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[Test] Battlezone – Le jeu de tank cultissime de l’Atari adapté sur PSVR

battlezone vr psvr

Battlezone VR est une adaptation en réalité virtuelle d’un jeu paru sur Atari en 1980. Le joueur prend le contrôle d’un hover tank dans un environnement de science-fiction futuriste, et doit abattre les hordes d’engins adverses afin de progresser dans des campagnes générées aléatoirement. Un mode coopératif permet également de jouer à plusieurs sur internet. Ce jeu d’arcade classique a-t-il réussi l’épreuve du passage à la VR ? Réponse à travers notre test complet.

Joueurs : 1-4 joueurs
Date de sortie : 13 octobre 2016
Développeur : Rebellion
Genre : Simulateur de char, FPS
Plateformes : PSVR
Prix : 39€

Scénario

L’action de Battlezone prend place dans un univers futuriste, dans lequel La Corporation étend son complexe industriel sur une planète Terre désolée. Les humains quant à eux sont réduits à l’état d’esclaves et sont en passe de disparaître. Le joueur incarne le dernier espoir de notre espèce, chargé de triompher du mal.

Pour ce faire, il devra prendre les commandes du Cobra, un puissant char d’assaut flottant, afin d’annihiler les hordes de véhicules terrestres et volants de La Corporation, ses générateurs d’énergie et enfin son dirigeant. Un scénario simple et minimaliste dans la lignée des jeux d’arcade traditionnels, dont le but principal est de planter le décor pour laisser place au jeu pur et dur.

Gameplay

Dans Battlezone VR, le joueur prend les commandes d’un hover tank en vue à la première personne. Il est ainsi placé sur le siège d’un cockpit et doit tirer sur les véhicules adverses. Le head-tracking du PSVR permet de regarder aux autour de soi, mais les tanks se contrôlent à l’aide de la manette DualShock de la PS4. Le joystick de droite permet d’orienter le viseur, et le joystick de gauche permet de déplacer l’engin de guerre. La gâchette de droite sert à ouvrir le feu, et la gâchette de gauche permet d’enclencher un turbo, qui consomme la jauge d’endurance du véhicule. Les commandes sont intuitives, et le jeu s’avère très simple à prendre en main.

Plusieurs types de tanks sont disponibles. Au départ, l’utilisateur ne peut choisir qu’entre trois types de chars : léger, moyen, et lourd. Le tank léger est plus rapide, tandis que le tank lourd est plus résistant et peut équiper plus d’armes. Par la suite, d’autres types de chars peuvent être déverrouillés : le hacker, permettant de pirater les véhicules ennemis, le ramasseur de mines, l’offensif, l’éclaireur, le sniper ou encore le médical.

Chaque tank peut équiper différentes armes, et chaque arme est optimisée pour une situation particulière. Par exemple, le canon est efficace contre les chars, la mitrailleuse permet de venir à bout des blindages, et le lanceur à verrouillage multiple permettra de cibler plus facilement les véhicules volants.

Outre les armes classiques, chaque tank dispose d’une arme spéciale nécessitant un temps de recharge conséquent. Parmi ces armes, on compte un détecteur de mines, un rayon corrosif permettant de désactiver les boucliers, une onde vampire pour voler des points de vie à un véhicule adverse, un virus permettant de prendre le contrôle d’un char ennemi, ou encore un bonus bouclier capable de renforcer l’armure de l’engin.

Le jeu ne propose actuellement qu’un seul mode de jeu, le mode Campagne. Chaque campagne est générée aléatoirement, afin que chaque partie soit différente de la précédente. Avant chaque campagne, le joueur peut choisir la difficulté (facile, normal, difficile, extrême) et la durée (courte, moyenne, longue). La campagne se présente sous la forme d’un plateau composé d’hexagones, et chaque hexagone représente une mission. On dénombre différents types de missions : détruire une cible, éliminer une vague d’ennemis, ou encore escorter un convoi à destination. Terminer une mission permet de déployer le char sur un hexagone adjacent pour continuer sa progression. L’objectif est d’atteindra le noyau IA pour vaincre le boss final. Au préalable, il sera nécessaire de détruire les boucliers. Certains hexagones servent de points de ravitaillement, permettant aux joueurs d’acheter de nouvelles armes.

De prime abord, ce système peut donner une impression de liberté de progression et un aspect stratégique à la campagne. Dans les faits, le plus judicieux est d’emprunter le chemin le plus court jusqu’au boss final. Pour cause, à chaque mission réussie, les ennemis deviennent plus puissants. De fait, les détours ajoutent une difficulté supplémentaire relativement inutile. D’autant que le jeu est extrêmement punitif : si le nombre de vies tombe à zéro, la campagne s’achève définitivement.

Au début de la partie, le joueur possède trois vies, mais peut en acheter davantage en dépensant les données récoltées en abattant des tanks ennemis. Ces données permettent également d’améliorer le char entre les parties. Il est par exemple possible d’améliorer les différents boucliers, ou de réduire le temps de guérison. De même, les armes peuvent être améliorées. Le nombre de munitions, le temps de recharge, la cadence de tir ou encore les dégâts peuvent être augmentés.

Outre le mode solo, il est possible de jouer la campagne à 4 joueurs via un mode multijoueur en ligne. C’est à plusieurs que le jeu révèle toute sa dimension stratégique. En effet, chaque membre de l’équipe peut jouer un rôle précis. Par exemple, le char offensif peut se charger de provoquer les ennemis et d’encaisser leurs dégâts, soutenu par le char médical qui lui restaure son énergie, pendant que le sniper effectue de lourds dégâts en gardant ses distances.

Durée de vie

Le fait que la campagne soit générée de façon aléatoire permet d’augmenter la durée de vie en proposant une expérience différente à chaque partie. De même, chaque nouvelle session sera l’occasion d’essayer un type de char différent. Le mode coopératif garantit également des heures d’amusement. Il est très facile de rejoindre une partie en cours, et donc de trouver des camarades de jeu.

On regrettera cependant l’absence d’un mode multijoueur compétitif. Ce mode manque d’autant plus que l’intelligence artificielle s’avère un peu limitée. Les ennemis mettent du temps à verrouiller leur cible, et ont tendance à foncer bêtement dans les murs. Malgré ce défaut, la difficulté reste élevée, notamment lorsque le nombre d’ennemis est élevé. La difficulté est également accrue par l’aspect punitif du jeu, puisqu’un game over oblige à tout recommencer depuis le début.

Les amateurs de personnalisation seront aux anges, puisqu’il est possible de modifier l’apparence de son personnage et de ses différents chars avec les points gagnés en terminant une campagne. L’intérieur et l’extérieur du véhicule peuvent être modifiés, au même titre que le son du klaxon.

Graphismes et bande-son

Les graphismes mettent la nostalgie à l’honneur, avec un style rétro assumé. Le style cubique des décors et des véhicules, les couleurs vives et les néons font directement écho au jeu original de 1980, mais aussi aux anciens jeux PlayStation des années 90. Les hommages à la version Atari sont nombreux, avec par exemple un cockpit vert sur fond noir qui rappelle les graphismes de l’époque. Ce style rétro permet aussi de faire oublier les faiblesses techniques du jeu. En effet, la PS4 est moins puissante qu’un PC, et le jeu s’en trouve moins détaillé visuellement qu’un titre proposé sur Oculus Rift ou HTC VIVE.

La bande-son composée de techno nous ramène également quelques décennies en arrière. La musique donne un rythme dynamique, mais se révèle rapidement répétitive. Les effets sonores quant à eux ne délivrent pas suffisamment d’impression de puissance. C’est l’un des points faibles qui nuisent à l’immersion générale.

Immersion

Malgré l’aspect surréaliste de Battlezone, le joueur a bel et bien l’impression d’être aux commandes d’un hover tank dans un lointain futur. Les sensations de pilotage sont bien retranscrites, avec par exemple une légère inertie avant un déplacement, et un délai de freinage après chaque mouvement.

En revanche, les sensations de tir ne sont pas très convaincantes. La puissance des différentes armes n’est pas réellement perceptible, et les effets sonores ne donnent pas l’impression de se trouver à quelques centimètres d’un imposant canon.

Confort

Comme pour tous les jeux en VR, la sensation de confort dépend des utilisateurs, mais de manière générale, Battlezone peut rapidement provoquer la nausée. Les déplacements rapides des véhicules et les couleurs vive peuvent donner mal à la tête après une quinzaine de minutes pour les joueurs les plus sensibles. C’est le grand point faible du jeu.

Battlezone VR : conclusion

À lui seul, Battlezone symbolise la passerelle entre les premiers jeux vidéo datés des années 80, et la nouvelle ère de la réalité virtuelle qui vient de débuter. Sans la compatibilité PSVR, il va sans dire que ce jeu serait passé inaperçu, puisque son originalité repose entièrement sur l’immersion proposée par la VR. Au-delà d’un gameplay simpliste, l’appareil jouit toutefois de mécaniques de jeu profondes, avec de nombreuses possibilités de personnalisation et de tactiques différentes. Hélas, ces possibilités semblent superflues face aux limites de l’intelligence artificielle. De plus, la qualité du titre est entamée par des graphismes un peu désuets, et surtout par les migraines et les nausées que peut procurer l’expérience. Les ambitions des développeurs se heurtent aux limites techniques du PSVR. Ces deux défauts devraient toutefois être corrigés par la version PC du titre, compatible Oculus Rift et HTC VIVE, actuellement en phase de bêta. Ainsi, même si beaucoup considèrent Battlezone comme l’un des meilleurs jeux PSVR, nous vous recommandons plutôt d’attendre la version PC si vous possédez également un casque pour ordinateur.

Points Positifs

  • Un hommage empreint de nostalgie à l’un des jeux cultes de l’Atari
  • Un mode coopératif amusant et tactique
  • Une difficulté élevée
  • De nombreuses possibilités de personnalisation

Points Négatifs

  • Risque de nausée chez certains utilisateurs
  • Des graphismes un peu désuets
  • Pas de mode PVP
  • Une bande-son répétitive

Battlezone VR est une adaptation en réalité virtuelle d'un jeu paru sur Atari en 1980. Le joueur prend le contrôle d'un hover tank dans un environnement de science-fiction futuriste, et doit abattre les hordes d'engins adverses afin de progresser dans des campagnes générées aléatoirement. Un mode coopératif permet également de jouer à plusieurs sur internet. Ce jeu d'arcade classique a-t-il réussi l'épreuve du passage à la VR ? Réponse à travers notre test complet. Joueurs : 1-4 joueurs Date de sortie : 13 octobre 2016 Développeur : Rebellion Genre : Simulateur de char, FPS Plateformes : PSVR Prix : 39€ https://www.youtube.com/watch?v=FQA_veSkQT8 Scénario L'action de Battlezone prend place…
Scénario - 5
Gameplay - 8
Durée de vie - 8
Graphismes et bande-son - 6.5
Immersion - 7
Confort - 4

6.4

Scénario : Un scénario de science-fiction minimaliste permettant de planter le décor.


Jouabilité :Un gameplay dynamique avec de nombreuses possibilités tactiques.


Durée de vie : Une difficulté élevée, un mode coopératif, une campagne générée de façon aléatoire.


Graphismes et bande-son: Des graphismes rétro, une bande-son techno à l'ancienne.


Immersion: Des sensations de pilotage réaliste, mais des sensations de tir qui laissent à désirer.


Confort: Attention à la nausée !


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