PickupVr peut-être le cinéma de demain

PickupVR cinema, le cinema en realite virtuelle

Une salle sombre, une dizaine de chaises de bureau, face à un mur, bienvenue dans le cinéma du futur. La société Pickup organisait à Paris des séances en réalité virtuelle pour découvrir ce que sera peut-être le cinéma de demain… 

Bien loin d’Amsterdam et de sa salle entièrement dédiée au cinéma en réalité virtuelle, je suis allé dans un tout autre endroit. Non loin de Bastille et de ses bars, j’ai rendez-vous à 22h pour une séance en réalité virtuelle. Arrivé à l’adresse indiquée, je fus surpris de découvrir, non pas un cinéma, mais un restaurant. Mais détrompez-vous, c’est bien ici qu’a lieu la séance. Juste en dessous des tables et clients affamés, à la cave, une dizaine de chaises pivotantes, sont figées devant un mur. A l’arrière, autant de casques de réalité virtuelle, des Samsung Gear VR. On nous propose de déposer nos manteaux sur le portemanteau qui est juste à l’entrer, puis de prendre place sur une des chaises. Après de courtes explications sur le Samsung Gear VR, on nous lance, ce qui sera la séance.

Salle Pickup VR cinema

LoVr

Le premier film, LoVr d’Aaron Bradbury nous raconte une rencontre amoureuse, mais sous la forme graphique basée sur les données d’activité neurologique des deux protagonistes. C’est assez bluffant, surtout pour une première expérience de réalité virtuelle. Des textes, des formes, des lignes qui bougent, qui vont de partout, au final c’est assez compliqué de fixer un seul élément tellement il y en a.

Sonar, voyage dans un espace ténébreux 

Après les cinq minutes de la rencontre amoureuse, place au second film, Sonar de Philipp Mass et Dominik Stokhausen. À bord d’un drone, vous découvrez l’espace comme vous ne l’aviez jamais vu. Le vaisseau frôle les murs, passe des petits trous, et le tout en étant très mal éclairé. Les passages du drone au-dessus du vide me tétanisent, mais je ne suis pas au bout de mes surprises. Mon vaisseau s’arrête et après quelques secondes une créature terrifiante apparaît ! J’étais à deux doigts de retirer mon casque et de partir, loin !

Manhattan vue du ciel 

Pour le troisième film, direction Manhattan. Une petite troupe au pied du Flat Iron Building aide l’artiste JR à réaliser son nouveau projet. Pour la couverture d’un numéro du New York Magazine, l’artiste veut photographier depuis un hélicoptère la photo géante collée sur le trottoir. À bord de l’hélicoptère, vous pourrez découvrir l’île new-yorkaise avec une vue magnifique. C’est surtout ça que j’ai retenu du film, en plus des vertiges.

The Lion King

Et enfin pour le quatrième film, toujours à New York nous assistons à une scène du spectacle musical The Lion King, mais à plus de choix, puisque vous vous retrouvez au milieu des danseurs et sous les projecteurs.

Une expérience intéressante, mais douloureuse 

Mes impressions sur cette expérience sont mitigées. Premièrement l’accueil par l’équipe de PickupVr cinéma est excellente et bien plus conviviale que dans un cinéma classique. Pour ce qui est de la réalité virtuelle, j’ai été pris de véritable sensation de vertige quand la caméra passait au-dessus du vide, c’était assez étrange. Malgré une qualité du Samsung Gear VR pas très bonne, les films sont vraiment spectaculaires, mais bien loin des scénarios de films que l’on retrouve aux cinémas. Bien que court les films sont de bonnes durées pour le moment, parce que la qualité n’étant pas toujours nette, malgré la molette pour ajuster les lentilles, très vite, au bout du second film on ressent un petit mal de tête, comme après avoir eu le tournis. Et encore plus en sortant du cinéma.

Et puis le cinéma en réalité virtuelle est assez triste. Avec un casque vissé sur la tête et un autre sur les oreilles, l’ambiance entre un cinéma en réalité virtuelle et un cinéma classique n’a rien à voir. C’est plaisant d’entendre les cris d’émotions des spectateurs présents dans la salle, mais avec ce cinéma on n’a aucun lien avec tout ce qui se passe en dehors de l’écran du Samsung. On ne peut s’empêcher de penser à la photo de Mark Zuckeberg qui passe au milieu d’une foule équipée de casque de réalité virtuelle.

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