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Daydream Labs – La genèse des normes sociales en réalité virtuelle

Capture Daydream Labs high five social
Une des techniques de renforcement positif : le High-Five

Des chercheurs du Daydream Labs travaillent actuellement sur des normes sociales dans la réalité virtuelle. Pour l’instant, elles sont quasi inexistantes. L’objectif de l’équipe de Google est de développer des techniques permettant d’éviter les abus dans les applications sociales.

Toutes les entreprises s’étant lancées dans la réalité virtuelle sont à la recherche du Saint-Graal. Une application sociale qui rencontrerait un grand succès auprès du public. C’est un logiciel de ce type qui lancera la réalité virtuelle pour tous. Parmi les concurrents, des entreprises prévisibles comme Facebook, ou Google avec Daydream. Mais aussi des challengers avec un passif intéressant comme Project Sansar, conçu par les créateurs du populaire Second Life.

Le nouveau casque de VR Daydream Labs de google
Un schéma montrant ce à quoi le casque de Google devrait ressembler

Plusieurs problèmes se présentent pour les développeurs. Un des principaux est apparu dès l’arrivée d’applications à caractère social. Des avatars arrivaient devant d’autres utilisateurs et montraient des vidéos de décapitation. Dans un programme comme celui-là, la notion d’espace personnel et la capacité de stopper les nuisances sont très importantes. Le laboratoire dédié à la recherche sur Daydream, le programme de réalité virtuelle de Google, travaille là-dessus.

Daydream Labs utilise le renforcement positif dans le contexte social

Le groupe de chercheurs a publié un post de blog mardi 9 août montrant de nouveaux systèmes qu’ils ont implémentés. En premier lieu, le post explique qu’un système de renforcement positif a montré de bons résultats. Ils ont fait en sorte que lorsque deux joueurs se « high-five », un bruit de claquement de mains se produit avec des feux d’artifice. Par contre, lorsqu’un joueur tente de frapper un autre joueur, rien ne se passe.

« Ça peut paraître simple, mais les gens ont adoré. » Explique le rédacteur du post. Un autre problème que soulèvent les réseaux sociaux en réalité virtuelle : l’espace vital. Le problème a été soulevé lors de tests sur un magasin virtuel avec un HTC Vive. Les joueurs pouvaient placer des chapeaux ou des lunettes sur l’avatar de l’autre. L’inconvénient est que l’un des joueurs pouvait placer un chapeau devant les yeux de son partenaire, l’empêchant donc de jouer.

Une technique pour préserver l’espace vital des joueurs

La solution que les développeurs ont trouvée a été testée dans une application inspirée des toiles « Dogs Playing Poker » de C. M. Coolidge. La mécanique implémentée consiste en un espace vital prédéfini en fonction du jeu. Ici, la zone est le siège ou le joueur d’assoie. S’il en sort, pour par exemple tricher ou agresser son adversaire, l’environnement se grise et se ralentit pour lui. Pour faire revenir les choses à la normale, il faut qu’il retourne dans la zone définie.

Les expériences des Daydream Labs définiront les normes sociales en vigueur dans la réalité virtuelle. Comme pour les réseaux sociaux qui placent des limites aux utilisateurs pour leur propre confort. La VR aura besoin de ses propres règles pour rendre l’expérience confortable socialement. Il semble que Google ait déjà pris une longueur d’avance avec Daydream.

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