Oubliez les pizzas froides et les combats contre Shredder. Dans Teenage Mutant Ninja Turtles: Empire City, on explore la tanière des tortues, celle qu’on a rêvé de visiter depuis qu’on est gamin.
On a tous voulu traîner dans les égouts avec Leonardo, Michelangelo, Donatello et Raphaël. Empire City nous le permet enfin, casque sur la tête et sourire collé au visage. Pas besoin de manier le katana pour en profiter.
L’idée, c’est juste d’être là, dans leur univers, comme un invité privilégié. Le résultat ? Une plongée douce dans leur quotidien new-yorkais, où l’on découvre que la vie de tortue a bien plus de charme qu’on ne l’imaginait.
Bienvenue dans la tanière : les égouts les plus cools de New York
Dès les premières secondes, on comprend qu’on n’est pas dans un simple décor de jeu. On se promène dans un repaire vivant, chaleureux, presque familier. Un miroir accroché au mur nous renvoie notre image. On est en version tortue : trois doigts, muscles en carapace et ongles épais. April, concentrée sur des plans, relève la tête pour nous adresser un regard complice. Dans un coin, quelques pots de plantes.
Plus loin, Maître Splinter médite dans sa chambre, imperturbable. Chaque pièce respire la débrouille et la tendresse. Des matelas rangés avec soin, des coins bien délimités, des objets récupérés à la surface et réutilisés avec style. C’est un bric-à-brac organisé, un mélange d’objets humains et de personnalité tortue. On sent que ces frères ont bâti leur maison à leur image : un joyeux chaos plein d’amour.
Un détail attire l’attention : un petit coin télé, parfait pour les soirées pizza. L’un d’eux s’y détend, manette à la main. Ce mélange d’intimité et de vie commune rend l’endroit attachant. On se surprend à penser qu’on pourrait y vivre. Pas longtemps, bien sûr, mais juste assez pour comprendre leur monde.
Et ce monde, les créateurs du jeu l’ont pensé comme un salon virtuel. Un lieu pour discuter, rigoler, retrouver des amis sans qu’il soit nécessaire de combattre des ninjas. Une expérience douce, presque nostalgique, qui nous reconnecte à l’esprit des Tortues Ninja : la famille avant tout.
Un jeu parfait pour vos retrouvailles entre amis
Ace St. Germain, directeur créatif d’Empire City, en parle avec un sourire sincère. Lorsqu’il évoque la genèse du projet, on sent que tout part d’une histoire d’amitié. Il explique qu’il jouait souvent à Walkabout Mini Golf avec un ami vivant à New York. Deux casques, des kilomètres de distance et l’impression d’être ensemble. De là, une idée simple : et si les tortues pouvaient servir de prétexte pour passer du temps entre amis ?
Alors il a construit un prototype. Un décor, une tanière, deux avatars assis à discuter de leurs enfants. Une heure et demie plus tard, la magie opérait déjà. Pas de combats, pas de missions : juste la chaleur d’une conversation dans un lieu familier. Et c’est exactement l’esprit d’Empire City.
Dans la version actuelle, on peut déjà flâner, observer et s’amuser. Un panier de basket trône au milieu du salon. Une borne d’arcade clignote dans un coin. En appuyant sur un bouton, la console change. La salle informatique, elle, sent la poussière et le vieux modem. Des câbles s’entremêlent autour d’un PC à moitié ouvert, tandis que les ventilateurs ronronnent doucement.
Le développement du jeu est encore jeune. Cela dit, le ton est posé. On peut lancer quelques objets, grignoter une pizza virtuelle et surtout, profiter du décor. Rien de spectaculaire, juste ce qu’il faut pour se sentir « chez eux ».
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