Sony semble tourner discrètement une nouvelle page. En coulisses, l’abandon progressif du casque phare interpelle l’industrie du jeu vidéo. Les joueurs assistent en effet à la disparition programmée du PSVR 2 sur les boutiques officielles.
L’entreprise nippone Sony vide ses entrepôts sans annoncer de renouvellement majeur. De nombreux observateurs qualifient déjà cette stratégie d’abandon progressif orchestré à froid. Le sort réservé au fameux PSVR 2 rappelle d’ailleurs les heures sombres de la PS Vita.
Des rayons déserts et une rupture mondiale
La fête est finie sur les étals numériques. L’accessoire haut de gamme n’apparaît plus sur les vitrines directes de la marque aux États-Unis et au Japon. Sur les pages officielles, le lien d’achat renvoie désormais vers une simple erreur 404. Ce recul commercial de Sony confirme un désengagement qui ne dit pas son nom. Plusieurs marchés majeurs comme l’Australie ou le Canada réorientent d’ailleurs les acheteurs vers des commerces tiers.
Cette situation illustre l’abandon progressif de la production en amont. Les stocks sèchent à vue d’œil chez les grands distributeurs comme Amazon ou Walmart. Les seuls exemplaires encore disponibles proviennent de vendeurs spéculateurs à des tarifs prohibitifs avoisinant parfois 750 dollars. Pourtant, le constructeur avait consenti une baisse tarifaire officielle à 400 dollars l’année dernière pour relancer l’intérêt. Rien n’y fait, le PSVR 2 disparaît de la circulation dans l’indifférence presque générale.
Une prouesse technique lâchée en plein vol
Comment expliquer un tel fiasco pour une machine aussi performante sur le papier ? L’erreur tactique de Sony réside d’abord dans un catalogue d’exclusivités désespérément vide. En dehors d’un titre Horizon et de Gran Turismo 7, les studios internes ont déserté la plateforme. Les passionnés espéraient de grandes aventures immersives adaptées des franchises phares du constructeur. À la place, les acheteurs ont vu les plâtres essuyés par des productions tierces trop rares.
Ce manque cruel d’ambition a précipité l’abandon progressif du projet auprès du grand public. Les joueurs déplorent également l’absence totale de rétrocompatibilité avec la ludothèque du modèle précédent. Devoir racheter ou abandonner ses classiques a freiné l’enthousiasme initial des fidèles. Les contraintes ergonomiques comme le câble filaire ou les nausées ont achevé de ranger le casque au placard.
Heureusement, une passerelle PC officielle permet désormais de rentabiliser le matériel sur SteamVR pour limiter la casse. Cependant, cette ouverture tardive n’a pas suffi à relancer une dynamique commerciale en berne.
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