Selon un document interne, signé par Gabriel Aul et Ryan Cairns, Meta va revoir la tarification de ses casques Quest dès l’an prochain. Et pour cause, l’entreprise souhaiterait rendre son activité plus stable et durable, même si cela risque de déranger certains de ses utilisateurs.
Une note interne, devenue publique, montre que Meta compte augmenter le prix de ses appareils VR. Plusieurs raisons l’expliquent, dont les tarifs douaniers, la pression financière et le rythme soutenu des sorties. Décortiquons tout cela.
Meta prépare une hausse des prix pour sauver la VR
Meta veut rompre avec le cycle annuel qui impose la sortie d’un nouveau casque chaque année. Les dirigeants estiment que la gamme doit durer plus longtemps et que chaque appareil reste sur le marché plus longtemps. Ils veulent aussi réduire la dépendance à un seul succès, le Quest, qui domine le marché depuis des années. Cette position ne suffit plus à compenser les pertes accumulées par Reality Labs.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Depuis 2021, la division VR a englouti plus de 60 milliards de dollars. Malgré cela, Meta vend ses casques à des tarifs très agressifs : 499 dollars pour le Quest 3 et 299 dollars pour le Quest 3S. Cela reste bien moins cher que la concurrence. L’Apple Vision Pro dépasse les 3 000 dollars, le Samsung Galaxy XR démarre à 1 799 dollars et même le futur casque de Valve devrait coûter beaucoup plus que le Quest 3.
Pendant longtemps, la stratégie de prix bas a permis à Meta de dominer le marché : : l’entreprise occupe près de 80 % du marché XR. Aujourd’hui, cette approche n’est plus viable. Les dirigeants veulent désormais une activité « plus saine », capable de durer sur le long terme.
Pour le moment, le montant exact de la hausse n’a pas été communiqué. De plus, on ne sait pas si l’augmentation visera tous les modèles existants, uniquement les futurs casques, ou si elle sera appliquée dans toutes les zones géographiques.
Un casque Meta Quest VR plus cher mais plus ambitieux
La note révèle aussi une autre ambition : améliorer la qualité des expériences logicielles. Meta estime que son matériel est déjà excellent, mais que les logiciels doivent maintenant suivre le même niveau. Les futures applications devront être plus réactives, plus fonctionnelles et plus captivantes. C’est crucial pour convaincre les utilisateurs de payer plus cher.
Ce changement pourrait aussi ralentir les nouveaux lancements. Le Quest 4, par exemple, reste très mystérieux. L’entreprise a déjà repoussé les lunettes de réalité mixte « Phoenix » à 2027. En interne, plusieurs prototypes circulent, mais rien ne semble prêt pour une sortie rapide. Meta avance prudemment, car chaque projet coûte cher et doit désormais s’inscrire dans une logique durable.
Pendant ce temps, d’autres produits progressent. Les lunettes Ray-Ban Meta connaissent une belle croissance. Elles coûtent moins cher à développer et séduisent un public plus large. Cette réussite pourrait pousser Meta à équilibrer différemment ses investissements. L’entreprise veut continuer la VR, mais sans sacrifier sa stabilité financière.
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