in

75 organisations contre les lunettes Meta à reconnaissance faciale !

75 organisations contre les lunettes Meta à reconnaissance faciale !

Plus de 70 organisations exigent que Meta renonce à ses projets de surveillance. Placer des capteurs biométriques dans des lunettes est jugé trop dangereux pour la liberté de tous. Selon ces défenseurs des droits, n’importe qui pourrait devenir une cible pour des agresseurs ou pour l’État.

Le groupe de Mark Zuckerberg procédera bientôt à une mise à jour importante pour ses montures Ray-Ban et Oakley. Ces dernières vont être capables d’identifier instantanément les passants dans la rue. Ce projet de lunettes Meta à reconnaissance faciale changerait alors notre vie en société. Mais les experts en protection des données s’opposent fermement à cette nouveauté. Ils jugent ces lunettes aussi efficaces que dangereuses.

Un outil redoutable au service des harceleurs

YouTube video

Le cœur du problème réside dans une fonctionnalité nommée en interne « Name Tag ». Grâce à elle, les lunettes Meta à reconnaissance faciale seraient capables de scanner un visage et de le lier directement à un profil sur les réseaux sociaux. En quelques secondes, un porteur de ces lunettes pourrait connaître le nom, les habitudes ou le lieu de travail d’un parfait inconnu. Les associations de protection des victimes de violences conjugales sont particulièrement inquiètes. Elles expliquent que ces montures donneraient un pouvoir immense aux agresseurs pour traquer leurs cibles.

Dans les lieux sensibles comme les hôpitaux, les lieux de culte ou les manifestations, le port de lunettes Meta à reconnaissance faciale détruirait tout espoir de rester discret. Les militants LGBTQ+ et les populations immigrées craignent également d’être identifiés sans leur accord par des autorités ou des individus hostiles. Le plus grave reste l’absence totale de consentement pour les passants.

Contrairement à un ordinateur ou un smartphone, il est impossible de se déconnecter du regard de quelqu’un portant ces lunettes. La discrétion de l’objet rend la surveillance presque invisible. Il devient alors impossible pour le citoyen de contrer cette intrusion dans sa vie privée. Les défenseurs des libertés affirment que ce problème ne peut pas être réglé par un simple changement de design.

Une stratégie d’entreprise sous haute surveillance

Meta ne semble pas avoir tiré les leçons de ses erreurs passées en matière de vie privée. La coalition rappelle que la firme a déjà versé des sommes astronomiques pour clore des litiges liés à la gestion des visages de ses utilisateurs. Malgré ces condamnations historiques, le projet des lunettes Meta à reconnaissance faciale semble avancer rapidement.

Des notes internes indiquent même que la société comptait sur un climat politique instable pour éviter les critiques. Cette tactique visait à imposer les lunettes Meta pendant que l’opinion publique et les associations seraient occupées par d’autres sujets urgents. Les critiques parlent d’un comportement indigne pour une entreprise de cette taille.

Les régulateurs américains sont désormais saisis pour bloquer la sortie de ce produit. Les lois sur la protection des données biométriques imposent normalement l’accord explicite de la personne concernée avant tout scan. Avec les lunettes Meta à reconnaissance faciale, cette règle de base semble totalement ignorée par les ingénieurs de la Silicon Valley.

Les opposants demandent également que Meta publie la liste des contacts qu’elle a eus avec des agences de police concernant l’utilisation de ces informations. Ils exigent une transparence totale sur les risques de harcèlement déjà constatés avec les modèles actuels. Les organisations espèrent que la pression judiciaire obligera le géant du web à faire machine arrière définitivement.

Notons que la coalition réunit des poids lourds de la défense des droits comme l‘ACLU et l’organisation EPIC. On y retrouve aussi des groupes spécialisés dans le numérique comme Fight for the Future et Access Now. La National Organization for Women et Jane Doe Inc. apportent également leur soutien au mouvement. D’autres structures comme Common Cause, UltraViolet ou la Leadership Conference on Civil and Human Rights sont aussi de la partie.

Restez à la pointe de l'information avec REALITE-VIRTUELLE.COM !

▶ Abonnez-vous à notre chaîne YouTube et Ajoutez-nous à vos favoris sur Google Actualités
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *