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Education : Comment la réalité virtuelle peut-elle améliorer l’apprentissage ?

Comment la réalité virtuelle peut-elle changer l’apprentissage

Simulation de fouilles archéologiques, reproduction de villes du 12e siècle, explorations de la faune et de la flore, découvrez comment la réalité virtuelle pourra se mettre au service de l’apprentissage. 

Les sociétés d’éducation et de santé bien classées parmi les sociétés de RV

leap motion
Leap motion a développé le Leap motion controler utilisé dans la formation des chirurgiens.

Avec l’arrivée de l’Oculus Rift en début d’année prochaine, la réalité virtuelle intègre peu à peu plusieurs domaines de la vie sociale. Ses applications ne seront bientôt plus seulement le jeu vidéo, mais d’autres usages se dessinent peu à peu et pourraient impacter tout autant que l’arrivée de l’internet ou du mobile une fois que sa standardisation et commercialisation sera arrivée à maturité. L’éducatif fait partie des applications de la réalité virtuelle. Plusieurs start-ups ont déjà investi dans la réalisation d’appareils ou de contenus dans ce domaine et figurent parmi les premières entreprises de réalité virtuelle en terme d’investissements telles que : Vuzix, qui a investi 24,8 millions d’euros en janvier 2015 dans ses applications pour la formation professionnelle ou encore Leap motion qui a développé le leap motion controler utilisé pour la formation des chirurgiens.

Des environnements d’apprentissage expérimentaux 

Mais cela ne s’arrête pas là : c’est peut-être le système éducatif qui demain pourrait inclure la réalité virtuelle en tant qu’outil à part entière de l’apprentissage scolaire tel que le reconnaît Michael Philipps, un professeur de technologie à l’université Australienne, la Monash Université.

« Les apprentissages expérimentaux pourraient prendre une grande place et offrir de grandes opportunités », explique-t-il. “Mais pour le moment les capacités de construire des environnements de découverte, ou de création par la réalité virtuelle sont assez restreintes” ajoute-t-il. “Les casques de réalité virtuelle immergent ses utilisateurs dans un monde interactif en taille réelle et en 3D. Les images peuvent également se synchroniser avec les mouvements de tête des usagers, et recréer l’impression que ceux se meuvent dans un espace virtuelle.” Explique-t-il encore.

La Monash University s’est notamment équipée d’une version de l’oculus rift disponible aux professionnels. Ses applications sont diverses : les étudiants peuvent notamment suivre des cours d’agriculture, de design ou encore de physiothérapie. La faculté de médecine pourrait également développer des applications de réalité virtuelle et installer des simulateurs d’opérations chirurgicales à l’usage de ses étudiants.

Réplique du temple Angkor Wat du 12e siècle

Les étudiants du Laboratoire de recherche appelé SensiLab de la Monash université ont notamment reproduit en réalité virtuelle une réplique du temple Angkor Wat datant du 12e siècle.

“La simulation basée sur le dessin architectural, la fouille archéologique et l’exploration de la faune et de la flore, pourrait permettre aux élèves d’expérimenter ce que le site aurait pu être à l’époque où il était une métropole propère” explique Jon Mac Cormack, directeur du laboratoire SensiLab. “Cela permet une restitution réaliste de ce à quoi cela ressemblait, comment les gens y vivaient, d’une manière qui n’a jamais été expérimentée jusque-là ».  

Mais selon Helen McGrath, professeur à la faculté d’éducation du RMIT, cette technologie devra encore montrer qu’elle peut s’installer de manière pérenne et non pas seulement jouer sur l’effet de nouveauté à l’image selon elle des Google Glasses, sorties du marché 1 an après leur commercialisation.

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