Autrefois, les lunettes connectées étaient réservées aux films Marvel. Mais depuis 2013, l’eau a coulé sous le pont. Elles se sont multipliées et sont de plus en plus dédiées au grand public dorénavant.
Comme vous le savez, les Ray-Ban Meta, les projets d’Apple ou les annonces de Google occupent le devant de la scène. Sauf que vous ignorez (ou pas) qu’une armée de petites entreprises, certaines inconnues du grand public, est aussi dans la course.
Elles rivalisent de créativité pour proposer des modèles qui cassent les codes. Certaines s’attaquent au marché avec des modèles simples et abordables, d’autres visent l’innovation radicale.
Quoi qu’il en soit, côté lunettes connectées, il y en a désormais de toutes les couleurs.
Les lunettes sans écran
L’histoire des lunettes connectées sans écran avait démarré dès 2013. La startup Vergence Labs avait tenté sa chance avec les Epiphany Eyewear. Ces dernières qui ont vite été rachetées par Snap pour créer les premières Spectacles.
Ces modèles, dépourvus de haut-parleurs et de puissance de calcul, n’étaient finalement que des lunettes caméra. Plus originales que vraiment utiles donc. Ensuite, il y a eu Pivothead qui s’était essayé au même exercice, sans jamais vraiment décoller.
Puis Amazon est entré en jeu avec ses Echo Frames, disponibles depuis 2020. Pas de caméra en revanche. Elles intègrent des haut-parleurs et microphones intégrés pour écouter de la musique ou converser avec Alexa. Un choix qui montre bien la diversité des approches.
Meta, de son côté, a innové en ajoutant une IA multimodale à ses Ray-Ban Meta en 2023. Ce qui transformait ces simples lunettes en véritables compagnons intelligents. Aujourd’hui, des dizaines d’acteurs se disputent ce créneau, des fabricants chinois low-cost à des marques plus ambitieuses.
Parmi les plus attendues, on retrouve Solos AirGo V2, prévu fin 2025. Elle intègre ChatGPT, Claude, Gemini ou encore DeepSeek, le tout pour environ 300 dollars. Xiaomi se lance aussi dans la partie avec des lunettes équipées de son IA maison, réservées au marché chinois.
HTC préfère cibler Taïwan avec son Vive Eagle, vendu plus cher mais équipé de modèles d’IA internationaux. Mentra, elle, mise sur l’open source et sur un SDK libre pour séduire les développeurs.
Plus surprenant encore, Waves joue la discrète avec des caméras invisibles, une idée déjà controversée. Même Jio, le géant indien des télécoms, prépare ses propres JioFrames.
Les lunettes HUD
À côté des modèles sans écran, une autre famille prend de l’ampleur : les lunettes avec affichage tête haute, ou HUD. L’idée est simple. Un petit écran projeté dans votre champ de vision pour afficher notifications, traductions ou même itinéraires.
Les premières à avoir osé cette approche sont les Focals de North, sorties en 2019. Elles avaient séduit les amateurs de tech avant d’être rachetées par Google, qui a annulé la suite du projet.
Depuis, de nouvelles marques ont pris le relais. Even Realities a lancé les G1, binoculaires et monochromes, capables d’afficher des sous-titres ou un texte défilant. Brilliant Labs, de Singapour, en est déjà à sa troisième génération, avec le Halo, un modèle léger, couleur et open source.
De son côté, XRAI s’est spécialisé dans la traduction instantanée, avec des lunettes qui transforment chaque parole en texte projeté devant vos yeux. La startup Inmo, pionnière de ce secteur, revient avec ses Go 2 et Air 3. Elles sont binoculaires, avec un modèle couleur mais plus lourd et coûteux.
Meta bouscule le marché avec ses lunettes HUD
Et aux dernières nouvelles, même Amazon aussi prépare ses propres lunettes HUD, destinées à la fois aux livreurs et au grand public. Mais les toutes dernières venues sont les Ray-Ban Meta Display, lancées le 30 septembre 2025 au prix de 799 $.
Ces lunettes disposent d’un affichage discret et se contrôlent par gestes grâce au Meta Neural Band. Elles permettent de consulter ses notifications, lire ses messages, suivre ses directions ou même défiler sur Instagram Reels.
Le lancement des Ray-Ban Display a été un véritable succès. Toutes les boutiques américaines ont rapidement épuisé leurs stocks, et les créneaux pour les démonstrations sont presque tous complets jusqu’en novembre. Meta prévoit de réapprovisionner rapidement et d’étendre la disponibilité à la France, au Royaume-Uni, à l’Italie et au Canada dès début 2026.
La prochaine étape ? Les modèles AR
Si les lunettes HUD se contentent d’un petit écran, les lunettes de réalité augmentée, elles, placent des objets virtuels dans le monde réel. Un rêve poursuivi depuis des années, quoique, encore difficile à concrétiser.
Dans les faits, le marché grand public occidental n’a pas encore vu arriver de véritables lunettes AR crédibles. Les prototypes sont souvent trop lourds, trop chers ou encore trop limités.
En Chine, RayNeo tente sa chance avec ses X3 Pro. Toutefois, leur champ de vision réduit limite sérieusement l’expérience. Snap, fidèle à son ADN, prépare de son côté une paire de Specs prévue pour 2026.
Après plusieurs générations de lunettes caméra et deux kits de développement AR, l’entreprise promet enfin un modèle plus léger, autonome et accessible.
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