Le spécialiste nDreams revoit toute son organisation. Ainsi, deux de ses studios disparaissent et de nombreux salariés s’en vont. Cette mesure radicale doit garantir la pérennité de la société. Le marché de la VR est instable. Le groupe cherche donc une meilleure rentabilité.
nDreams a communiqué la nouvelle sur LinkedIn début mars. C’est un moment compliqué pour les auteurs de Ghostbusters. Près de 80 licenciements sont prévus au Royaume-Uni. La direction souhaite protéger l’avenir du studio. L’organisation actuelle est devenue trop lourde pour le marché mondial.
Ndreams: Une vague de licenciements et des fermetures de studios
Le plan de restructuration impose la fermeture définitive de Near Light et Compass. Cette mesure entraîne la suppression de 78 postes au total. Ces licenciements touchent tous les niveaux de l’entreprise, de la technique à la direction.
Pourtant, nDreams a beaucoup investi ces dernières années. Le rachat de Near Light en était l’exemple parfait. Ce studio était apprécié pour ses titres originaux comme Shooty Fruity. De son côté, Compass était né d’une fusion pour mieux gérer les coûts.
nDreams concentre maintenant tous ses efforts sur son studio principal nommé Elevation. Ce pôle rassemble 120 collaborateurs sur des projets encore secrets. nDreams conserve également une petite équipe de recherche pour préparer l’avenir technologique. Le rachat par la firme suédoise Aonic en 2023 n’a pas suffi à stabiliser les finances. La transaction s’élevait pourtant à 110 millions de dollars. Malgré le succès de PowerWash Simulator VR, la situation demeure fragile. Les bons résultats récents n’ont pas permis de protéger tous les salariés. La priorité est maintenant de sécuriser la pérennité du studio restant.
Un marché de la réalité virtuelle en pleine crise
Cette situation montre une crise profonde qui affecte tout le secteur de la réalité virtuelle. Le patron de nDreams avait déjà prévu ces difficultés techniques. D’après ses analyses, le marché traverse une phase de déception naturelle après les promesses du début. Les coûts de création augmentent fortement pendant que les ventes de casques stagnent partout dans le monde. Le prix élevé des appareils et des pièces électroniques freine l’achat par le grand public.
D’autres entreprises majeures comme Meta ont aussi fermé des studios de développement récemment. Les joueurs hésitent encore à dépenser de grosses sommes pour un catalogue de jeux parfois limité. Le studio britannique pense que ces économies forcées aideront à attendre une reprise globale du secteur.
Pour l’instant, la priorité est de terminer les projets les plus importants afin de convaincre les investisseurs. La direction s’engage enfin à soutenir les employés licenciés durant cette période de transition éprouvante.
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