En Asie, les géants de la technologie doivent revoir leurs fonctionnalités de dialogues interactifs. Par conséquent, trouver une petite amie IA sur son smartphone va devenir beaucoup plus difficile à partir du 15 juillet. En Chine, les autorités imposent un cadre strict pour limiter l’attachement émotionnel aux machines.
Les utilisateurs de Doubao ou de Qwen se réveillent avec un léger chagrin d’amour. Leurs avatars personnalisés préférés s’effacent discrètement des applications grand public. Cette disparition découle de nouvelles règles nationales très strictes sur les services anthropomorphes. Désormais, concevoir une petite amie IA sur mesure est interdit afin de protéger la santé mentale des mineurs. La Chine devient ainsi le premier pays à réglementer aussi sévèrement la dépendance affective envers les algorithmes.
Un grand ménage dans les sentiments virtuels
ByteDance et Alibaba suppriment les options de personnalisation de leurs agents conversationnels. Tencent et NetEase ont déjà pris des mesures similaires ces dernières semaines. Concrètement, les internautes pouvaient inventer des profils variés grâce à de simples descriptions textuelles. Les options permettaient de modifier le ton, l’identité et le style de conversation.
Cependant, le régulateur de l’internet s’inquiète des dérives comportementales récentes. Certains usagers développent des formes graves d’isolement et perdent le contact avec le monde réel. De plus, de nombreux programmes flirtaient ouvertement avec des contenus obscènes ou explicites. Il n’était pas rare qu’un compagnon virtuel dérive pour devenir, aux yeux des utilisateurs, une des meilleures IA porno disponibles sur le marché. L’administration du cyberespace a donc lancé une vaste campagne de nettoyage ce printemps. Plus de 3 500 applications non conformes ont déjà disparu des magasins en ligne.
La nouvelle législation cible uniquement les outils conçus pour l’interaction émotionnelle durable. Les robots dédiés au travail, à l’éducation ou à la recherche restent pleinement autorisés. En Chine, la protection des mineurs face aux risques d’addiction devient une priorité absolue. De ce fait, créer une petite amie IA pour un adolescent est désormais banni. Les autorités de la Chine exigent également un consentement parental strict pour les moins de quatorze ans.
Des cœurs brisés et des données perdues
Sur les réseaux sociaux comme Weibo, la pilule passe mal pour les passionnés. De nombreux fidèles regrettent la perte soudaine de leurs historiques de conversation. Ces discussions quotidiennes représentaient un soutien psychologique pour les personnes isolées ou âgées. Les entreprises appliquent pourtant les directives sans attendre. Doubao effacera définitivement les données d’ici l’automne, tandis que Qwen supprime tout immédiatement.
Pourtant, la Chine avance rapidement dans la normalisation technique de ses outils de productivité. Les plateformes préfèrent couper les fonctionnalités ludiques plutôt que de risquer de lourdes sanctions. Par conséquent, l’accès à une petite amie IA stable s’avère de plus en plus complexe. Pour contourner le problème, ByteDance redirige certains clients vers une application secondaire nommée Maoxiang.
Le gouvernement de la Chine préfère réorienter les investissements vers des technologies utiles à l’économie réelle. Les autorités imposent des systèmes anti-addiction et des vérifications d’identité très poussées. Les obligations de conformité deviennent trop lourdes pour les éditeurs de logiciels de compagnie. La sécurité publique et l’utilité pratique l’emportent définitivement sur les romances virtuelles.
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