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Pokémon Go : l’étrange histoire du PokéStop caché sur l’île d’Epstein

Pokémon Go : l’étrange histoire du PokéStop caché sur l’île d’Epstein

Tout est parti d’un point virtuel. Depuis plusieurs années, un PokéStop figurait sur Little Saint James, l’île liée à Jeffrey Epstein. Face au nombre croissant de visiteurs virtuels, Niantic l’a supprimé.

Depuis 2016, Pokémon Go invite les joueurs à sortir pour attraper des créatures virtuelles. On marche dans la vraie vie. On regarde la carte sur son téléphone. Et on s’arrête à des endroits appelés PokéStops pour récupérer des objets. La plupart du temps, ces points se trouvent dans des lieux ouverts au public. Des parcs, des statues, des œuvres d’art ou des bâtiments connus. Mais récemment, des joueurs ont repéré un PokéStop dans un lieu surprenant : Little Saint James, l’île liée à Jeffrey Epstein, dans les îles Vierges.

Un point validé via Ingress

YouTube video

Au départ, l’info est apparue sur Reddit. Début février, un utilisateur a demandé s’il y avait quelque chose sur « l’île d’Epstein » dans le jeu. Ensuite, plusieurs joueurs ont voulu vérifier. Pour cela, ils ont utilisé le « spoofing ». Cette méthode permet de changer sa position GPS. C’est interdit par les règles. Pourtant, certains continuent de le faire. Résultat : un PokéStop appelé « Sun Dial » était bien visible sur l’île.

Alors, comment ce lieu a-t-il pu se retrouver dans le jeu ? Pour le comprendre, il faut regarder du côté d’Ingress, l’autre jeu en réalité augmentée de Niantic. En effet, les deux jeux partagent la même base de données. Dans Ingress, les joueurs peuvent proposer de nouveaux endroits. Ils envoient une photo, un nom et des coordonnées GPS. Si la demande est acceptée, le lieu peut ensuite apparaître dans Pokémon Go.

D’après des enquêtes de joueurs, relayées notamment par Kotaku, le cadran solaire de Little Saint James aurait été proposé entre 2020 et 2021. De plus, l’image viendrait d’une vidéo YouTube filmée par drone en 2019. Donc, ce point n’était pas là depuis le début du jeu. Il aurait été ajouté après la mort d’Epstein. Une fois validé, il serait apparu automatiquement comme PokéStop.

Mais ce détail pose problème. En principe, les lieux doivent être accessibles au public et sans danger. Or, Little Saint James est une île privée. Elle n’est pas ouverte aux visiteurs.

Une vague de visites virtuelles

Pendant plusieurs années, ce PokéStop est resté discret. L’île étant inaccessible, seuls les joueurs utilisant le spoofing pouvaient s’y rendre virtuellement. Mais la situation a changé fin janvier. Le Department of Justice américain a publié près de trois millions de pages de documents liés à l’affaire Epstein. L’attention médiatique a fortement augmenté. Dans ce contexte, la découverte du PokéStop a pris une autre ampleur.

Des captures d’écran ont circulé sur les réseaux sociaux. Les discussions se sont multipliées. Certains internautes ont demandé si le studio pouvait révéler quels comptes avaient interagi avec ce lieu. Mais une interaction dans le jeu ne prouve rien. Les serveurs enregistrent des coordonnées GPS, pas la présence physique réelle. Beaucoup d’utilisateurs ont d’ailleurs admis avoir utilisé le spoofing.

L’épisode laisse malgré tout une impression étrange. Pendant plusieurs années, un lieu lié à une affaire criminelle majeure a figuré dans un jeu très populaire auprès des adolescents. Rien n’indique une intention malveillante de la part du studio. Il s’agirait plutôt d’une faille dans le système de validation communautaire.

Le PokéStop n’existe plus. Mais cette histoire montre que même les mondes virtuels ne sont jamais totalement déconnectés du monde réel.

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