La Chine ne se limite pas à observer Neuralink et Elon Musk. Elle veut s’imposer comme un acteur majeur dans le domaine des interfaces cerveau‑ordinateur (ICO).
La Chine, déjà en avance dans le domaine de l’IA et de la robotique humanoïde, concentre désormais ses recherches sur les interfaces cerveau‑ordinateur. Maintenant, elle concentre ses ressources et ses recherches sur un nouveau domaine : les interfaces cerveau‑ordinateur.
Pour rappel, ces interfaces traduisent l’activité du cerveau en signaux exploitables par des machines. Ensuite, elles la transforment en instructions pour piloter des machines, des ordinateurs ou des prothèses. Cette innovation peut transformer la vie de personnes lourdement handicapées. Elle leur offre la possibilité de manipuler un bras robotisé, taper sur un écran ou contrôler un smartphone uniquement avec la pensée.
La Chine ne fait pas ces recherches de manière isolée ou privée. C’est une stratégie nationale, avec l’appui du gouvernement. Cela lui donne des moyens financiers, légaux et organisationnels importants pour réussir. L’objectif est de devenir le leader mondial des interfaces cerveau‑ordinateur avant 2030.
La Chine coordonne sept ministères pour développer ses interfaces cerveau‑ordinateur
Sept ministères travaillent ensemble en Chine pour piloter le développement de ces interfaces cerveau‑ordinateur. Le plan comporte 17 points importants. Ces étapes couvrent tout le processus : de la recherche scientifique initiale jusqu’à la production industrielle des dispositifs.
Les buts principaux de la chine sont de:
- Fabriquer des puces qui consomment peu d’énergie mais qui peuvent être implantées dans le cerveau,
- Créer des électrodes capables de capter les signaux cérébraux avec précision,
- Développer des programmes (algorithmes) capables d’interpréter ces signaux et de les traduire en commandes.
La Chine prévoit de fabriquer largement ces dispositifs, qu’ils soient invasifs ou non. En intégrant les régulateurs dès le départ, le pays accélère le passage du laboratoire au marché, un processus plus long et complexe aux États-Unis.
Il est bon de noter que la Chine dispose déjà d’entreprises dans le domaine des interfaces cerveau‑ordinateur (comme NeuroXess ou NeuCyber NeuroTech). Certaines entreprises chinoises ont déjà conçu des implants neuronaux et ont lancé des essais cliniques sur des patients. Quelques-uns ont pu contrôler ordinateurs et smartphones grâce à ces dispositifs.
Malgré la compétition avec les États-Unis, des entrepreneurs insistent pour que les besoins des patients restent prioritaires et plaident pour une coopération internationale.
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