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Acrophobie : la VR peut réduire la peur du vide de 66%, les résultats dépassent toutes attentes

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L’acrophobie peut être surmontée grâce à la réalité virtuelle. C’est ce que révèle une étude menée par l’Université d’Oxford, dont les participants ont vu leur peur du vide réduite à hauteur de 66% ou plus.

La réalité virtuelle est de plus en plus utilisée en psychiatrie, pour permettre aux patients de confronter leurs peurs dans des conditions sans risques. Récemment, le professeur Daniel Freeman du Département de Psychiatrie de l’Université d’Oxford a mené une étude pour mesurer l’efficacité de la VR contre l’acrophobie (la peur du vide). Les résultats de cette étude dépassent toutes les espérances.

Au total, ce sont 100 patients acrophobes qui ont accepté de se prêter à l’expérience. Tous avaient obtenu un score supérieur à 29 au Heights Interpretation Questionnaire (HIQ) qui détermine le niveau de peur du vide. La plupart d’entre eux souffraient de peur du vide depuis environ 30 ans.

Après seulement quatre semaines de traitement, et un temps de traitement total de 124 minutes, les 49 patients qui ont essayé la thérapie en VR ont vu leur score HIQ réduit de 24,5. En comparaison, les 51 patients qui ont essayé la thérapie sans VR ont vu leur score réduit de 1,2 point seulement.

En moyenne, la peur du vide a été réduite de deux tiers pour les patients qui ont essayé la thérapie en VR. Trois quarts des patients ont vu leur peur du vide réduite de moitié. Grâce à ce traitement, certains ont même pu faire des choses qu’ils n’auraient jamais pu imaginer auparavant : escalader une montagne, sauter à l’élastique, ou tout simplement monter dans un escalator sans ressentir de peur.

L’Acrophobie et les autres troubles mentaux peuvent être soignés grâce à la VR

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A l’issue de cette étude, les chercheurs ont créé Oxford VR : une entreprise dont l’objectif est de transformer la santé mentale de millions de personnes. Cette entreprise va développer un grand nombre de traitements automatisés en réalité virtuelle pour divers problèmes mentaux tels que la dépression, l’anxiété ou la schizophrénie.

En effet, au-delà de l’acrophobie, la VR pourrait s’avérer révolutionnaire pour les soins de santé mentale en général. Pour cause, cette technologie permet d’automatiser les soins. Plutôt que de devoir rencontrer un véritable thérapeute, les utilisateurs du logiciel Oxford VR interagissent avec un coach virtuel. Il est donc possible d’ouvrir l’accès aux meilleurs soins à des millions de personnes.

Malgré ces résultats très prometteurs, il convient de noter plusieurs limites qui restent à surmonter. Par exemple, les chercheurs n’ont pas été en mesure de déterminer à quel point les participants sont représentatifs de l’ensemble des personnes atteintes d’acrophobie. De plus, on ignore si les résultats perdurent dans le temps sur le long terme. Il n’a pas non plus été possible de déterminer quels sont les éléments de la VR qui provoquent une réduction des scores HIQ.