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La réalité virtuelle contre les préjugés

Une équipe de chercheurs tente d’utiliser les casques de réalité virtuelle pour mettre les préjugés en déroute.

Discrimination quotidienne

Un employeur qui refuse d’engager une personne handicapée. Un policier qui arrête le véhicule d’un homme hispanique, sans raison. Une femme blanche qui change de trottoir quand elle remarque qu’un homme noir marche derrière elle.

Ces scènes-là n’ont rien de nouveau. Mais un petit groupe de technologues et de chercheurs tente aujourd’hui d’utiliser la réalité virtuelle pour aider les gens à mieux se comprendre les uns les autres.

The machine 3

La RV pour changer les idées reçues

Un collectif du nom de Be Another Lab emploie des casques de réalité virtuelle pour permettre à deux utilisateurs d’échanger leur corps afin de mieux comprendre la perspective de l’autre. L’objectif est de susciter de l’empathie pour l’autre et de créer une proximité entre les gens.

Ce collectif, fondé il y a trois ans, a récemment présenté son projet « The Machine to be Another » dans le cadre du festival du film de Tribeca. Grâce aux témoignages de nombreux individus, Be Another Lab a pu développer plusieurs expériences de réalité virtuelle. Les participants pouvaient ainsi se mettre dans la peau d’une autre personne et interagir avec des objets de sa vie quotidienne.

The machine to be another

D’autres études vont dans le même sens

En 2013, des scientifiques de l’université de Barcelone ont découvert que les préjugés raciaux d’une personne diminuaient lorsqu’elle était plongée dans le corps d’une personne de race différente.

Des études menées au laboratoire interactif de l’humain virtuel de l’université de Stanford indiquent également que la réalité virtuelle permet de se glisser quelques minutes dans la peau d’un autre.

Ce sont ces études (entre autres) qui ont inspiré les membres de l’équipe Be another Lab.

Un objectif humaniste

Préjugés 1

Aujourd’hui, le collectif cherche de nouvelles sources de financement, notamment des bourses et des partenariats avec des universités ou d’autres organisations. Les membres (six hommes dispersés aux quatre coins du globe) affirment cependant qu’ils ne cherchent pas à faire du profit, mais bien à trouver de nouvelles manières d’employer la réalité virtuelle pour aider les gens à mieux se comprendre. Ils souhaitent montrer ce que l’on ne voit pas et espèrent faire évoluer les mentalités.

S’agit-il là d’une utopie ou d’une réelle possibilité ? La réalité virtuelle a déjà montré qu’elle pouvait révolutionner les choses dans bien des domaines, comme la santé ou le sport, alors pourquoi ne pourrait-elle pas bouleverser les idées reçues ?

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