D’ici quelques mois, les lunettes de Meta pourront reconnaître les passants grâce à leur visage. Le système de reconnaissance faciale affichera directement le profil des personnes croisées. Cette nouvelle fait peur aux spécialistes. Pour eux, on ne pourra plus se promener sans être identifié par n’importe qui.
La reconnaissance faciale débarque sur nos accessoires de tous les jours. Meta, l’entreprise derrière Facebook et Instagram, prépare cette option pour ses lunettes Ray-Ban. Grâce à l’intelligence artificielle, l’appareil pourra reconnaître un visage dans la rue et retrouver son profil sur Internet. Selon des rapports internes, elle compte lancer cette fonction très bientôt pour doubler ses concurrents.
Un déploiement stratégique qui pose question
Selon plusieurs rapports, Meta a bien choisi son moment pour lancer la fonction de reconnaissance faciale. En effet, l’entreprise voudrait profiter d’une période de tensions politiques pour introduire cette option qui fait débat. Comme les associations de défense des droits sont déjà très occupées ailleurs, elles auraient moins de temps pour critiquer le projet.
D’ailleurs, des documents montrent que des employés ont discuté de cette stratégie pour que le public accepte mieux la nouvelle. Pourtant, Meta n’en est pas à son premier essai. La société a déjà dû payer des milliards d’amendes par le passé à cause de sa mauvaise gestion de nos informations privées.
Concrètement, l’outil reconnaîtra d’abord vos amis ou vos contacts sur les réseaux sociaux. Mais l’entreprise veut aller encore plus loin en identifiant aussi des inconnus qui ont un profil public. Par conséquent, un simple regard suffira pour découvrir le nom ou l’adresse d’un étranger dans la rue. Pour se défendre, Meta explique que cela aidera les personnes malvoyantes. Toutefois, derrière cette bonne action se cache un outil de surveillance global très puissant.
Avec la reconnaissance faciale, c’est la fin de l’anonymat dans l’espace urbain
Ceux qui protègent notre vie privée ont peur que tout le monde se transforme en caméra de surveillance vivante. En effet, contrairement aux caméras de la police qui sont surveillées par la loi, ici, n’importe qui pourrait espionner son voisin.
D’ailleurs, des étudiants ont déjà montré qu’il est très facile de pirater ces lunettes. En quelques secondes, ils ont réussi à trouver le numéro de téléphone ou l’adresse de parfaits inconnus. Par conséquent, cette situation pourrait encourager le harcèlement ou permettre de suivre quelqu’un sans qu’il le sache. À terme, la liberté de se promener tranquillement dans la foule sans être reconnu risque de disparaître.
De plus, enregistrer des vidéos en permanence est une vraie mine d’or pour la publicité. Meta pourrait ainsi filmer tout ce que vous regardez pour mieux connaître vos goûts et vous vendre des produits. Mais ce n’est pas tout : les liens entre les géants du web et la police inquiètent aussi beaucoup.
Si chaque paire de lunettes devient un capteur pour les autorités, la surveillance de la population sera totale. Le débat est donc lancé : faut-il privilégier le côté pratique de la technologie ou notre droit de rester anonyme dans la rue ?
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