Until Dawn

the inpatient scénario

L’histoire de The Inpatient prend place avant les événements funestes de Until Dawn. L’action se déroule en février 1952, au Blackwood Sanitorium and Hotel. Le héros incarne un patient totalement amnésique, incapable de se souvenir les raisons de son internement ou même sa propre identité. Alors qu’il tente de se remémorer son passé au fil des jours, en proie à des épisodes de pure folie, des événements surnaturels et terrifiants vont transformer l’établissement en un macabre enfer.

Le scénario de The Inpatient vise principalement à permettre de mieux comprendre celui de Until Dawn. Ainsi, même s’il s’agit d’un préquel, il est préférable de jouer à ce jeu après avoir déjà terminé Until Dawn. Dans le cas contraire, cette histoire complexe risque fort de vous rester complètement obscure et énigmatique même après le générique de fin. Certains personnages sont issus du jeu d’origine, et les événements y font eux aussi directement écho.

Comme dans Until Dawn, on retrouve d’ailleurs l’« effet papillon » permettant de modifier le cours de la narration en fonction des répliques choisies pendant les dialogues. Quoi qu’il en soit, si la première partie du jeu peut sembler mystérieuse et intrigante grâce aux nombreuses ellipses temporelles, flashbacks et alternances entre cauchemar et réalité, la seconde moitié est nettement moins captivante.

Gameplay de The Inpatient : un jeu vidéo, vraiment ?

The Inpatient est présenté comme un Survival Horror, mais il s’agit en réalité davantage d’un jeu de type pointer-cliquer. Il serait tout d’abord absurde de parler de « survie », puisqu’il est impossible de mourir dans ce jeu. À aucun moment le personnage incarné par le joueur n’est mis en péril. On peut en revanche effectivement parler d’une expérience horrible, et ce dans tous les sens du terme.

Le gameplay du jeu se résume en réalité à dialoguer. Un personnage vous parle, et vous devez choisir entre deux réponses. Chacune des deux réponses est associée à une émotion (colère, rancoeur, détermination, compassion…) et entraînera une réaction différente de la part de l’interlocuteur.

Précisons qu’il est possible de répondre en lisant les réponses à voix haute dans le micro intégré du PSVR. Ceci ne sert strictement à rien, mais augmente sensiblement la sensation d’immersion et vous permet de vérifier si votre accent anglais est réellement mauvais. Par ailleurs, cette fonctionnalité de reconnaissance vocale vous évitera d’avoir à « cliquer » sur les réponses pour les sélectionner.

Et ce n’est pas du luxe, car dans The Inpatient, les passages les plus horribles sont ceux où vous devrez utiliser vos mains pour interagir avec l’environnement. Pas parce que ces interactions donneront lieu à des « jump scares » ou autres surprises terrifiantes, non, vous n’y êtes pas.

Les passages qui font sursauter se comptent sur les doigts d’une main, et arrivent somme toute avec gros sabots. Non. La raison pour laquelle les interactions sont horribles, c’est que vous allez peut-être passer un quart d’heure à essayer de porter un sandwich à votre bouche ou à tourner une poignée pour pousser une porte.

the inpatient face concurrence

Le PSVR a beau être le casque de réalité virtuelle le plus vendu à ce jour, son système de tracking de mouvement est une calamité. Le tracking via la PlayStation Camera réserve son lot de désagréments dans presque tous les jeux du PlayStation VR, mais dans The Inpatient, on en vient à se demander si les développeurs ont essayé leur jeu avant de le commercialiser.

Les contrôleurs à détection de mouvement PlayStation Move, qui sont censés vous servir de mains, vous donneront davantage l’impression d’être pourvu de deux bras dans le plâtre et de gants de cuisine. Autant dire que même essayer d’attraper une feuille de papier devient un véritable challenge. Les contrôleurs sortent du champ, restent accrochés sur un objet ou semblent tout simplement ne pas prendre en compte les commandes du joueur.

Le comble, c’est que ce raté technique a au moins le mérite d’ajouter un semblant de difficulté à l’expérience. En dehors des longues minutes passées à essayer d’allumer un poste de radio avec les pinces de crabe montées à l’envers qui vous servent de mains, The Inpatient ne propose aucune dimension ludique. Durant toute l’aventure, on se contente de discuter, de suivre un chemin fléché, d’assister à des flashbacks et des hallucinations et de marcher derrière les personnages.

Le moment le plus intense, le point d’orgue de l’expérience, consiste à… ne pas bouger pendant 5 secondes, afin d’éviter d’attirer l’attention d’un monstre. Et même si le monstre vous repère, c’est un autre personnage qui meurt. Voilà qui résume bien le « gameplay » de The Inpatient. Lorsque la plus grande action demandée au joueur par un jeu est de ne pas bouger, peut-on encore parler d’un jeu ? Le débat est ouvert.

Durée de vie de The Inpatient : 2 heures de jeu pour 40 euros

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Puisque The Inpatient se rapproche davantage d’un film interactif que d’un jeu vidéo, sa durée de vie d’à peine deux heures n’est pas vraiment surprenante. C’est après tout la durée d’un long-métrage. Malgré la lenteur des dialogues et des mouvements des PNJ, en dépit des divers secrets à découvrir en explorant l’asile, et même en perdant 10 minutes à appeler un ascenseur ou à pousser une porte, vous aurez fait le tour en moins de 120 minutes.

Compte tenu du prix élevé à 40 euros, cela revient à payer un euro toutes les trois minutes. Sans aller jusqu’à parler d’arnaque, on peut dire que Supermassive Games et Sony Europe sont bien décidés à capitaliser sur le succès d’Until Dawn jusqu’au dernier souffle.

Précisons tout de même que le jeu propose une certaine rejouabilité, par le biais de l’« Effet Papillon ». Comme dans Until Dawn, le choix des différentes répliques lors de certains dialogues clés modifiera le cours de la trame narrative. En choisissant différentes répliques, le joueur pourra déverrouiller plusieurs embranchements narratifs. Toutefois, deux parties suffisent à explorer toutes les possibilités.

Graphismes et bande-son de The Inpatient : une atmosphère très réussie

the inpatient concurrence

Développé avec Unreal Engine, The Inpatient propose des graphismes dignes des meilleurs jeux… PlayStation 3. Le PSVR étant limité à une définition Full HD, les développeurs ont fait ce qu’ils ont pu. Le titre n’est donc pas époustouflant d’un point de vue technique, mais Supermassive Games se rattrape par une excellente direction artistique.

Lors des scènes de flashback, l’asile est inondé par la lumière du soleil. Durant les épisodes de folie du protagoniste, une teinte verdâtre lugubre crée une atmosphère angoissante et surréaliste. Enfin, à mesure que l’établissement plonge dans le cauchemar, l’obscurité macabre prend possession des lieux. Le contraste est saisissant.

Ce sont toutefois les bruitages, oppressants au possible, qui sont réellement réussis. Les murmures d’outre-tombe, les cris lointains, les claquements de portes, les bruits de pas et autres hurlements d’animaux donnent des frissons dans le dos. De même, la bande-son jazzy parvient à merveille à restituer l’ambiance des années 1950.

Immersion de The Inpatient : plongée dans les abysses de la folie

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Ce sont justement ces bruitages omniprésents qui rendent l’expérience très immersive. Le son spatialisé donne sans cesse l’impression que quelque chose va surgir, que quelqu’un nous suit ou que le plafond va s’effondrer. À plusieurs moments, les sons créent l’angoisse et dissuadent d’ouvrir une porte, même si rien ne se trouve au final derrière cette porte.

En effet, on ne compte que deux ou trois moments qui prêtent réellement à sursauter, mais les bruitages rendent l’atmosphère pesante en permanence. L’ambiance sonore et graphique accompagne la plongée dans la folie du personnage, et permet au joueur de se mettre dans la peau de ce protagoniste tourmenté.

Malheureusement, les problèmes techniques évoqués ci-dessus atténuent cette sensation d’immersion. De même, il est difficile de ressentir une tension ou de se sentir immergé dans l’action lorsqu’il n’y a pas de réel enjeu. Le joueur est ici simple spectateur. Une fois qu’il l’a compris, il est difficile de se sentir impliqué. De même, lorsque l’atmosphère énigmatique et surnaturelle de la première partie s’estompe pour laisser place à une vulgaire course poursuite avec des monstres et des policiers, la peur tend à céder sa place à l’ennui.

Confort de The Inpatient : pénible, mais confortable

Aucun problème de Motion Sickness n’est à déplorer dans The Inpatient. Le personnage se déplace lentement, ce qui évite une éventuelle sensation de nausée. Le jeu est donc plutôt confortable.

Toutefois, les problèmes de tracking sont très vite agaçants et forcent le joueur à bouger dans tous les sens pour faire en sorte que ses PlayStation Move soient détectés par la caméra. Enfin, compte tenu de la brièveté de l’expérience, il est tentant de finir le jeu en une seule traite. Or, après deux heures avec le PSVR sur le nez, la migraine menace.

The Inpatient face à la concurrence

the inpatient graphismes

The Inpatient nous est présenté comme un Survival Horror pour PSVR. Une comparaison avec Resident Evil 7 semble donc aller de soi. Autant le dire d’emblée, ce nouveau titre n’arrive pas à la cheville de RE7 en termes de terreur pure et dure.

Néanmoins, l’horreur est ici plus psychologique, plus subtile. Certaines scènes sont vraiment dérangeantes et vous donneront sans doute envie de détourner le regard. En revanche, avec son gameplay totalement passif, ce titre gâche toutes ses chances d’être comparé d’égal à égal avec Resident Evil 7.

Conclusion du test de The Inpatient

The Inpatient débute bien, très bien. Le joueur est directement plongé dans une atmosphère angoissante, mystérieuse et intrigante. Malheureusement, à peine après ce démarrage en fanfare, la tension retombe comme un soufflé et l’expérience s’achève quelques minutes plus tard.

Si l’on ajoute à celà une jouabilité plus proche du film interactif que du jeu vidéo, des problèmes de tracking horripilants et un prix de 40 euros, il est difficile de trouver des arguments pour sauver The Inpatient. Attendu depuis l’E3 2017, The Inpatient est la déception de ce mois de janvier 2018 dans le domaine du VR gaming. Une expérience à réserver aux fans inconditionnels d’Until Dawn qui souhaitent en savoir plus sur les origines scénaristiques de ce jeu culte.

Points positifs

  • Une atmosphère très angoissante
  • Une expérience immersive
  • Les embranchements scénaristiques

Points négatifs

  • Deux heures de jeu pour 40 euros
  • Un gameplay presque passif

Scénario - 7
Gameplay - 3
Durée de vie - 4
Graphismes et bande-son - 7
Immersion - 8
Confort - 5

5.7

Scénario : Un scénario proposant de multiples embranchements.


Jouabilité :Un gameplay plus proche du film interactif que du jeu vidéo. De nombreux problèmes de tracking.


Durée de vie : Une durée de vie d'à peine deux heures.


Graphismes et bande-son: Techniquement un peu désuet, mais artistiquement très réussi.


Immersion: Un jeu immersif avec une atmosphère angoissante.


Confort: Une expérience confortable, mais rendue pénible pas les problèmes techniques.


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