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Anko Smart Glasses : l’appareil espion à prix cassé qui affole les autorités

lunettes connectées Anko Kmart

De nouvelles lunettes connectées bon marché créent une vive polémique sécuritaire en Australie. L’enseigne Kmart a rapidement écoulé tout son stock. Proposées par la marque Anko, ces lunettes connectées permettent de filmer n’importe qui à son insu dans l’espace public.

Commercialisées pour 89 dollars, les lunettes connectées Anko Smart Glasses s’arrachent en magasin et sur internet. En embarquant le programme HeyCyan, l’accessoire permet d’écouter de la musique ou de capturer des vidéos en haute définition. Face au succès fulgurant de cet équipement, le géant Kmart se retrouve au centre d’une alerte nationale. La procureure générale et la commissaire à la vie privée demandent une enquête urgente sur ces objets.

Un cauchemar de voyeurisme démocratisé à petit prix

Jusqu’ici, Meta dominait le secteur des lunettes connectées avec ses modèles vendus à plus de 300 dollars. L’arrivée des monture Anko change tout cela. Pour moins de 90 dollars, n’importe quel acheteur dispose d’un outil de capture très discret. Le dispositif inclut un petit voyant lumineux indiquant l’enregistrement vidéo. Pourtant, de nombreux utilisateurs masquent facilement ce témoin avec du scotch sans bloquer la caméra.

Des défenseurs des droits numériques dénoncent un cauchemar pour la vie privée des citoyens. Les craintes se multiplient dans les lieux sensibles comme les plages, les saunas ou les vestiaires. Sur les réseaux sociaux, certains créateurs de contenu utilisent déjà ces caméras pour harceler des passants. Pour le distributeur Kmart, ce produit répond simplement à une demande grandissante de la clientèle. L’entreprise affirme attendre de ses clients un usage responsable et conforme aux lois. Cependant, la présence de ces lunettes connectées signées Anko dans les rayons grand public facilite les abus. Les chaînes de vente comme Kmart peinent à garantir que ces caméras ne finissent pas entre de mauvaises mains.

Face aux caméras embarquées, la société et la loi fixent leurs limites

Face à la polémique, les autorités australiennes tentent de réagir. La réglementation actuelle sur la vie privée protège les données collectées par les entreprises, mais pas les enregistrements faits par des particuliers. C’est pourquoi le gouvernement étudie une révision globale des textes de loi. Au niveau international, la riposte s’organise déjà contre ce type d’appareil. Au Royaume-Uni, des pubs, des salles de spectacle et des restaurants interdisent formellement l’entrée aux porteurs de lunettes connectées.

Dans la rue, la tension monte aussi chez les passants. Certains usagers craignent d’être pris à partie s’ils portent de simples montures de vue. Des applications mobiles émergent même pour détecter les signaux Bluetooth des puces Anko à proximité. L’engouement initial poussé par des distributeurs comme Kmart laisse place à un rejet social marqué. Si la marque Anko séduit par son prix cassé, la méfiance du public envers ces lunettes connectées grandit chaque jour. Même si Kmart réapprovisionne ses stocks, porter ces objets en public risque de devenir un motif d’exclusion.

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