[Test] The Walking Dead Onslaught : un jeu VR délicieusement effrayant

Test The Walking Dead Onslaught

The Walking Dead Onslaught est le second jeu de frisson et d’horreur de la saga Walking Dead destiné aux joueurs PC et PSVR.. Sa sortie a bien marqué cette année 2020 après celle de The Walking Dead Saints & Sinners au tout début de l’année.

Contrairement à son prédécesseur de style RPG chaotique et lugubre, Onslaught présente des scènes qui ne provoquent aucun sentiment de peur ni d’inquiétude lorsqu’on pénètre dans une pièce à moitié fermée. Les frissons sont remplacés par une pression constante qui vous pousse à courir, à vous battre et à vous frayer un chemin à travers les niveaux jusqu’à une conclusion souvent moins jouissive.

Système minimum :

  • Système d’exploitation : Windows 10
  • Processeur : Intel Core i5-4590 / AMD FX 8350
  • Mémoire vive : 12 Go de mémoire
  • Graphiques : NVIDIA GTX 970 / AMD Radeon R9 290
  • Réseau : Connexion internet haut débit
  • Espace disque : 7 Go d’espace disque disponible

Gameplay

Le point positif de The Walking Dead Onslaught, c’est qu’il peut amuser les joueurs de tout niveau. Que vous soyez débutant ou expert, sachez que son Gameplay consiste uniquement à rechercher méthodiquement des fournitures, des vivres ou des médicaments dans un bâtiment donné. Il faut bien vous armer durant les quêtes (le couteau, ici, s’avère très efficace), car vous risquez de tomber sur vos voisins zombies qui n’ont qu’une seule envie : vous dévorer ! Pour les éliminer, il faut transpercer le cou du mort vivant avec une lame tranchante. Et s’ils sont nombreux, là, il faudra courir (la retraite représente aussi une bonne issue de secours dans ce jeu).

Durant votre fuite, nul besoin de savoir où aller ni quoi faire. Vous n’aurez même pas à résoudre des énigmes en cours de route. Il suffit de viser les cibles (si vous avez un pistolet), de tirer, de recharger et de fuir la zone rouge indiquant un nombre important de zombies. Cette zone rouge en question vous fait également perdre en aptitude. Y rester peut détériorer la santé de votre avatar. Donc, il ne faut pas qu’elle vous rattrape. Si elle se pointe, pensez à vous rendre à la zone sécurisée d’Alexandria.

Les barres d’endurance, de soif ou de faim n’existent pas dans ce jeu (ce n’est pas une mauvaise chose). Cela vous permet de vous déplacer rapidement à travers le chemin à sens unique en forme de serpent pour atteindre des niveaux. Mais même si vous faites la course contre les zombies, n’oubliez pas de regarder autour de vous. Vous risquez de passer à côté d’immenses réserves de nourritures, de bois, de débris métalliques ou d’adhésifs pour vous soigner. Ces éléments vous serviront à améliorer vos armes ou à débloquer la suite de l’histoire.

Dans la peau de Daryl

The Walking Dead Onslaught met en avant un (séduisant) personnage : Daryl, repris par Norman Reedus. Celui-ci a une histoire à raconter sur la tentative de sauver une petite fille. Cet avatar vous emmène à travers une demi-douzaine de niveaux avant d’atteindre la conclusion de son histoire. Il a probablement fallu environ trois heures pour terminer la section de Daryl, et les chapitres, durant notre test, semblaient assez faciles à achever.

Pour une raison quelconque, vous devez attirer des survivants dans votre campement. Cette mission se réalise en partant à des quêtes de récolte de nourritures. N’hésitez pas à consulter la carte qui déverrouille séquentiellement différentes zones une fois que vous avez satisfait à une exigence de l’un des survivants. Cela vous oblige essentiellement à parcourir des missions de scrounging pour déverrouiller l’histoire de Daryl, qui vous renvoie ensuite à d’autres niveaux similaires. Au cours du jeu, on a remarqué que les quêtes se répétaient et que les décors ne changeaient presque pas.

Vous êtes obligé de passer par ces missions, qui n’ont d’autre but que de trouver des objets, puis de faire des améliorations intéressantes en matière d’armes, de santé et de capacité de récupération de fournitures. Toutefois, l’histoire de Daryl reste captivante, malgré les scènes et missions trop répétitives. Il faut amasser un maximum de ressources pour pouvoir déverrouiller le chapitre suivant. Ces missions ont rapidement commencé à ressembler à des corvées ennuyeuses plutôt qu’à une étape de mise à niveau qui vous engage réellement dans le jeu.

The Walking Dead Onslaught : une bonne dose d’adrénaline

The Walking Dead Onslaught, malgré les points répétitifs de son Gameplay, vous donne la possibilité de vous défouler sur une horde de zombies déchaînés. De loin, ils marchent lentement, mais c’est lorsqu’ils sont près de vous qu’ils commencent à vous attaquer. Les plus durs à faire tomber sont les anciens militaires avec des casques. Il faudra 3 balles dans la tête pour les éliminer, quand un seul coup de couteau suffit à les mettre KO. À penser qu’il vaut mieux s’équiper d’une lame tranchante au lieu d’utiliser un pistolet qui ne tue pas rapidement.

La pression constante de la zone rouge qui indique la présence de plusieurs zombies vous tient également sur vos gardes pendant les missions de scrounging. Néanmoins, cela ne vous laisse pas assez de temps pour fouiller dans les ruelles.

The Walking Dead Onslaught peut se jouer habituellement en mode facile, moyen ou difficile. Mais il faut savoir que les quêtes ne seront pas aussi riches si vous optez pour une partie de gaming en mode facile. En ce qui concerne les PNJ, les survivants et les zombies sont bien dessinés. Plus tard dans le jeu, vous rencontrerez des ennemis blindés en tenue anti-émeute ou couverts de pointes qui ajoutent une pression supplémentaire dans l’atteinte d’un niveau.

Aussi, le jeu semble extrêmement peuplé de marcheurs civils (des méchants) qui peuvent mourir avec un seul coup de couteau dans le cerveau. Si vous utilisez un pistolet, veillez à posséder suffisamment de munitions. Pour éliminer ces ennemis, visez uniquement leur tête.

Immersion

The Walking Dead Onslaught pêche un peu de ce côté. Le jeu peut de temps en temps paraître trop simpliste et ennuyeux. Son côté immersif se dévoile également prévisible : on sait quand va surgir la horde de zombies, on s’attend à ce qu’un ennemi nous tombe dessus derrière une porte à moitié fermée, etc. De plus, on a l’impression d’avoir déjà entamé une quête qu’on est encore en train de débloquer. Le passage aux niveaux se construit, le plus souvent, autour d’un slog à sens unique. Vous vous mettrez à parcourir une ville en ruine, et après quelques minutes de sessions, on ressent cette impression de déjà-vu. On trouve cela un peu dommage pour un jeu qui offre quand même de bons graphismes

Entre autres, le personnage principal ne peut pas interagir avec les objets. Sa main dominante est liée à une arme jusqu’à ce qu’on décide de la changer pour une autre. Cette abstraction de ne pas pouvoir saisir des objets avec les mains de l’avatar limite quelque peu l’immersion du joueur.

Cependant, la conception des personnages et de leurs voix se dévoile assez exceptionnelle, étant donné que Norman Reedus figure parmi les acteurs originaux du jeu. On remarque quelques élocutions étranges lorsque les personnages parlent. Mais cela ne se produit que lorsque vous êtes de retour à la base. Rappelons que la zone d’Alexandria représente l’endroit où se regroupent tous les survivants non transformés en zombies. Et bien que les méchants soient fonctionnellement identiques (la seule variation étant leur niveau d’armure), leurs designs sont extrêmement bien conçus. En tout, ils font très peur et font souvent sursauter lorsqu’ils nous prennent par surprise.

The Walking Dead Onslaught : un son époustouflant

L’audio positionnel de The Walking Dead Onslaught fait également partie de ses points forts. Vous devrez garder l’oreille ouverte pour repérer la horde brumeuse qui se rapproche de plus en plus derrière vous. Les situations comme les zombies en liberté qui se cachent et qui surgissent d’un coup ou bien lorsque vous avez déniché une cachette de ressources sont agrémentées par des mélodies de suspens.

L’interface utilisateur du jeu se positionne intelligemment à l’écart, ce qui est une bonne idée, vous permettant de vous engager de manière plus fluide avec les hordes de zombies. Vous pouvez également désactiver complètement l’interface utilisateur dans les paramètres, si vous sentez que vous n’en avez plus besoin.

Confort

The Walking Dead Onslaught a été élaboré par des développeurs talentueux de chez Survios. Ces derniers restent des pros en matière de conception de confort VR. Durant votre session gaming, vous avez la possibilité de choisir entre plusieurs options de déplacement et de gestes. On peut citer la téléportation, la rotation rapide, la rotation en douceur, le mouvement vers l’avant par rapport à la tête ou à la main. On retrouve même le style de balancement des bras utilisé dans Creed : Rise to Glory (2018) et Sprint Vector (2017).

Verdict

Ce nouveau jeu dans l’univers de The Walking Dead en réalité virtuelle souffre de plusieurs défauts qui auront certainement un impact sur sa carrière vidéoludique. Tout d’abord, l’on ne peut s’empêcher de le comparer à Saints & Sinners sorti plus tôt dans l’année et très bien accueilli par la presse et les joueurs. Cela va paraître contradictoire compte tenu du sujet du jeu, mais Onslaught n’offre pas une expérience vivante. Il transparait clairement le manque de moyens apporté au développement. Résultat, l’expérience finale semble bâclée avec un gameplay paresseux et un univers trop générique. En outre le titre n’affiche aucune option d’exploration de monde ouvert, comme on a pu le constater dans la série télévisée. Mais ce détail est quelque peu compensé par l’excellente conception des personnages du jeu, la variété d’armes et le meurtre de zombies basé sur le corps à corps. 

L’un des seuls éléments qui rappelle que cela se passe dans l’univers de The Walking Dead est la présence de Norman Reedus. Il parvient par son talent à sauver le titre de la débâcle. En réalité, tout n’est pas à jeter. The Walking Dead Onslaught peut malgré tout servir de défouloir si l’on a pas trop envie de réfléchir et que l’on aime tabasser à mort du zombie.

Points positifs

  • Les graphismes la plupart du temps réussis
  • L’expérience audio bien calée
  • La présence de Norman Reedus

Points négatifs

  • Gameplay poussif et trop simpliste
  • Histoire banale et répétitive
  • Univers qui ne vit pas

Gameplay - 4
Immersion - 6.5
Graphismes - 7
Audio - 7

6.1

Gameplay : Un gameplay bancale avec un côté arcade prononcé qui ne plaira pas à tout le monde.

Immersion VR : Cela aurait pu être bien, si les défauts du jeu ne faisaient pas sortir de l'expérience à chaque fois.

Graphismes : Le point sur lequel ce jeu se défend. L'horreur des zombies est bien représentée.

Audio : Une bande son correcte. Les doublages ont l'air d'avoir été faits à la va-vite.

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