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Définition réalité augmentée – Qu’est-ce que la RA ?

La réalité augmentée, tout comme la réalité virtuelle n’est pas une invention nouvelle, mais ses applications commencent seulement à faire leur apparition. Comment fonctionne-t-elle et quelles sont ses applications ?

Réalité Augmentée : définition et date de création

La réalité augmentée désigne selon Ronald T Azuma, chercheur à l’Université de Caroline du Nord et auteur d’une des premières études sur la réalité augmentée intitulée “A survey of Augmented reality”, publié en 1997, la réalité augmentée peut se définir comme une interface entre des données “virtuelles” et le monde réel. 

Concrètement, la réalité augmentée combine le monde réel et les éléments numériques en temps réel, offre à l’utilisateur des possibilités d’interaction en temps réel, et repose généralement sur un environnement 3D.

Initialement dérivé de la notion de réalité virtuelle, le terme de réalité augmentée est toutefois de plus en plus remis en question. En plus d’être peu compréhensible, ce terme est inexact. Techniquement, ce n’est pas la réalité qui est augmentée, mais bien la perception de l’utilisateur.  

La plupart du temps, la réalité augmentée permet d’altérer la vision de l’usager. Toutefois, les cinq sens peuvent être affectés par cette technologie. Il est par exemple possible d’ajouter des sons artificiels à un environnement sonore.

La réalité augmentée désigne toutes les interactions entre une situation réelle et des éléments virtuels tels que de la 3D, des images 2D ou de la géolocalisation. Cette interaction est rendue possible par un “device”, à savoir un appareil qui va faire office d’unité de calcul. Cet appareil va permettre de positionner et de suivre les éléments numériques en temps réel.

Selon Fabrice Arsicot, Directeur du Pôle Digital, de la société Publicorp, la réalité augmentée se compose de plusieurs éléments :

  • Un device : du type smartphone, tablette ou ordinateur équipé a minima d’une webcam ou capteur caméra, ainsi que d’une application. Le but sera de mixer virtuel et réel en superposant l’image captée par l’objectif et un contenu généré. 
  • Un marqueur ou déclencheur : un symbole, une image, voire même un logo si le niveau de contraste est suffisant.
  • Le contenu généré par l’application : 2D, 3D, vidéo, jeu, etc.

Pour définir la réalité augmentée, on évoque bien souvent les travaux de Milgram et Kishino sur le continuum entre réel et virtuel publiés en 1994. Selon ces deux experts, la réalité mixte va de l’environnement réel à l’environnement virtuel en passant par la réalité augmentée et la virtualité augmentée.

L’Histoire de la réalité augmentée

La réalité augmentée a pour la première fois été conceptualisée par Horton Heilig, qui en 1962 crée le “Sensorama”. Il s’agit d’un casque équipé de capteurs permettant de simuler une scène telle qu’une balade à moto dans New York par exemple. Ce concept se rapproche davantage de la réalité virtuelle, mais pose également les bases de la réalité augmentée.

En 1968, Ivan sutherland invente le premier casque HUD à vision transparente réagissant aux mouvements de tête. L’appareil est baptisé « Épée de Damoclès », car il se porte directement sur la tête.

Dans les années 1980, Steve Mann invente le EyeTap, un casque permettant d’afficher des informations virtuelles devant les yeux de son utilisateur. Il s’agit du premier véritable casque de réalité augmentée, un concept qui se développera jusqu’à devenir aussi léger qu’une paire de lunettes.

Comment fonctionne la réalité augmentée ?

Il existe plusieurs techniques de création de la réalité augmentée. Elle consiste à construire une représentation se superposant au monde réel. Pour cela, les créateurs de réalité augmentée utilisent des coordonnées géographiques qui permettent une localisation. Sont donc utilisées des données GPS auxquelles doivent être associés des éléments précisant la direction de la vision. Si l’on prend l’exemple d’un smartphone, ce sont la boussole et les accéléromètres qui fournissent les informations nécessaires pour permettre au logiciel de savoir où se trouve l’usager et la direction vers laquelle il est tourné.

Il est également possible de s’en remettre à la reconnaissance d’une image ou d’un motif lié au sens augmenté pour déterminer la position de l’utilisateur. Dans le cas de la vision, c’est la reconnaissance d’image qui permet cette prouesse.

Aux débuts de la réalité augmentée, les marqueurs étaient monochromes et dissymétriques. Ces marqueurs simples sont encore utilisés aujourd’hui par certaines applications. Désormais toutefois, les ordinateurs et smartphones sont suffisamment puissants pour reconnaître des images plus complexes grâce à des algorithmes prévus à cet effet.

Les applications de réalité augmentée peuvent également analyser des flux vidéos ou des éléments du corps humain, les mains ou l’ensemble des membres, comme le fait le Kinect de Microsoft. Ce procédé est par exemple utilisé par l’application de test de maquillage L’Oréal Makeup Genious.

Dans un avenir proche, il est probable que tous les équipements portables disposent d’un capteur de reconnaissance du corps humain permettant de proposer davantage d’interactions entre le réel et le virtuel. C’est déjà le cas du smartphone Asus Zenfone AR, reposant sur la technologie Google Tango, présenté lors du CES 2017. Selon les rumeurs, le prochain iPhone attendu pour la fin de l’année 2017 proposerait des fonctionnalités similaires.

Les limites de la réalité augmentée

À l’aube de l’an 2017, la réalité augmentée est encore confrontée à de nombreux problèmes.Les applications de réalité augmentée utilisables en extérieur, doivent faire face au soleil à la température extérieure qui peuvent gêner la perception. Dans le cas des applications de tourisme AR, par exemple, qui nécessitent de se rendre dans un lieu touristique pour profiter d’éléments virtuels superposés à la réalité, ce désagrément peut ruiner l’expérience.

La réalité augmentée peut également poser un problème de sécurité. Par exemple, un cycliste ou un skieur muni de lunettes de réalité augmentée peut être perturbé par les informations qui s’affichent à l’écran et risquer un accident. De même, certains n’hésitent pas à jouer à Pokémon Go en conduisant, provoquant un réel danger pour la sécurité routière. Toutefois, c’est ici le comportement des utilisateurs qui doit être incriminé et non la technologie qui leur est proposée.

Autre problème de la réalité augmentée, celui de la confidentialité. Les lunettes de réalité augmentée nécessitent une caméra pour fonctionner. Or, cette caméra peut très bien permettre de filmer des personnes à leur insu. C’est l’un des problèmes qui a provoqué l’échec des Google Glass. Les lunettes AR provoquaient des rixes dans les lieux publics, et certains les utilisaient pour filmer des événements privés.

Quels outils pour représenter la réalité augmentée ?

Concrètement, la réalité augmentée nécessite un ensemble de capteurs permettant de localiser l’utilisateur (GPC, caméra, accéléromètre, hygromètre, hydromètre…), un ordinateur pour interpréter l’environnement et le mélanger aux éléments virtuels, et un écran permettant d’afficher le résultat de ce mélange.

À l’origine, les premiers logiciels de réalité augmentée reposaient sur une caméra, un ordinateur et un écran. Depuis 2009, suite à l’essor des smartphones et du réseau 3G/4G, le téléphone est devenu la principale interface de visualisation de la réalité augmentée. Cette caractéristique distingue la réalité augmentée de la réalité virtuelle, reposant principalement sur les casques VR comme l’Oculus Rift.  Le principal avantage du smartphone est de permettre d’exploiter les données de géolocalisation grâce à sa portabilité. De plus, ces appareils à la pointe de la technologie peuvent se charger des calculs, au même titre qu’un ordinateur.

Depuis quelques années toutefois, d’autres outils ont fait leur apparition. Les lunettes Google Glasses ont été pour la première fois présentées en 2012, puis commercialisées en 2013, et retirées du marché l’année suivante. Depuis lors, les lunettes de réalité augmentée prolifèrent. Ces appareils sont particulièrement pratiques pour les sportifs, puisqu’ils permettent d’afficher des informations utiles sur la visière tout en laissant les mains libres à l’usager.

Les constructeurs automobiles, tel que PSA, travaillent également actuellement à la construction d’un pare-brise équipée d’un outil de réalité augmentée. Les premiers véhicules de la marque qui en seraient équipés pourraient en être équipés en 2020. Enfin, certains constructeurs envisagent d’utiliser les montres connectées comme interfaces de réalité augmentée, même si aucun projet concret n’a été dévoilé jusqu’à présent.

Comment créer de la réalité augmentée

Face à l’essor de la réalité augmentée, de nombreuses personnes souhaitent se lancer et créer à leur tour des applications AR. Il existe plusieurs solutions pour procéder. En voici quelques-unes parmi les plus accessibles.

Les CMS de réalité augmentée

De nombreux logiciels et services en ligne permettre de créer facilement des projets de réalité augmentée, sans avoir besoin de notions de programmation informatique. Cette solution est idéale pour les débutants qui souhaitent découvrir la réalité augmentée. La plupart peuvent être utilisés gratuitement, même s’il sera nécessaire de payer pour accéder à des fonctionnalité avancées.

L’avantage de ces solutions est qu’elles proposent généralement leur propre logiciel de visualisation. Les applications créées avec ces logiciels peuvent être utilisées sur n’importe quel OS, avec tous les navigateurs web et sur smartphone depuis l’application officielle. En revanche, le fait de devoir passer par cette application tierce peut poser problèmes en termes de communication.

Le top des CMS de réalité augmentée

Metaio Creator

Très intuitif, ce logiciel permet d’implémenter des fonctionnalités de géolocalisation, de reconnaissance d’image, et de modèle 3D. Malheureusement, suite au rachat de Metaio par Apple, le service n’est plus accessible.

Layar Creator

Ce service en ligne accessible se destine principalement aux personnes intéressées par l’impression augmentée.

Wikitude Studio

Ce service en ligne permet d’intégrer des modèles 3D à vos créations en réalité augmentée. Il est très simple d’usage et conviendra aux débutants.

Augment

Augment est une application mobile très facile à prendre en main. L’utilisateur pourra rapidement créer des exemples à montrer à ses collègues ou à ses proches. Pour l’heure, il n’est possible d’utiliser que des modèles 3D. Cette application sert principalement à créer des catalogues d’objets.

Aurasma Studio

Ce logiciel permet de créer de la réalité augmentée à l’aide d’images, de vidéos et de modèles 3D. Son fonctionnement est différent des autres outils détaillés ci-dessus, mais les explications fournies sont claires et intuitives.

Zappar


L’application Zappar permet de créer très facilement du contneu en réalité augmentée pour le marketing d’une marque ou d’un produit. Ce logiciel repose sur un système de QR code à placer sur un objet ou son packaging pour permettre au consommateur de visualiser du contenu AR sur sons martphone.

Utiliser des SDK

De nombreux SDK permettent d’ajouter des fonctionnalités de réalité augmentée à une application mobile ou un site web. Certains sont gratuits, d’autres coûtent plusieurs dizaines de millers d’euros.

Pour utiliser ces SDK et leurs extensions, il est nécessaire d’avoir des compétences en développement informatique. En revanche, les possibilités sont quasiment illimitées, contrairement à celles offertes par les CMS. Les kits de développement logiciel offrent aussi un avantage en termes de communication, puisqu’ils évitent d’avoir à passer par une application tierce. Parmi les plus intéressants, on dénombre Vuforia, Wikitude, et ARToolKit.

Faire appel à un tiers

Pour créer de la réalité augmentée, il est nécessaire de disposer de compétences techniques. Par conséquent, il peut être préférable de faire appel à une entreprise spécialisée ou un développeur professionnel.

Un tiers peut se charger directement de créer du contenu AR, ou tout simplement faire office de conseiller et d’assistant pour aider à mener le projet à bien en économisant du temps et de l’argent.

La réalité augmentée spatiale, outil d’interaction avec l’environnement

exemple de réalité augmentée
Grâce à la “spatial augmented reality”, les utilisateurs ne portent pas d’appareils de visualisation, mais des capteurs et des projecteurs sont installés autour d’eux et ceux vont réagir en fonction de l’utilisateur.

Autre outil de réalité augmentée qui pourrait se révéler porteur davenir : la spatial augmented reality, que lon peut traduire par Espace augmenté”. Les utilisateurs ne portent pas d’appareils de visualisation, mais des capteurs et des projecteurs sont installés autour d’eux et ceux-ci vont réagir en fonction de l’utilisateur. Lutilisateur pourra se servir dun outil afin dinteragir avec lespace environnant.

La réalité augmentée spatiale utilise un rétro-projecteur et permet d’augmenter un objet, c’est-à-dire d’apporter de l’information supplémentaire au sujet de celui-ci. Des projets académiques de réalité spatiale augmentée ont ainsi vu le jour.

Le projet Manao, né au centre Inria de Bordeaux en est un exemple. Le projet a pour but d’étudier comment la lumière, la matière et la forme interagissent grâce à un outil appelé “lampe torche magique. Il consiste à améliorer la lecture dobjets archéologiques en mettant en avant leur caractéristiques géographiques : un rétro-projecteur projette directement sur lobjet les informations géométriques. Lutilisateur tient un périphérique qui permet de simuler lutilisation dune lampe torche et éclaire lobjet en y projetant un spot lumineux et lintensité de la lumière projetée peut varier en fonction de langle dinclinaison ou de la distance entre lobjet archéologique et loutil dinteraction. Le dispositif permet de faire apparaître une reconstruction numérique 3D de ce que fut lobjet avant sa  détérioration par le temps.

« Lapplication en musée semble être un contexte adapté à la Lampe torche magique. Notre système permet dinspecter lobjet sans pour autant le toucher, ce qui permet de ne pas labîmer. » Expliquent les chercheurs du projet. Lobjet pourrait bientôt avoir sa place dans un musée «il est tout à fait possible que lobjet se trouve derrière une vitrine interdisant tout contact physique. », concluent-ils.

L’institut de recherche en informatique de Toulouse est par ailleurs en train de travailler à la conception dun autre projet utilisant un outil dinteraction avec la réalité. Celui-ci prend la forme dune boule que lutilisateur peut faire pivoter sur 5 à 6 axes afin d’évoluer dans espace en 3D. Celle-ci est munie de capteurs.

La boule peut être utilisée en tant que souris de navigation dans espace 3D grâce au devise », explique Emmanuel Dubois, chercheur de linstitut, au sein de l’équipe ELIPSE. « Elle est également un outil de création de modèle en 3D et enfin peut être utilisé dans le jeu vidéo, en tant quinterface physique entre le joueur et l’écran.

Linstitut a notamment développé un partenariat avec la société d’édition Berger Legros ainsi que le muséum de Toulouse. Ainsi, la réalité augmentée sous ses formes diverses peut permettre d’améliorer l’interaction entre l’humain et la réalité. Elle pourrait ainsi intervenir dans tous les domaines où de linformation numérique peut être créée à partie du monde réel. La réalité augmentée spatiale peut avoir des applications diverses telles que la maintenance aéronautique ou la médiation scientifique.

La RA pour le conservation du patrimoine et la visite des musée

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L’équipe du projet MANAO s’est donné l’objectif d’étudier l’interaction entre la lumière, la forme et la matière.

Dans ce domaine de la conservation du patrimoine, la réalité augmentée spatiale a fait son apparition. Cette technique consiste à augmenter un objet, c’est-à-dire à apporter une information numérique au sujet de celui-ci, en utilisant un vidéoprojecteur. Le projet MANAO, développé par le centre de recherche Inria de Bordeaux en est un. L’équipe du projet s’est donné l’objectif d’étudier l’interaction entre la lumière, la forme et la matière. Les chercheurs ont ainsi développé des usages de l’image de synthèse en direction des scientifiques, des artistes, de l’industrie, mais aussi du patrimoine. 

“L’idée principale est d’améliorer la lecture d’objets archéologiques en mettant en avant leurs caractéristiques géométriques”. Un vidéoprojecteur projette directement sur l’objet les informations géométriques”, expliquent les chercheurs de l’Inria de Bordeaux.

La réalité augmentée spatiale peut également être appliquée au domaine du tourisme.

Elle permet par exemple de faire apparaître en superposition des pièces d’un musée ou d’un lieu historique des informations ou des vidéos d’explication, des différents centres d’intérêt du lieu.

La réalité augmentée dans le jeu

L’application de la réalité augmentée dans le jeu vidéo permet notamment de supprimer une manette de jeu en la remplaçant par une reconnaissance vocale ou faciale, ou encore de rendre plus ludiques des applications commerciales.

Microsoft a notamment développé des applications sur Xbox 360 fonctionnant entièrement par reconnaissance gestuelle et vocale, et intègre plusieurs types d’applications tels que des jeux de plateforme, mais également des jeux de société ou des applications permettant d’essayer un vêtement.

Apple a développé une application permettant à l’aide d’une tablette d’essayer en magasin une démo d’un jeu vidéo en la plaçant devant l’article en rayon.

Réalité augmentée et géolocalisation

Depuis peu, les jeux en réalité augmentée ont recueilli les faveurs du public. La RA est présente sur le marché d’une manière ou d’une autre depuis le début des années 2010. La plupart des applications restaient cependant limitées. L’entreprise qui a véritablement changé la perception du public, ainsi que le concept même de la réalité augmentée dans les jeux vidéos est un petit studio californien.

Le logo du studio Niantic Labs travaillant sur la réalité augmentée

Nommé Niantic Labs, l’entreprise a été créée au sein de Google en 2010. La restructuration du géant du Net en 2015 a causé la spiration dans une entreprise à part entière de Niantic. Depuis ses débuts, l’objectif de la société est d’utiliser les systèmes de cartographie dans des applications afin de créer des jeux se déroulant dans la réalité. Le créateur voulait créer des rencontres entre les joueurs dans la vraie vie à l’aide de ses programmes.

Pokémon Go a relancé les deux pour les jeux en RA

Son objectif est devenu réalité en 2012 lors du lancement du jeu de réalité augmentée Ingress. Le concept est simple : deux équipes doivent capturer un maximum de zones marquées sur la carte par des balises de géolocalisation. Le jeu a eu beaucoup de succès et le nombre de téléchargements se compte en millions.

Capture d'écran du jeu en réalité augmentée Ingress
Capture d’écran d’Ingress

Mais la véritable percée de l’entreprise date de l’été 2016 ou l’application Pokémon Go a battu tous les records de réussite. Que ce soit le nombre de téléchargements, les perspectives de gain économiques énormes ou encore les possibilités d’utilisation des données utilisateurs récoltées, ce logiciel a marqué l’histoire de la réalité augmentée.

Ce phénomène a surfé sur la rencontre entre un taux d’équipement en smartphones élevé et une population ayant grandi avec la mode Pokémon. Le système incorporé dans le jeu rappelle fortement celui d’Ingress, la différence principale et que ce nouveau jeu utilise des systèmes que les utilisateurs connaissent déjà avant de télécharger l’application.

Un phénomène reproductible

La prise en main est donc rapide et instinctive, des qualités présentent dans toute les applications à succès. Cette réussite complète signe le début d’une nouvelle ère pour les jeux en réalité augmentée. Le concept est adaptable à de nombreux concepts : que ce soit des licences de jeux vidéo ou de films. La nouvelle d’un hypothétique jeu RA Harry Potter a d’ailleurs été très populaire pendant un temps.

Découvrez les solutions aux principaux bugs et problèmes de Pokémon GO réalité augmentéeLa nouvelle a été dénoncée comme un canular, mais cela montre que le public est prêt à plus de contenu du même type que Pokémon Go. La réalité augmentée a donc un bel avenir dans le monde du jeu vidéo.

La réalité augmentée dans le commerce 

Les marques vont peu à peu s’emparer de la augmentée, car elle permet de mettre en scène un produit, ou de faire interagir les clients avec lui. Par exemple, l’entreprise USPS de courrier postal a développé une application de réalité augmentée qui permet de choisir la taille du colis adaptée au contenu. 

La réalité augmentée est créée à l’aide d’une webcam et d’une icon imprimée déclenchant la simulation de boîtes de manière holographique. 

BMW a également développé une application en réalité virtuelle. L’application permet de faire évoluer un véhicule à l’aide d’un accessoire muni de capteurs traduisant les mouvements de l’utilisateur à l’écran. L’utilisateur peut à la fin de la simulation de conduite du véhicule enregistrer son test et créer ainsi une animation en 3D.

Des marques ont développé des applications de réalité augmentée permettant d’essayer leurs produits tels qu’Atol. La marque a réalisé une application pour smartphone permettant à ses clients d’essayer une monture de lunettes en réalité augmentée. 

La réalité augmentée dans les réseaux sociaux

La réalité augmentée pourra également être un outil dans l’utilisation et la création de réseaux sociaux. La société Papersweet3D a par exemple développé une application de réalité augmentée qui fait apparaître sur un écran d’ordinateur le profil d’un utilisateur lorsque celui-ci passe devant une webcam ou un smartphone. L’utilisateur est alors tagué et une citation de son profil peut apparaître en superposition de la réalité. 

La reconnaissance des visages en réalité augmentée permet de faire apparaître en superposition des visages apparaissant à l’écran de son appareil tel qu’un smartphone des informations relatives à son identité numérique. La société Polar Rosea a notamment développé un outil de reconnaissance des visages en réalité augmentée qui permet d’accéder aux informations de ses comptes Facebook, Skype ou encore Yahoo ou Google+. 

La réalité virtuelle dans l’industrie 

Il sera notamment possible grâce à la réalité augmentée de bénéficier à toutes les étapes de la fabrication d’un produit d’une assistance en temps réel pour la fabrication des pièces par exemple. C’est l’application qu’est en train de réaliser BMW à destination des salariés lors de la fabrication en usine. Cette application fonctionne à l’aide de lunettes de réalité augmentée. Une fois mises, les lunettes projettent l’ensemble des outils nécessaires à la réalisation de la pièce, puis reproduisent sous forme holographique les pièces et les étapes de leur fabrication. L’utilisateur fait passer le tutoriel de réalisation de la pièce d’une étape à une autre vocalement.

Autre application liée à la maintenance et à la réparation : la société TWNKLS a présenté lors de la conférence Europort à Rotterdam cette semaine une application de la réalité augmentée. La démonstration en réalité augmentée fait apparaître des vignettes sur l’objet à réparer, ainsi que les opérations et l’endroit de la maintenance à exécuter. Elle peut également faire apparaître un tutoriel de réalisation de l’opération. Ou encore, l’application permet à l’aide d’une maquette réduite d’une construction à l’échelle, indiquer les opérations nécessaires pour sa maintenance ainsi que le personnel requis.

Dans la construction des navires, la réalité virtuelle peut permettre notamment de porter assistance aux salariés dans des tâches de soudure par exemple. C’est l’objet du projetAR, mis au point par la plateforme technologique CLARTE, en partenariat avec le groupe de construction navale DCNS. Il s’agit d’un système de projection qui permet d’afficher sur les parois les points de soudure. Le système utilise un modèle de 3D de l’aire de travail et des marqueurs de positionnement qui permet de superposer efficacement les données virtuelles à l’espace réel.

La réalité virtuelle aurait également sa place dans la collaboration entre salariés d’une entreprise, à l’image de ce que propose la société ScopeAR qui a développé une application permettant de mettre en relation deux employés d’une même entreprise au cours d’une opération de collaboration à distance à l’aide de l’outil RemoteAR : Le RemoteAR est utilisable à l’aide d’une tablette et permet d’annoter ce que la caméra de la tablette voit et d’y ajouter des explications utiles à la personne qui recevra ces informations à l’aide de sa propre tablette. Le RemoteAR permet de connecter les collaborateurs en temps réel.  

La RA pour l’édition et la presse  

Dans la presse et l’édition, la réalité augmentée permet d’apporter des informations complémentaires au papier. Les Google Glasses sont notamment compatibles avec une application développée par Ama suboceana permettant de faire apparaître à l’aide d’un Smartphone, plusieurs espèces animales présentées dans des ouvrages spécialisés.

De même, une application pour smartphone intitulée Layar, permet de faire apparaître en superposition des informations d’un journal de presse papier. Le smartphone sert ainsi d’outil de réalité augmentée permettant d’interagir avec le média papier en faisant apparaître dans la page des photos et des vidéos complémentaires aux informations déjà présentes sur le papier ou encore émettre des commentaires en temps réel.

La réalité augmentée ne s’arrêtera pas en si bon chemin. D’âpres l’étude Semico Research, la réalité augmentée pourrait pourrait peser 600 milliards de dollars en 2016. Ses applications pourraient se révéler surprenantes. Le jeu pourrait trouver son avenir dans le Geogaming, une ville où les bâtiments d’une entreprise deviendront ainsi un gigantesque terrain de jeu où organiser un jeu de piste grandeur nature par exemple. Mais pas seulement, la technologie holographique pourrait dépasser les frontières de ce que nous connaissons aujourd’hui. Pourquoi pas recréer un clone identique à nous-même sous forme d’holographique.

La réalité augmentée pour la mode et le shopping

Dans les années à venir, la réalité augmentée devrait révolutionner la façon dont nous faisons du shopping. Grâce à cette technologie, il est possible d’essayer des vêtements, du maquillage et des accessoires de façon virtuelle, en les superposant à une photo ou une vidéo de votre corps. Dans un futur proche, les miroirs et les cabines d’essayage AR seront devenus monnaie courante.

La réalité augmentée pour la médecine et la santé

Grâce à la réalité augmentée, les médecins et chirurgiens pourront effectuer des opérations plus facilement, en se laissant guider par les éléments virtuels superposés au corps d’un patient. Par exemple, un marqueur virtuel pourra indiquer au chirurgien à quel endroit il doit inciser à l’aide de son scalpel.

Pour les étudiants en médecine aussi, la réalité augmentée offre de nouvelles possibilités. Par exemple, l’Université de Case Western a décidé de remplacer les dissections humaines par des dissections virtuelles grâce au casque Microsoft Hololens.

Tourisme et réalité augmentée

Dans le domaine du tourisme, la réalité augmentée peut permettre au touriste de découvrir des informations détaillées sur les lieux qu’ils visitent en interagissant directement avec son environnement. Par exemple, certaines applications permettent de pointer l’appareil photo de son smartphone vers un monument historique pour afficher à l’écran une description précise grâce à la reconnaissance d’image. Il est également possible de superposer des images d’archive ou des reconstitutions historiques à la réalité, pour visualiser à quoi ressemblait un lieu dans le passé lointain.

La réalité augmentée dans l’éducation

Grâce à la réalité augmentée, il est possible de créer des manuels éducatifs numériques. Un contenu AR sur smartphone ou tablette peut être associé à un chapitre d’un livre pour permettre aux élèves d’étudier d’une nouvelle manière.

La réalité augmentée dans la politique

Les technologies de réalité augmentée sont encore loin d’être adoptées massivement par les hommes politiques. Pour l’heure, en France, seul le candidat à l’élection présidentielle 2017 Sébatien Nadot a franchi le pas en présentant une affiche en réalité augmentée.

Commerce et e-commerce

Dans le commerce, la réalité augmentée permet de promouvoir un produit et d’inciter à l’achat. Certains producteurs de vin collent par exemple sur leurs bouteilles des étiquettes pouvant être scannées par l’utilisateur. Sur l’écran du smartphone, le vigneron apparaît et présente son vin et son domaine. De nombreux catalogues de jouets sont également compatibles avec la réalité augmentée.

Dans le e-commerce, l’AR permet par exemple de visualiser un meuble en 3D dans son salon pour déterminer s’il s’intégrera bien dans le décor. Le consommateur peut ainsi choisir entre les différents modèles, tailles et couleurs. De nombreuses chaînes de magasins proposent une telle fonctionnalité sur leur site internet. C’est le cas de But, Made in Design, La Redoute, Brisach ou Ikea.

Réalité augmentée et cuisine

Grâce à la réalité augmentée, il est possible de profiter d’une aide pour cuisiner. Par exemple, l’application Slice, disponible sur iPhone, permet de superposer un patron virtuel sur une pizza pour la découper plus facilement.

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