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Lunettes AR à 2 195 $ : Le patron de Snap peut-il vraiment faire plier le marché ?

Evan Spiegel lunettes AR Specs

Evan Spiegel prend un risque financier colossal avec son nouveau projet de matériel informatique. Le patron de Snap lance des lunettes AR hors de prix pour le grand public. Ces nouvelles Specs coûtent la somme vertigineuse de 2 195 dollars.

Le marché de la haute technologie évolue extrêmement vite. Pourtant, Evan Spiegel choisit une voie très audacieuse face aux géants du web. Il veut vendre ses lunettes AR à un tarif très exclusif. Ces Specs ciblent pour l’instant une niche bien précise d’utilisateurs. L’entreprise espère ainsi bâtir une véritable plateforme informatique indépendante.

Un lancement sous le signe du doute et des critiques

Le design de ce nouvel appareil connecté ne fait pas l’unanimité. En juin dernier, Evan Spiegel a porté l’appareil lors d’une interview télévisée sur CNBC. Ses collègues lui avaient pourtant fortement déconseillé de les garder sur le nez à l’écran. Ils voulaient privilégier la discussion autour du produit. Les critiques en ligne ont fusé immédiatement après la diffusion. Les internautes ont comparé ces lunettes AR à de vieux accessoires de cinéma 3D. Le look des Specs est jugé beaucoup trop lourd et peu esthétique.

De plus, la conjoncture interne de l’application aux fantômes reste fragile. L’action en bourse de Snap a chuté de plus de 30 % cette année. La firme a perdu neuf millions d’utilisateurs quotidiens en Amérique du Nord sur les trois dernières années. Ensuite, une véritable vague de départs a touché la direction. Le directeur financier, le directeur de la création et d’autres cadres ont quitté le navire récemment. Par conséquent, de nombreux employés doutent ouvertement de la stratégie de Evan Spiegel. Ils préfèrent se concentrer sur Snapchat, la principale source de revenus de la société. L’investissement massif de temps et d’argent dans ces lunettes AR inquiète donc profondément les actionnaires.

L’avenir numérique selon Snap face à une concurrence féroce

Malgré la tempête boursière, l’équipe dirigeante garde fermement le cap. Pour Evan Spiegel, l’objectif final dépasse largement le simple gadget de divertissement. Il considère les Specs comme une évolution matérielle incontournable. L’idée est de créer une véritable alternative aux smartphones actuels. En effet, ces lunettes AR intègrent leur propre système d’exploitation, baptisé Snap OS 2.0. Les utilisateurs peuvent ainsi manipuler des applications en réalité augmentée devant leurs yeux. C’est une vraie vision à long terme pour intégrer l’intelligence artificielle dans notre quotidien.

Toutefois, la concurrence sur le marché des objets portables est extrêmement rude. Des géants de la tech comme Meta proposent déjà des modèles beaucoup moins chers. Meta vend ses produits connectés Ray-Ban à partir de seulement 379 dollars. D’ailleurs, l’entreprise de Mark Zuckerberg a déjà écoulé plus de deux millions de paires. En comparaison, le prix d’achat des Specs semble totalement exorbitant pour le consommateur moyen. Snap demande à ses clients de payer 2 195 dollars pour y accéder. C’est un test commercial crucial pour la célèbre entreprise américaine. Si les ventes échouent, la marque pourrait aggraver ses pertes financières.

Finalement, l’événement de lancement du 16 septembre sera décisif. Les précommandes exigent un dépôt remboursable de 200 dollars. L’entreprise indique par ailleurs une hausse de 19 % de ses revenus au dernier trimestre pour rassurer le public. Evan Spiegel espère séduire d’abord les développeurs informatiques. Il mise très gros sur ces lunettes AR haut de gamme pour l’avenir. Seul le temps dira si Evan Spiegel a eu raison d’insister.

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