La marque RayNeo lance simultanément deux produits aux usages séparés pour éviter le piège du terminal tout-en-un. Modèle de discrétion, l’iO enrichit le catalogue de lunettes connectées avec une monture sans caméra dédiée à la productivité. En parallèle, la ligne GT vise les amateurs de cinéma et de jeux vidéo grâce à un écran virtuel immersif.
Proposer un seul appareil capable de tout faire impose souvent des compromis frustrants sur le poids ou l’autonomie. Pour contourner ce problème, l’entreprise chinoise choisit de diviser sa vision de la réalité augmentée en deux catégories distinctes. Cela permet à RayNeo d’affirmer sa position avec près de 24 % des ventes mondiales au premier trimestre 2026. Les utilisateurs peuvent choisir entre une assistance textuelle permanente et un écran géant nomade. Ce déploiement de lunettes connectées cible les limites des smartphones actuels sans alourdir le quotidien.
RayNeo iO : la productivité sans filtre ni caméra
Avec 33 grammes sur la balance, la monture iO ressemble à une paire de vue classique. Son châssis en alliage de magnésium-aluminium et ses branches en titane garantissent un port agréable toute la journée. La grande nouveauté? L’absence totale de capteur photo ou vidéo. Ce choix préserve la vie privée des passants et évite les interdictions dans les lieux publics. Pour le constructeur, ce parti pris tranche nettement avec les choix des géants du secteur technologique. À la place, l’appareil intègre un écran monochrome vert discret. Il affiche les notifications, l’agenda ou des sous-titres de traduction en direct avec un retard d’une seconde seulement. La restitution sonore fait aussi l’impasse sur les haut-parleurs classiques. Quatre microphones et un capteur à conduction osseuse captent la voix de l’utilisateur, même en milieu bruyant. Ces nouvelles lunettes connectées privilégient la sobriété visuelle et auditive.
L’intelligence artificielle joue un rôle central dans cette expérience. Le système écoute les échanges pour extraire automatiquement des rappels ou des tâches. La plateforme s’appuie par défaut sur Gemini 3.1 Flash Lite, mais propose un accès optionnel à d’autres modèles comme ChatGPT ou Claude. L’ensemble se contrôle via une molette située sur la branche ou par de simples gestes de la tête. L’autonomie atteint deux jours d’utilisation classique grâce à une batterie de 240 mAh. Proposées à partir de 479 dollars dès le 4 septembre 2026, ces lunettes connectées s’adressent prioritairement aux professionnels.
Série GT : un écran géant à emporter partout
La gamme GT adopte une philosophie diamétralement opposée. Ici, la priorité reste la qualité d’affichage pour les films et le jeu vidéo. Le modèle GT Max projette un écran virtuel impressionnant allant jusqu’à 307 pouces. L’affichage Tandem MicroOLED offre un champ de vision large de 59 degrés. Avec ces appareils, RayNeo cible le marché du divertissement nomade haute fidélité.
Cette déclinaison intègre une architecture matérielle à deux puces dédiée au traitement de l’image et au suivi du mouvement. Elle prend en compte le format Dolby Vision ainsi qu’un système d’amélioration dynamique de l’image par IA. Côté son, quatre haut-parleurs conçus avec Bang & Olufsen garantissent une immersion audio de premier ordre. Un mode sonore orienté permet d’écouter ses contenus sans gêner son entourage. Ces modèles se branchent directement aux smartphones, ordinateurs et consoles portables comme le Steam Deck. Trois modes de stabilisation ajustent l’image selon que l’utilisateur se trouve dans un train ou dans son salon. Avec un poids oscillant entre 68 et 78 grammes, ces lunettes connectées redéfinissent la consommation de médias en déplacement. Les versions GT et GT Max complètent la gamme avec de nouvelles lunettes connectées taillées pour cet écosystème porté par RayNeo.
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