De nouvelles dérives liées aux gadgets numériques inquiètent de plus en plus les citadins. Une femme a découvert une vidéo d’elle sur internet alors qu’elle marchait simplement dans la rue. Ce type de pratique soulève des questions sur la protection de la vie privée à l’ère numérique.
Selon des informations publiées par la BBC, une jeune femme nommée Alice a été victime d’un harcèlement technologique à Londres. Un individu l’a approchée dans un espace public pour capturer des images à son insu. Il a utilisé des lunettes connectées pour réaliser ce projet sans attirer l’attention. Cette méthode permet de filmer clandestinement des passants en toute discrétion. La victime a ensuite retrouvé ces séquences sur les réseaux sociaux.
Des vidéos capturées sans aucun consentement
L’homme qui a piégé Alice prétendait simplement vouloir discuter avec elle. En réalité, il cherchait à créer du contenu pour alimenter ses comptes en ligne. L’utilisation de lunettes connectées rend l’identification de la caméra presque impossible pour les victimes. Ces influenceurs cherchent souvent à filmer clandestinement des interactions pour donner des conseils de séduction. La BBC rapporte que la vidéo d’Alice a été vue des dizaines de milliers de fois.
Face à cette situation, Alice a demandé la suppression immédiate des images. L’auteur a alors proposé un service payant pour retirer le contenu de ses pages. Il voulait tirer profit de l’image d’autrui. Il prétend ne pas vouloir nuire tout en exigeant de l’argent. La plateforme TikTok a fini par supprimer le compte de cet homme après plusieurs signalements. Cependant, les fichiers restent en sa possession et peuvent réapparaître ailleurs. Alice explique qu’elle se sent exploitée par ce système injuste. Elle n’est pas la seule femme dans cette situation dramatique.
Un besoin urgent de régulation technologique
Pour la professeure Clare McGlynn de l’Université de Durham, cette situation s’apparente à une nouvelle forme de chantage. La chercheuse explique à la BBC que le fait de filmer clandestinement des gens devient un business lucratif. Les victimes se sentent souvent totalement impuissantes face à ces technologies invisibles. Porter des lunettes connectées permet de contourner les règles habituelles de politesse et de droit. Alice a contacté la police, mais l’enquête n’a pas pu aboutir faute de preuves suffisantes.
Le harceleur continue d’utiliser des lunettes connectées pour produire des séquences similaires sur d’autres plateformes. Le Dr Beatriz Kira, de l’Université de Sussex, souligne que les plateformes profitent aussi de ces revenus. Plusieurs spécialistes demandent de sanctionner plus sévèrement l’action de filmer clandestinement. Les autorités britanniques ont annoncé en 2025 des mesures pour protéger les femmes contre ces abus numériques. On voit que filmer clandestinement est devenu un véritable problème de société. L’industrie qui fabrique ces lunettes connectées est aussi pointée du doigt par les défenseurs des droits. Il est urgent de réguler davantage la possibilité de filmer clandestinement dans les lieux publics. Enfin, l’usage des lunettes connectées doit être strictement encadré pour éviter ces dérives.
- Partager l'article :

